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Un recul «historique»

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La «grande récession» de 2009 a laissé, dans l'Hexagone comme ailleurs, de cruels stigmates, venus largement amplifier le laxisme budgétaire des «années déficits». Selon l'Insee, qui s'est donné le temps de l'analyse, «la crise économique et financière s'est traduite par un manque à gagner pour l'économie française de près de 140 milliards d'euros annuels». L'institut a, par ailleurs, revu à la hausse l'ampleur de la récession, à travers une baisse du Produit intérieur brut (PIB) de 3,1 % : «un recul historique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale». Les premières mesures du plan de néo-austérité imposé par Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne sont pas parvenues à rééquilibrer les comptes. Selon l'Insee, «les pertes d'activité enregistrées –y compris dans d'autres pays- lors de crises financières comparables n'ont pas été rattrapées, même s'il y a des exceptions». La grande récession a également impacté durablement le pouvoir d'achat des Français et, par voie de conséquence, la consommation, moteur tricolore traditionnel de croissance. Les spasmes économiques ne s'arrêtent pas là. L'institut note, en effet, que le taux de marge des sociétés produisant des biens et des services non financiers a atteint fin 2011 «son niveau le plus bas depuis 25 ans». La dépression est assortie d'une chute de leur épargne (-11,5 %) et d'une forte baisse de leur capacité propre de financement. Le funeste héritage -qu'on ne peut imputer directement à la gestion de l'État-, reçu par François Hollande et Jean-Marc Ayrault, va immanquablement handicaper leur projet. Des mots comme «croissance» ou «redressement productif» semblent résonner aujourd'hui comme les hérauts d'une bien improbable méthode Coué.

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