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Université d'été du Medef, Bruno Le Maire assure ne pas vouloir « changer de cap »

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Université d'été du Medef, Bruno Le Maire assure ne pas vouloir « changer de cap »
© AP

Lors la récente édition de l'Université d'été du Medef, organisée traditionnellement à Jouy-en-Josas, Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances, a assuré que le Gouvernement tiendrait le cap, malgré les « quelques clapots du moment ».

Souhaitant bâtir « une nouvelle prospérité française » avec les entrepreneurs, Bruno Le Maire a tenu à rappeler qu'une « ère de combat » était à l'œuvre. « Une guerre commerciale que nous avons évité pour le moment ; une Chine qui a déployé ses projets de route de la soie, la stratégie la plus importante depuis le début du XXIe siècle et un défi pour nous ; des géants du numérique dont la capitalisation, les capacités d'innovation et de recherche donnent un pouvoir équivalent à 90 % des Etats de la planète ; les risques de division issus des extrémismes... », a-t-il égrené, indiquant néanmoins que rien ne fera dévier le Gouvernement de la voie qu'il s'est tracée.

« Nous ne changerons pas le cap de la restauration de la compétitivité des entreprises françaises, de la politique de l'offre, de la valorisation du travail ni celui du redressement des finances publiques françaises », a tenu à rassurer Bruno Le Maire, rappelant que la France, sortie de la procédure pour déficit public excessif, était « passée pour la première fois depuis 10 ans sous la barre des 3 % », atteignant par ailleurs une croissance de quelque 1,7 % en 2018, dépassant la moyenne des 10 dernières années (0,8 %).

Souhaitant souligner l'importance donnée aux entrepreneurs par le Gouvernement, Bruno Le Maire a rappelé que la loi PACTE était « le premier texte de la rentrée parlementaire », examiné en commission spéciale de l'Assemblée nationale ».

Ce « projet de restauration de la compétitivité de nos PME doit permettre de convaincre toujours plus et d'accélérer le mouvement ».

« Je ne crois ni au zig ni au zag, mais à la constance », a martelé le ministre de l'Economie devant un parterre d'adhérents conquis. « Les quelques clapots du moment ne nous ferons pas changer de stratégie ». La politique de l'offre « passe notamment par un meilleur financement », avec le développement de l'épargne-retraite, le PEA-PME, l'euro croissance de l'assurance-vie. « Il est essentiel que nous passions d'un financement par la dette à un financement par fonds propres », a-t-il illustré.

Bruno Le Maire a également assuré que son ministère ne « touchera pas au crédit impôt recherche », malgré l'insistance de ses propres services.

La politique de l'offre voulue par le Gouvernement consiste aussi à « aider les entrepreneurs à rebondir », afin d'en finir avec « la stigmatisation de l'échec ». De la même façon, le Pacte Dutreil sera renforcé dans la loi PACTE et « simplifié pour qu'il permette de transmettre plus facilement le fruit du travail d'une vie ». Le Gouvernement d'Edouard Philippe souhaite également mettre en place dans cette loi de véritables “fondations actionnaires” afin de « préserver le capital des entreprises, le travail d'une famille ». L'inscription dans le code civil de la responsabilité sociétale des entreprises marque par ailleurs le fait que « l'entreprise est aussi une aventure sociale et humaine » et pas seulement le lieu de la création de richesses.

Pour lui, la transition écologique devra aussi faire partie de l'équation. Ayant « pris conscience de la gravité du défi environnemental » auprès de l'ex-ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, Bruno Le Maire a estimé que « les entreprises qui réussiront le mieux seront celles qui sauront répondre aux attentes des consommateurs, citoyens en matière de transition écologique ».

« La nouvelle prospérité française » doit aussi passer par une « meilleure rémunération du travail ». Et le ministre de citer la suppression des cotisations assurance-maladie et assurance chômage, la suppression de 11 points de charges salariales sur les heures supplémentaires en 2019 et le développement de l'intéressement et de la participation. « Je lance ici un appel pour que vous vous saisissiez de cet instrument » a-t-il lancé à l'adresse de l'assistance. Enfin, Bruno Le Maire a assuré aux entrepreneurs que le Gouvernement souhaitait réduire la dépense publique de trois points, les impôts d'un point et la dette publique de cinq points.

Pour que la politique nationale soit pérenne, il sera également nécessaire de générer « un cadre européen renouvelé ». Plutôt que d'être « sous-traitants » ou « vassaux », la France doit être « libre » de maîtriser ses chaînes technologiques.
« Nous devons être capables de protéger nos technologies », a insisté le ministre de l'Economie, évoquant la mise en place d'alliances stratégiques, de meilleurs financements avec la création d'un fonds européen pour l'innovation de rupture semblable à celui mis en place en France, et un soutien public le cas échéant, les règles de l'UE le permettant désormais.

Une stratégie de coopération approuvée par son homologue allemand Olaf Sholz, qui s'est dit étonné qu'aucune entreprise de la taille des GAFA ne soit née dans l'industrie du numérique. « Si nous appliquons les mêmes règles dans cette industrie du digital, qui sont actuellement différente en Espagne, en France ou en Allemagne, il n'est pas impossible qu'un GAFA européen ne puisse s'imposer », a conclu Bruno Le Maire.




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