AccueilEntrepriseVie des entreprisesUne journée dédiée à l’entrepreneuriat féminin à Suresnes
ENTREPRENEURIAT

Une journée dédiée à l’entrepreneuriat féminin à Suresnes

Avec 230 personnes inscrites à cet évènement, organisé le 15 février dernier avec l’association France Métropole, le département des Hauts-de-Seine a prouvé son engagement envers les entrepreneures du territoire.
Angélique Rose, directrice générale de France Active Métropole, Lionnel Rainfray, président de France Active Île-de-France, Magalie Bounaix, DRIEETS 92 et Guillaume Boudy, maire de Suresnes
© DR - Angélique Rose, directrice générale de France Active Métropole, Lionnel Rainfray, président de France Active Île-de-France, Magalie Bounaix, DRIEETS 92 et Guillaume Boudy, maire de Suresnes

EntrepriseVie des entreprises Publié le ,

Partenaires, banques, institutions, tous les acteurs de cet écosystème étaient présents pour l’occasion. Au cœur de la salle des fêtes, à quelques mètres de l’hôtel de ville de Suresnes, l’heure était aux retrouvailles.

Accompagner les entrepreneures dès l’idée

Créé il y a quatre ans, le programme d’accompagnement des femmes à la création d’entreprise Boost’Her permet aux femmes qui souhaitent entreprendre de donner du poids à leur idée, de la concrétiser et de créer l’entreprise que cela nécessite.

Mais depuis six mois, c’est le programme Start’Her qui a la côte. « Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait un manquement pour accompagner les femmes entrepreneures dans leur idée », explique Nina Goldstein, cheffe de projet pour Boost’Her.

Avec 32 femmes accompagnées en même pas un an, il offre un suivi à celles qui ont un projet entrepreneurial en tête, et ce, dès l’idée. « Nous avons remarqué qu’il y a deux besoins majeurs chez les femmes qui souhaitent entreprendre : un besoin de réseau mais aussi, de financement », reconnaît la cheffe de projet.

Le programme lève donc ces deux freins en proposant des activités et des événements aux inscrites de façon à étudier les aspects juridiques, les enjeux et même les risques liés à une entreprise.

Miser sur la gratuité

Si l’événement a pour but de réunir l’ensemble des partenaires du réseau entrepreneurial à l’échelle des Hauts-de-Seine, il permet aussi aux futures ou actuelles entrepreneures de prendre rendez-vous après des banques, des réseaux présents, avec l’énorme avantage que tout soit gratuit.

« Quand on lance son activité, c’est important de ne pas avoir à débourser des grandes sommes pour une formation », confie Anne-Laure Faubert, créatrice de Bulle de Culture, une société événementielle.

Persuadée que la crise a révélé « un réel besoin de remettre du lien entre les entrepreneurs », elle a elle-même suivi le programme Boost’Her. « Le programme permet de se créer un réseau. Avec les autres membres de Boost’Her, nous nous retrouvions régulièrement pour évoquer des problématiques auxquelles nous faisions face : comment séparer vie professionnelle et vie personnelle, comment trouver des financements, etc. », explique-t-elle.

Suresnes, un territoire ouvert à l’entrepreneuriat

« Suresnes est un territoire d’entreprises très accueillant », affirme Guillaume Boudy, maire de la ville. En effet, les Hauts-de-Seine ne manquent pas de structures pour accompagner les entrepreneures : entre les réseaux associatifs tels que Rueil Actives ou les partenaires institutionnels tels que le Catalyseur du Paris ouest la Défense (POLD) et France Active Métropole, le 92 est une terre où il fait bon entreprendre.

France Active a d’ailleurs co-financé le programme Start’Her, en mobilisant des fonds importants pour le développement du programme.

« L'entrepreneuriat féminin est une priorité », défend Angélique Rose, directrice générale de France Active Métropole.

Une tendance qui se ressent, avec les nombreux réseaux qui fleurissent sur le territoire, comme Femmes qui bougent, créé en 2015 à Vaucresson, à l’initiative d’Isabelle Godot et Béatrice Blanc. « Nous nous sommes rendu compte que les femmes qui créaient une entreprise étaient très seules », reconnaît Isabelle Godot, qui souligne ainsi l’importance de renforcer l’ancrage territorial avec ce type de réseaux.

