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Worklife 2020 : seconde vague de l'enquête sur le travail à l'heure de la pandémie

ITWP publie les résultats de la seconde vague de son enquête internationale Worklife 2020, consa-crée au travail à l'heure de la pandémie de Covid-19, qui analyse et actualise les résultats de la pre-mière vague, dans un contexte de reprise d'activité.
Worklife 2020 : seconde vague de l'enquête sur le travail à l'heure de la pandémie
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ITWP a lancé une seconde vague d'enquête Worklife 2020 « Travailler à l'heure de la pandémie » afin de constater une évolution ou une stabilisation des résultats de la première vague et d'aborder l'état d'esprit des salariés français dans la perspective d'une sortie du confinement à partir du 11 mai.

Stabilité du nombre de salariés en télétravail

Il ressort de l'enquête que 37 % des salariés français interrogés travaillent toujours depuis leur domicile, une proportion stable par rapport à la première vague.

Les salariés en télétravail se sont progressivement adaptés à leurs nouvelles conditions de travail. En effet, après plus d'un mois de confinement, 77 % d'entre eux indiquent être confiants dans leur capacité à travailler avec moins d'interactions avec leur manager, autant déclarent être à l'aise dans leur communication avec leurs collègues via des outils à distance, 45% jugent leur nouvel environnement de travail aussi bon et 40 %, meilleur.

Les salariés écoutent et déclarent suivre les recommandations liées au télétravail : 88 % échangent régulièrement avec leurs collègues et 83 % prennent des pauses régulièrement. Toutefois, ils sont moins à l'écoute s'agissant de la consultation des emails en dehors des horaires de travail et de l'information des collègues lors de leur connexion ou déconnexion aux outils de travail, des recommandations suivies par moins d'un répondant sur deux. Au total, trois quart des salariés disent faire preuve aujourd'hui d'autodiscipline.

Etat de santé physique et mentale : une dégradation à la baisse

Selon cette seconde vague, la proportion de salariés qui déclarent voir leur état de santé physique ou mentale se dégrader a diminué : le premier s'est dégradé pour 32 % des salariés français, contre 43 % il y a 2 semaines et le second s'est dégradé pour 35 %, contre 44 % il y a 2 semaines.

A l'origine de cette dégradation de l'état de santé, le manque d'activité sportive, pour 57 % des répondants, une alimentation moins saine pour 36 % mais également l'apparition d'angoisses à l'égard du Covid et à l'égard de leur santé et celle de leurs proches, à 48 %. Toutefois, seuls 18 % des salariés français se disent angoissés à l'idée de perdre leur emploi.

L'état d'esprit s'améliore donc à l'approche d'une sortie de confinement : 31 % pensent pouvoir retourner au travail dans moins d'un mois, soit trois fois plus qu'il y a 2 semaines.

Le rôle essentiel des managers en temps de crise

Durant cette période de crise, les managers sont encore plus que d'habitude une courroie de transmission entre l'entreprise et les salariés et ont un rôle crucial d'animation de l'équipe.

Dans ce contexte, les salariés français attendent principalement de lui qu'il continue à entretenir un fonctionnement d'équipe, 51 % souhaitant qu'il fasse régulièrement des points sur l'activité et la situation de l'entreprise et 37 % qu'il organise des réunions d'équipes régulières. Un tiers des répondants ont également indiqué souhaiter avoir un point quotidien avec leur manager. Par ailleurs, les attentes d'informations demeurent fortes concernant la santé des collègues (40 %), les manières de travailler efficacement durant cette période (31 %) mais également le retour au travail (39 %).

Les salariés font d'ailleurs majoritairement confiance à leur entreprise pour organiser la reprise de l'activité, à 70 %, malgré des sentiments partagés. Si 39 % des salariés français sont soulagés de retourner a travail, 29 % sont nerveux ou ressentent de la peur à cette idée.

Des niveaux de préoccupation en baisse

Si les salariés sont toujours majoritairement inquiets sur les aspects sanitaires et économiques, ces inquiétudes sont en recul, en France également, où 48 % des salariés s'inquiètent pour la santé physique de leur collègues (soit -15 points), 46 % pour leurs finances personnelles et 33 % pour la sécurité de leur emploi.

Par ailleurs, la part de salariés craignant pour la survie de leur entreprise a baissé de 9 points en France et seuls 39 % se disent préoccupés par les succès commerciaux de leur entreprise dans les six mois à venir.

Les salariés semblent donc capables d'entrevoir des bénéfices pour l'entreprise lorsque les choses seront revenues « à la normale », notamment des changements positifs en matière de propreté des locaux et d'hygiène des salariés, pour 47 % des répondants, de recours facilité au télétravail, pour 44 % et d'utilisation accrue des outils de réunions à distance et des outils collaboratifs en interne (pour 39 %). Toutefois, parallèlement aux bénéfices sur le travail à attendre lors du déconfinement, 30 % des salariés français pensent qu'ils auront davantage de pression et de charge de travail et 21 % craignent un accroissement des licenciements.

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