AccueilSociétéVincent Clerc : « avec Premiers de cordée, le sport au service de la guérison des enfants »

Vincent Clerc : « avec Premiers de cordée, le sport au service de la guérison des enfants »

Parrain de l’évènement, Vincent Clerc, nous en dit plus sur son engagement, notamment au sein de Premiers de cordée.
Vincent Clerc.
© AP - Vincent Clerc.

Société Publié le , Propos recueillis par Boris Stoykov

Affiches Parisiennes : Pourquoi êtes-vous parrain de cet événement ?

Vincent Clerc : Je suis parrain de Premiers de cordée car je suis touché par le rapport à l'enfant et à la maladie. J'ai toujours été engagé durant ma carrière et aujourd'hui, amener le sport à l'hôpital permet de changer les idées des enfants malades, mais aussi de leur redonner confiance. Quand on parle avec les médecins, on s’aperçoit que c'est un vrai outil pédagogique à intégrer dans la guérison, que ça soit physiquement ou psychologiquement. Je suis aussi devenu parrain parce qu’il faut de l'argent pour organiser des visites dans les hôpitaux, au niveau national, des journées du sport, des tournois, des journées d'évasion. Cela demande aussi beaucoup d'encadrants, puisqu'il y a aussi les enfants handicapés. J’ai trouvé que c’était une opportunité extraordinaire que nous donnait le Comité du Faubourg Saint-Honoré de proposer une tombola avec des lots aussi prestigieux, pour aider les enfants à aller bien.

A.- P. : Il se déroule jusqu’aux fêtes de Noël ?

V.C. : Oui, c’est avant les fêtes de Noël, une période où on pense à sa famille, où on a envie d'être généreux avec les gens. Avoir l'opportunité de faire plaisir et de se faire plaisir, d’apporter du bonheur à des familles, à des enfants, c'est quand même bien ce que représente Noël : la solidarité et l'entraide.

A.- P. : Oui, il n’y a rien de plus beau que le bonheur dans les yeux d'un enfant, surtout lorsqu'il est frappé par une maladie…

V.C. : L’enfant a surtout besoin d'une présence, il a envie que l’on s'intéresse à lui, qu'on joue avec lui, qu'on fasse comme s'il n’était pas malade. Quand on amène le sport à l'hôpital, qu’on fait du sport ensemble, on ne parle pas de la maladie, l’enfant se sent normal et va juste faire du rugby, de la boxe, de l'escalade, du foot, etc. On est dans le jeu, peu importe le niveau, le but est de s'amuser et de vivre un bon moment, dans ou en dehors de l'hôpital. Ce sont des moments d'évasion géniaux pour les enfants.

A.- P. : Le Comité du Faubourg vous aide à financer vos activités avec l'association ?

V.C. : Oui, une aide absolument fantastique parce qu’on sort de la Covid, une période très difficile pour le milieu associatif. C’est fabuleux qu’on nous donne l'opportunité de créer cette tombola géante sur plusieurs semaines et qu’elle soit reversée entièrement à Premiers de cordée.

A.- P. : Les Jeux olympiques et paralympiques arrivent bientôt. Sommes-nous prêts pour cet événement, a-t-on compris que le handicap doit être dépassé ?

V.C. : On ne dissocie pas les Jeux olympiques des Jeux paralympiques. On a des vrais athlètes et même s’ils ont un handicap, ça ne change rien à leur performance et à l'entraînement. C'est même encore plus difficile, parce qu’un athlète paralympique a une vie à côté souvent plus dure. Donc qu'on fasse quelque chose d'uni entre les deux pour la première fois, c'est une grande fierté française. Je crois qu'on va avoir des Jeux absolument magnifiques. La cérémonie va être novatrice.

A.- P. : Quel exemple voulez-vous donner avec le sport que vous avez pratiqué, le rugby ? Quels sont les vrais préceptes moraux de ce sport ?

V.C. : Le collectif, la solidarité, l'entraide, la mixité aussi. Au rugby, on retrouve de tous les gabarits, on a besoin de tout le monde, quel que soit le poste. On est vraiment dépendants, on est les maillons d'une même chaîne. Je crois que cette solidarité, ce dépassement de soi, cette envie de performance, cette entraide sont des choses qui sont aussi valables dans la société.

Ce qu'on veut apprendre aux enfants, c'est qu'il faut qu'ils aient confiance en eux et que chacun peut réaliser ses rêves, quel que soit son niveau. Le but, c'est de s'amuser, c'est de partager, c’est d’être dans la transmission. Quand on a envie de transmettre de la joie, un geste technique, de l'apprentissage, c'est un moment de partage. Il ne faut pas rester tout seul dans son coin, même s’il y a des moments difficiles dans la vie, on se relève souvent avec les autres, ensemble, en s'entraidant. On veut aussi leur montrer que finalement ce sont des humains et des enfants comme tout le monde, ils sont malades certes mais on veut qu'ils s'en sortent.

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