Portraits de “Starteuses”

Kaouter Fekjani, créatrice de “Comme mes parents”

© DR -Kaouter Fekjani

Kaouter Fekjani a suivi le programme Start’Her dès son lancement. Et depuis, cela a fait une réelle différence pour son projet. « Je suis en train de préparer le lancement très prochainement », confie-t-elle, « tout est prêt : le site web, la stratégie, l’étude de marché, les supports...il ne reste plus qu’à quitter mon travail actuel ».

L’entrepreneure alto-séquanaise fait donc un virage à 180° et quitte le milieu de l’informatique pour se reconvertir dans l’aide à la personne. Avec « Comme mes parents », son entreprise, elle propose aux mères et pères au foyer qui ont choisi de ne pas travailler pour s’occuper de leurs enfants, de venir en aide à une personne âgée en début de perte d’autonomie, deux fois par semaine, selon leurs disponibilités.

Excepté le ménage ou les soins, la personne qui intervient a pour première fonction de tenir compagnie à la personne âgée, de rompre son isolement et, si on lui demande, d’aider aux courses, de faire un jeu, etc.

« Cette entreprise, c’est l’opportunité pour tous de faire du social, sans avoir obligatoirement de diplôme », reconnaît Kaouter Fedjani, même si elle assure qu’une formation de quelques heures sera donnée à toute intervenant, en partenariat avec la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Pour elle, le programme Start’her a été une révélation, « Nina Goldstein a été formidable », confie-t-elle.

Le programme, en plus de lui permettre de se créer un réseau, lui a aussi donné l’opportunité d’échanger sur les difficultés qu’elle rencontre. Des ateliers sont également proposés, auxquels elle a le choix de participer en fonction des besoins de son projet. « J’ai aussi deux accompagnateurs qui me suivent dont un de France Active Métropole, qui m’a encouragée à participer à Coups de pouce, le programme d’accompagnement à la création d’entreprise du POLD », complète-t-elle, dans l’attente de se lancer à plein temps sur « Comme mes parents ».

Sophie Boutreux, créatrice de Coaching for Success

© DR - Sophie Boutreux

Grand sourire aux lèvres, les yeux qui pétillent, Sophie Boutreux déborde de dynamisme, cela va sans dire. Peut-être est-ce dû à son épanouissement professionnel, depuis qu’elle s’est lancée à son compte. « J’ai toujours eu envie de quitter le salariat, mais je ne l’ai jamais fait », explique-t-elle.

Alors, après un licenciement économique, elle a décidé de sauter le pas, c’était le moment ou jamais. « Cela fait un an que je réfléchis au projet et des années que mes proches me conseillent de me lancer dans le coaching », poursuit-elle. Après 30 ans à travailler dans les assurances, c’est à présent « chose faite », puisque Sophie Boutreux a déjà ses premiers clients.

Elle a ainsi intégré un premier réseau d’entrepreneurs mixte, dans lequel elle était la seule femme, puis un second, Femmes qui bougent, dans lequel on lui a présenté Start’Her. Une révélation. « J’aime beaucoup le groupe, la dynamique est très importante pour moi », reconnaît-elle, d’autant plus que l’on se sent « très seule lorsque l’on créé son entreprise ».

Avec Coaching for Success, elle propose donc un service dédié à l’accompagnement des lycéens et étudiants sur les problématiques liées à l’insertion professionnelle sur le marché du travail, en travaillant sur la confiance en soi, la rédaction de CV, etc. « Je trouve beaucoup plus de sens dans mon travail maintenant. Le sens pour moi, c’est d’aider les jeunes », affirme-t-elle, toujours avec le sourire.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 02 décembre 2022

Journal du02 décembre 2022

Journal du 25 novembre 2022

Journal du25 novembre 2022

Journal du 18 novembre 2022

Journal du18 novembre 2022

Journal du 11 novembre 2022

Journal du11 novembre 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?