AccueilDroitActualité du droitUn appel à signature pour la libération de Julian Assange

Un appel à signature pour la libération de Julian Assange

Dans un communiqué, un groupe composé d’avocats, de députés et d’artistes, parmi lesquels Henri Leclerc, Maria Arena, Cédric Villani ou encore Antoine Vey, appelle les autorités britanniques à libérer le fondateur de Wikileaks.
Julian Assange est emprisonné depuis trois ans maintenant dans une prison de haute sécurité.
© Adobe Stock - Julian Assange est emprisonné depuis trois ans maintenant dans une prison de haute sécurité.

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Une nouvelle journée de mobilisation pour Julian Assange s’est tenue le week-end dernier partout dans le monde. Le cabinet Vey & Associés a quant à lui tenu une conférence de presse et lancé un appel pour sa libération.

Julian Assange est emprisonné depuis trois ans maintenant dans une prison de haute sécurité, après avoir vécu sept ans reclus dans l’ambassade d’Equateur à Londres. Dix ans que « Julian Assange est privé de liberté pour avoir rendu publiques les violations des droits de l’Homme commises par l’armée américaine en Afghanistan et en Irak ». Des informations « d’intérêt public » qui ont été « relayées et exploitées » dans le monde entier.

Pas encore condamné, ni jugé

Poursuivi pour ces publications, le fondateur de Wikileaks n’a toujours pas été condamné, ni même jugé. Mais il continue de vivre sous la menace constante de se voir extrader du Royaume-Uni vers les Etats-Unis, où il encourt une peine de 175 ans de prison, soit une condamnation à vie sans aucun espoir de libération. « Il subit par ailleurs une campagne d’humiliation et de décrédibilisation ». Nils Melzer, ancien rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, a indiqué que « l’accumulation de ces éléments relève de la torture psychologique ».

« Des préoccupations concernant la liberté de la presse »

Depuis plus de 10 ans, Julian Assange « aurait pu espérer que les démocraties dont dépendait son sort mettent fin au traitement indigne qu’il subit », mais « il n’en a rien été ». Bien au contraire, selon le communiqué, « la Suède, l’Equateur et aujourd’hui le Royaume – pays de l’Habeas corpus et du Bill of Rights ont prêté main forte aux poursuites américaines ».

Cette situation « illégitime » devient chaque jour plus inacceptable et « suscite des préoccupations concernant la liberté de la presse et un risque de dissuasion du journalisme d’investigation » a souligné en août dernier le Haut-Commissariat des Nations unies aux droit de l’Homme. Le droit à l’information, essentiel, mérite d’être protégé, de même que ceux qui l’exercent.

Un appel aux autorités compétentes

Pour toutes ces raisons, l’équipe internationale de défense de Julian Assange a lancé un appel « à ceux qui ont le pouvoir de mettre fin à l’injustice ». Elle réclame, dans un premier temps, aux autorités britanniques la libération du fondateur de Wikileaks et le refus de son extradition. Ensuite aux pays du Conseil de l’Europe, notamment la France, d’appeler le Royaume-Uni à respecter les garanties de la Convention européenne des droits de l’Homme et enfin les autorités américaines à abandonner leurs poursuites. Pour conclure, le collectif a déclaré : « Il est plus que temps d’agir avant que, dans l’indifférence Julian Assange ne paie de sa vie le prix de nos liberté ».

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