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Viginum, l'agence de lutte contre les manipulations de l'information

Par un décret du 13 juillet dernier, le Premier ministre a confirmé la création d'une agence nationale de lutte contre les manipulations de l'information en provenance de l'étranger, baptisée “Viginum”. Celle-ci sera active à partir de septembre prochain.
Viginum, l'agence de lutte contre les manipulations de l'information
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Comme annoncé par Stéphane Bouillon, secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), lors d'une audition à l'Assemblée nationale début juin, cette nouvelle entité, placée sous son autorité, est un « service de vigilance et de protection contre les ingérences numériques étrangères » qui aura pour mission de répondre au « défi majeur de la menace informationnelle et des ingérences étrangères dans le débat public », peut-on lire dans le compte-rendu du conseil des ministres.

Celui-ci précise que Viginum devra « identifier des opérations impliquant (...) un Etat étranger ou une entité non étatique étrangère et visant à la diffusion (...) d'allégations ou d'imputations de faits manifestement inexactes ou trompeuses de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ».

Mise en œuvre à la rentrée

Les travaux de l'agence débuteront en septembre avant de s'amplifier « au fur et à mesure de la croissance de ses effectifs ». Viginum devrait en compter 50 pour janvier 2022 (analystes, ingénieurs, experts des médias...). Ces personnes travailleront en sources ouvertes, c'est-à-dire à partir d'éléments publics. « Il ne s'agit pas de faire du renseignement, ce qui nous intéresse c'est ce qui est en train de devenir pandémique sur le plan informationnel », avait indiqué Stéphane Bouillon devant les parlementaires, insistant sur le fait que si cela émanait « d'un pays étranger ou d'une organisation étrangère qui visent ainsi à déstabiliser l'Etat sur le plan politique ».

Face au risque que cette nouvelle agence soit perçue comme un outil d'influence en ligne au service de l'exécutif français, à moins d'un an de la présidentielle, le Gouvernement a indiqué qu'un comité d'éthique et scientifique, présidé par un membre du Conseil d'État et secondé par un membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) « sera chargé de suivre l'activité de ce service et pourra exprimer toute recommandation ». Le SGDSN a, quant à lui, promis une « transparence totale » sur ses actions.

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