AccueilActualitéVal-de-Marne : Christian Favier veut imposer la loi SRU autour des gares Grand Paris Express

Val-de-Marne : Christian Favier veut imposer la loi SRU autour des gares Grand Paris Express

Le président du Conseil départemental souhaite éviter une spéculation immobilière aux dépens des habitants à faibles revenus.
Val-de-Marne : Christian Favier veut imposer la loi SRU autour des gares Grand Paris Express
©Twitter - Christian Favier a défendu au Sénat la loi pour un Grand Paris pour tous.

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« L'objet de cette loi est simple : que toutes les populations puissent accéder à ce nouveau réseau de transports », motive l'élu qui tenait récemment une conférence de presse pour défendre sa proposition d'instaurer un taux minimum de 30 % de logements sociaux dans toutes les opérations de constructions d'immeubles collectifs de plus de douze logements ou de plus de 800 m2, dans un périmètre de 400 m autour des gares, périmètre qui correspond à la zone sur laquelle la Société du Grand Paris (SGP) dispose de droits particuliers en tant qu'aménageur.

« Cette proposition de loi ne vise pas à augmenter l'objectif de 70 000 constructions de logements par an. Il s'agit plutôt de la rééquilibrer, pointe le président du Conseil départemental. Il faut profiter de ce nouveau métro de banlieue à banlieue pour rééquilibrer l'offre en termes de logements, d'emplois, de services publics. Tous ces besoins font naître un risque : celui de l'augmentation du prix du foncier, conduisant à l'exclusion des plus pauvres, toujours obligés de s'éloigner davantage de Paris. Si on laisse faire le marché, les prix vont exploser », prévient le parlementaire. Parmi les 68 sites créés d'ici à 2030 qui accueilleront les futures gares, 25 ne respectent pas la loi SRU : gare d'Arcueil/Cachan, de Nogent/Le Perreux (7,3 % de logements sociaux), de Bry-Villiers-Champigny (16 % alors la ville compte 40 % de logements sociaux) ou encore de Saint-Maur Créteil (7,8 %).

Certains sites proches des aéroports ou encore en développement, comme le Pont de Rungis ou le Plateau de Saclay, comptent 0 % de logements sociaux. En septembre 2016, 672 000 Franciliens étaient en attente d'un logement social et que seuls 80 000 sont attribués chaque année.

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