AccueilVie des entreprisesUne prime ou la menace de licenciement pour motiver les salariés à se faire vacciner ?

Une prime ou la menace de licenciement pour motiver les salariés à se faire vacciner ?

Le choix entre la carotte et le bâton se pose aux dirigeants d'entreprise cet été, en plein cœur de la 4e vague de l'épidémie de Covid-19. Étonnament, certains ont opté pour la première option, décidément mobilisés à accompagner le dispositif gouvernemental d'incitation à la vaccination.
Une prime ou la menace de licenciement pour motiver les salariés à se faire vacciner ?
© Adobe Stock - Prenant l'exemple sur de grands groupes américains, l'abattoir breton Cooperl est la première entreprise française à proposer une prime à ses employés pour les inciter à se faire vacciner.

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Prenant l'exemple sur de grands groupes américains, l'abattoir breton Cooperl est la première entreprise française à proposer une gratification à ses employés pour les inciter à se faire vacciner contre la Covid.

Une pratique inédite expérimentée avec succès depuis plusieurs mois par de grandes entreprises américaines telles que le géant de la gestion d'actifs Vanguard et l'entreprise agroalimentaire californienne Bolthouse Farms, qui offrent respectivement 1000 et 500 dollars à tous leurs salariés justifiant d'une vaccination anti-covid. Ces primes exceptionnelles semblent en effet avoir convaincu de nombreux récalcitrants.

Une pratique qui pourrait se multiplier dans l'Hexagone, notamment dans les entreprises de secteurs non concernés par l'obligation de vaccination ou le contrôle du pass sanitaire, dont l'extension a été validé jeudi 5 août par le Conseil constitutionnel.

« Il s'agit d'accompagner le dispositif national d'incitation à la vaccination et de protéger les salariés », indique le groupe français Cooperl pour justifier sa récente décision de verser une prime de 200 euros à chaque salariés et intérimaires volontaires faisant état d'une vaccination complète.

Une action d'ampleur puisqu'il compte tout de même 7 400 salariés, dont 4 700 en Bretagne.

D'autres employeurs, moins magnanimes, opteront surement pour la seconde option. Si, pour le moment, les menaces de licenciement pour cause de non-vaccination anti-covid semblent difficilement applicables car risquant d'être retoquées devant les Prud'hommes, il est cependant tout à fait possible de brandir la menace de suspension du contrat de travail sans rémunération.

Cette solution est d'ailleurs envisagée par l'article 14.II de la loi relative à la gestion de la crise sanitaire venant d'être promulguée après validation du Conseil constitutionnel, mais uniquement pour les salariés concernés par la vaccination obligatoire dont la liste est finalement assez longue. Il paraît toutefois probable que cette menace soit utilisée par des employeurs de n'importe quel secteur soucieux d'endiguer la pandémie.

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