Un ruban en guise de faveur

Avec constance et abnégation, il enserre Paris comme une faveur depuis –tout juste– 40 ans. On se demande comment la capitale aurait pu vivre et prospérer sans ce ruban bitumé de quelque 35 km.

ActualitéRégion Île-de-France & Grand Paris Publié le ,

La boucle est bouclée le 25 avril 1973, inaugurée par Pierre Messmer, alors hôte de Matignon. En quatre décennies, il s’est imposé comme « la » frontière grouillante, trépidante, indocile, marquant la nette démarcation entre l’intra et l’extra muros, à la fois socialement, culturellement, économiquement. Il voit quotidiennement transiter –souvent jusqu’à saturation– plus d’un million de véhicules qui font l’économie d’une plongée paralysante dans les artères parisiennes.
Le pauvre est pourtant honni, vilipendé, par la majorité, jugé disgracieux, bruyant… Si commode, mais si peu vert. Mal aimé par essence, voire par Diesel, tirant la couverture faute d’exil, on cherche à présent à le masquer, à le cacher, jetant pudiquement – et à grands frais– sur ses voies un voile en béton armé, comme on le fait sur une plaie purulente. On le rêve enfoui au plus profond des entrailles de la ville. On appelle de ses vœux un Le Nôtre contemporain, capable de lui faire une beauté, de le végétaliser « grand siècle »… BON ANNIVERSAIRE, LE PERIPHERIQUE !

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