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Violences conjugales : 3 000 téléphones grave danger déployés d'ici la fin de l'année

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Violences conjugales : 3 000 téléphones grave danger déployés d'ici la fin de l'année
© DR - "Avec Orange nous avons collaboré pour atteindre les 3000 téléphones disponibles. Il y en aura tant qu'il en faudra !", a twitté le garde des Sceaux juste après avoir assisté à une démonstration.

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a signé lundi 19 juillet à Beauvais un bon de commande avec Orange de 1 000 téléphones grave danger (TGD) supplémentaires destinés aux victimes de violences conjugales pour un objectif de 3 000 téléphones déployés d'ici la fin de l'année.

Ces téléphones portables disposent d'une touche "raccourci" préprogrammée, permettant à la victime en grave danger de joindre un service de téléassistance, accessible 7j/7 et 24h/24. Ce dernier est chargé de solliciter rapidement l'intervention des forces de l'ordre par un canal dédié.

Un outil « fantastique », dont « on peut dire aujourd'hui qu'il est particulièrement efficace », permettant d'éviter « beaucoup de crimes » et « beaucoup de violences », a déclaré le garde des Sceaux après avoir signé le bon de commande au centre logistique Ingram à Beauvais où il a pu assister à un test du terminal.

« Les forces de sécurité intérieure sont intervenues, en 2020, 1200 fois grâce à ces téléphones grave danger, c'est-à-dire 1200 drames qui ont été évités », a commenté le ministre de la Justice.

Testé dès 2009 en Seine-Saint-Denis et à Strasbourg, le téléphone grave danger a été introduit dans la loi en 2014 et permet aux femmes victimes de violences conjugales de solliciter rapidement l'intervention des forces de l'ordre en cas de situation d'urgence.

Ces appareils sont « attribués par les procureurs à toute victime de violences conjugales ou de viol, en situation de grave danger, pour une période de six mois renouvelable. L'attribution du dispositif inclut un accompagnement par une association d'aide aux victimes », rappelle le ministère de la Justice dans un message à l'AFP.




Anne MOREAUX
Journaliste

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