Fermer la publicité
Journal d'information juridique et d'annonces légales

Trophées “Elles de France” : des femmes exemplaires sous les projecteurs

le - - Actualité - Informations générales

Trophées “Elles de France” :  des femmes exemplaires  sous les projecteurs
© A.P. - Valérie Pécresse, entourée de lauréates et membres du jury.

Le musée du Quai Branly-Jacques Chirac a dernièrement accueilli la première édition, mais certainement pas la dernière, des trophées “Elles de France ”. À cette occasion, la Région a récompensé six Franciliennes pour leur travail.

Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, vient de remettre les trophées de la première édition, du prix “Elles de France“. Devant une salle comble, six femmes méritantes ont été récompensées pour leur travail, pour leur courage et pour leur exemplarité. Les trophées “Elles de France”, initiative de Valérie Pécresse, ont en effet vocation à mettre en lumière le combat de femmes venues d'horizons divers, en Ile-de-France. Qu'elles soient artiste, médecin, chef d'entreprise, ou encore juriste, les franciliennes nominées contribuent à lutter contre la discrimination et les violences faites aux femmes.

La présidente de la Région a déploré en ouverture un phénomène féminin désormais largement connu : l'autocensure. En juin dernier, une étude menée par la Women Initiative Fondation (WIF) révélait que près de 90 % des femmes entrepreneures en France s'autocensuraient. « Lorsque j'ai proposé, dans ma vie, une promotion à un homme, il m'a remerciée. À chaque fois que j'ai proposé une promotion à une femme, elle m'a répondu « Êtes-vous sûre que je vais en être capable ? », raconte Valérie Pécresse, ajoutant « Pour vaincre ces autocensures, quoi de mieux qu'un prix ? ».

Des trophées remis à des femmes, par des femmes

Le jury était à l'image des nominées. Composé de treize femmes au parcours exemplaire, et de seulement quatre hommes, inspirants ou inspirés par des figures féministes, le jury a eu la lourde tâche de désigner quatre lauréates, parmi 38 candidates. Le choix était si cornélien, qu'il a finalement récompensé non pas quatre, mais cinq Franciliennes.

Cinq prix étaient en jeu pour cette première édition : le prix de l'innovation, le prix de la création, le prix de la solidarité, le prix du courage, et le prix Simone Veil décerné par les internautes.

La région Ile-de-France concentrant 40 % de la recherche française, la moitié des artistes de l'Hexagone, les prix de l'innovation et de la création étaient, selon Valérie Pécresse, nécessaires pour cette soirée dédiée aux success stories féminines. Il fallait également créer un prix de la solidarité pour ces femmes qui accomplissent de grandes choses au sein, avec ou pour l'Ile-de-France, ce territoire contrasté, « terre des inégalités et de la réussite ».

Cette première édition était une soirée haute en couleur, pleine d'humour et d'émotions, en hommage à Simone Veil. Le prix Simone Veil, a d'ailleurs été remis au moment où, paradoxalement, cette dernière devient « un grand homme ».

Six lauréates, six vocations

Le prix de l'innovation a été remis à Claude Terosier. Déjà lauréate du premier prix Business with Attitude de Madame Figaro, cette ancienne ingénieure fonde Magic Makers en 2014, afin d'apprendre aux enfants la programmation. Le concept peut surprendre. Il s'agit d'apprendre aux 6-15 ans à coder. Avec ce projet, Claude Terosier poursuit deux objectifs : apprendre aux petites filles un métier exercé principalement par des hommes, d'une part, et rendre accessible la technologie à tous, d'autre part. « Ce prix n'est pas pour moi, il est pour tous les enfants qui vont prendre le pouvoir sur la technologie », souligne la lauréate de ce premier trophée Elles de France.

La Caméra d'or (Festival de Cannes 2 016), Houda Benyamina, a reçu le prix de la création. Son travail s'inscrivant à la fois dans un combat pour l'égalité des sexes et l'égalité des chances, la réalisatrice du film Divines a été distinguée par la Région. « C'est en quelque sorte l'Ile-de-France qui m'a permis de devenir cinéaste. J'ai regardé ces territoires comme des inspirations », réagi Houda Benyamina.

