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Un scrutin mouvementé

le - - Actualité - Région Île-de-France & Grand Paris

Un scrutin mouvementé

La récente désignation du président de l'UMP a donné lieu à un sévère affrontement entre Jean-François Copé et François Fillon, et s'est conclu sur un score extrêmement serré.

Une centaine de voix seulement (sur près de 175 000 votants) séparent les deux candidats, alors que les irrégularités constatées porteraient sur plusieurs centaines de bulletins. Cette élection controversée apporte cependant d’utiles enseignements. Elle montre une nouvelle fois la fragilité de l’interprétation des sondages. François Fillon était en effet donné très largement gagnant. Mais les personnes interrogées étaient des sympathisants de l’UMP, alors que ce sont les militants qui ont voté.

L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a montré ses limites dans cette campagne, où il s’est plus positionné comme un candidat présidentiel que comme le patron de l’UMP. Ce n’est pas par hasard que certains – dans son propre camp – le surnomment « Mr Nobody », et son introversion naturelle constitue plutôt un handicap pour un homme politique. Il ne doit pas cependant nourrir trop de regrets car il n’est pas sûr que l’étiquette de chef de parti soit un avantage dans l’optique d’une échéance présidentielle. A l’inverse, Jean-François Copé a réussi à pérenniser son leadership sur le principal parti d’opposition. Il est certain que le fait d’être déjà en place donne quelques opportunités pour infléchir le résultat du scrutin, ne serait-ce que par le biais des votes par procuration. Mais l’important est le résultat final, que François Fillon a préféré ne pas contester. A juste titre, car il aurait alors risqué de provoquer l’éclatement de son parti. Jean-François Copé doit maintenant jouer un rôle de rassembleur. Au-delà des mots, il aura intérêt à tenir compte de la sensibilité centriste, composante toujours vivace de la droite. Et éviter de se montrer trop arrogant, une attitude récurrente chez lui.

Une fois de plus, on observe que l’exercice de la démocratie est difficile et que l’élection d’un chef de parti peut dégénérer en bataille rangée lorsqu’il n’y a pas une personnalité charismatique qui émerge. La droite n’a pas d’autre choix que de serrer les rangs, car sa division lui ferait perdre toute chance de reconquérir le pouvoir dans un proche avenir.   

Photo Flickr par Magharebia






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