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Un capteur de mesure de distance pour les voitures autonomes

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Un capteur de mesure de distance pour les voitures autonomes
Cédric Hemmerlé

Le Seine-et-Marnais Cédric Hemmerlé, à la tête de l'entreprise Pixinov, a conçu, avec son équipe, un capteur de mesure de distance à destination des futures voitures sans conducteur, des robots et des drones. Ce capteur intelligent concurrence les plus grands de la technologie avancée tels que Google. Cet appareil joue la différence sur sa petite taille.

« Je fais plus confiance au robot qu’à moi-même », affirme Cédric Hemmerlé, directeur de Pixinov (photo ci-contre). « J’attends la voiture autonome avec impatience. Aujourd’hui tout est automatique. L’inconnu fait peur mais je vous assure qu’il y aura nettement moins d’accidents quand les véhicules seront intelligents. » Il a donc décidé de mettre au point un capteur de distance plus petit que ceux de ses concurrents.

Cette idée lui est venue d’une discussion avec un industriel qui avait besoin de cette nouvelle technologie. Il ne trouvait pas de proposition sur le marché. Pixinov a donc décidé de relever le défi.

Ce capteur de distance, qui sera intégré aux voitures autonomes, est basé sur une technologie du nom de lidar, la télédétection ou mesure optique par laser. Le principe est basé sur le temps de parcours d’une impulsion laser (le capteur) et sa détection réfléchie par un obstacle. « On calcule la distance qui nous sépare de cet objet grâce au temps de vol des photons qui se déplacent à la vitesse de la lumière », précise le chef d’entreprise.

Ce capteur de distance est à destination de tous les systèmes autonomes qui se déplacent sans pilote. Cet équipement est donc prévu pour les robots mobiles comme les transpalettes automatiques dans les entrepôts de logistique. « Ce sont des AGV (automatic guided vehicules), des véhicules à guidage automatique », explique Cédric Hemmerlé. Il ajoute, « Je crois au potentiel des robots. Les vrais robots sont ceux qui rendent un vrai service. Dans les lignes de production, ces machines ne sont pas là pour remplacer l’homme, mais pour améliorer son quotidien. » Selon lui, les tâches répétitives, sans valeur ajoutée, doivent être robotisées. Il reconnaît la véritable valeur ajoutée des robots en milieu hospitalier qui apportent les médicaments aux patients.

Robots à roulettes vs robots humanoïdes

Le chef d’entreprise ne destine pas son capteur aux humanoïdes. « Je suis perplexe quant aux futurs robots d’apparence humaine. C’est vraiment compliqué à fabriquer et la société n’est pas encore prête à l’intégrer. Une tâche bête et méchante mais efficace, assurée par des robots à roulettes, c’est mieux que par des robots humanoïdes qui ont du mal à marcher et qui fournissent des services restreints », souligne-t-il.

Son capteur est aussi destiné aux drones munis notamment d’une application anticollision. L’appareil permet de détecter les obstacles. Cédric Hemmerlé travaille aussi pour les drones qui ont une application mapping 3D (la cartographie aérienne 3D) utilisés au-dessus des mines à ciel ouvert. « Le capteur mesure la distance entre le drone et le sol en 2D pour fabriquer une carte en 3D (la troisième dimension étant le déplacement du capteur monté sur le drone) ». La carte permet alors d’évaluer les volumes de roches extraites ou traitées.

Déjà approché par des constructeurs

« Au final, le drone peut apporter beaucoup. Il y a un vrai potentiel d’amélioration, que ce soit dans les applications de secourisme, d’aides à la personne ou encore de maîtrise de l’énergie », affirme Cédric Hemmerlé. Néanmoins, le chef d’entreprise ne crée pas de capteur pour les robots militaires, la portée de son appareil étant trop limitée (une centaine de mètres). La technologie LiDAR (la télédétection par laser) est une vieille technologie mais elle se démocratise de plus en plus. On l’utilise dans de nombreuses applications et « l’objectif est de la rendre accessible à tous » déclare-t-il. D’autres concurrents en course l’utilisent. C’est le cas de Sick ou encore de Velodyne LiDAR qui produisent aussi des capteurs laser. Le capteur intelligent sera prêt avant la fin de l’année. Cédric Hemmerlé et son équipe finalisent le prototype. Le chef d’entreprise a déjà été approché par des constructeurs mais rien n’a encore été signé ou du moins cela reste confidentiel.




Eric BERTHOD
Journaliste

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