Le prix de la solidarité a donné du fil à retordre au jury, qui a finalement désigné deux lauréates : Awa Ba et Elise Boghossian. L'une mène son combat pour les femmes en France, l'autre à l'étranger, en zones de conflit.

Awa Ba, auteure du livre Polygamie, la douleur des femmes, a fondé l'association En finir avec la polygamie (EFAPO), afin de protéger et informer les femmes victimes de mariages polygames. La co-lauréate se bat pour que la polygamie soit reconnue comme une violence faite aux femmes, pour permettre aux victimes de saisir plus facilement la justice. Très émue, elle a invité les bénévoles à la rejoindre sur scène : « Ce trophée ne m'appartient pas, il est pour toute l'équipe d'Efapo, hommes et femmes, qui se battent pour que les femmes retrouvent leur dignité ».

De son côté, Elise Boghossian, docteur en médecine chinoise, se définit elle-même comme « acupunctrice en zone de guerre ». Elle fonde en 2002 une organisation non gouvernementale, qu'elle baptise EliseCare en 2016. Elle dispense des soins en Arménie, puis en Irak et en Syrie, en se déplaçant dans des bus médicalisés, ces « dispensaires mobiles » pour femmes et enfants. L'initiative est, depuis 2014, soutenue par l'Ile-de-France. « Les soutiens pérennes nous permettent de semer des graines d'espoir là où la violence a pris de l'avance », souligne le médecin.

Le prix du courage a été remis, sous un tonnerre d'applaudissements, à Diaryatou Bah. Excisée à l'âge de 8 ans en Guinée, elle a créé l'association Espoirs et Combats de Femmes et travaille au sein du mouvement Ni Putes Ni Soumises.

Enfin, le prix Simone Veil, qui a suscité 3 000 votes en ligne en moins d'une semaine, a été remis à la gynécologue-obstétricienne Ghada Hatem-Gantzer. La lauréate est suivie de près par deux candidates aux profils très différents. Emilie Tardiveau, officier de Gendarmerie, remporte la deuxième place du podium, pour avoir sauvé la vie d'un conducteur de camion en juillet 2018. Chiara Condi, troisième choix des internautes, est la fondatrice de Led By Her, organisme dédié à la reconstruction professionnelle des femmes ayant subi des violences.

En présence de Jean et Pierre-François Veil, tous les deux membres du jury, la lauréate de ce trophée « Elles de France » a souligné la dimension symbolique du prix, les engagements de Simone Veil ayant marqué sa carrière de gynécologue. Elle exerce aujourd'hui à la Maison des femmes de Saint-Denis. Ce lieu innovant accueille toutes les femmes vulnérables ou victimes de violences et leur propose un parcours complet de soins, ainsi qu'un accompagnement social et juridique. « Résister, agir, combattre, l'effet Simone n'est pas près de s'arrêter, et c'est une excellente nouvelle », jubile Ghada Hatem-Gantzer.

Marie-Aimée Peyron bonne perdante

Nominée pour le prix Simone Veil, aux côtés de dix autres Franciliennes, Marie-Aimée Peyron, bâtonnier de l'Ordre des avocats de Paris, s'est réjouie d'avoir pu participer à cette première édition des Trophées “Elles de France ”:

« Je suis ravie d'être avec Jean et Pierre-François Veil ce soir. C'est très encourageant qu'un prix Simone Veil soit décerné par la Région, parce que cette dernière était une femme politique mais aussi une grande avocate des femmes. Nous sommes extrêmement engagés dans ce combat, grande cause de mon bâtonnat. C'est une très belle cérémonie. Nous allons poursuivre notre travail avec la Région, et porter de grands projets ».




Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Affiches Parisiennes Journal d'information juridique et d'annonces légales

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer