AccueilDroitActualité du droitTroisième édition du Village de la Legaltech : « Tout le monde s'y met »

Troisième édition du Village de la Legaltech : « Tout le monde s'y met »

Cette troisième édition du Village de la Legaltech a rencontré un vif succès. Près de 3 000 participants étaient attendus cette année. Les professionnels du droit avaient deux jours pour partager les bonnes pratiques. Depuis la création du Village de la Legaltech, organisé par Open Law et Village de la Justice, les mentalités ont changé. L'opposition était auparavant « pour ou contre legaltech », ces start-ups du droit étant souvent considérées comme « des braconniers ». Aujourd'hui « tout le monde s'y met », se réjouit Christophe Albert, co-fondateur du Village de la Justice.
Troisième édition du Village de la Legaltech : « Tout le monde s'y met »

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Directeurs juridiques, où en êtes-vous dans votre « transfo » ?

Conférences, pitchs, stands, les directeurs juridiques ont pu rencontrer les multiples nouveaux acteurs du droit. Cette troisième édition du Village de la Legaltech confirme que les start-ups du droit, et plus largement la technologie, ont le pouvoir de transformer toutes les professions juridiques, même les plus hybrides.

« Les directions juridiques voient l'intérêt, parce que tout le monde a déjà amorcé une transformation digitale », constate Gibran Freitas, co-fondateur de Legal Tech Africa et chef de projets Legaltech chez Seraphin.legal. (photo ci-dessous)

Entre protection renforcée des données personnelles, questions juridiques simples ou complexes, et problématique de l'attractivité du droit, le directeur juridique a une lourde responsabilité. Cependant, il a aujourd'hui la possibilité d'être accompagné par des outils digitaux dans ses tâches quotidiennes.

Pourtant, « le niveau d'avancement en terme d'innovation est très variable », selon Isabelle de La Gorce, avocate associée chez PwC Société d'Avocats, en charge de l'innovation des cabinets d'avocats en France.

Le budget comme premier obstacle

Les directeurs juridiques qui saisissent les enjeux d'une transformation digitale se heurtent fréquemment à un problème de taille : le financement.

Prouver que la transformation de la direction juridique est nécessaire et qu'il faut investir, est toujours une tâche délicate, le service n'étant pas une source évidente de profits. « La complexité de la réglementation actuelle joue en faveur du directeur juridique », reconnaît Isabelle de La Gorce.

« Dans l'ensemble, je constate qu'il n'y a pas de budget pour les départements juridiques. Mais même avec le plus beau budget, si l'humain ne suit pas, ça ne sert à rien », précise Catherine Bénard-Lotz, ancienne directrice juridique chez Interparfums et étudiante du diplôme d'université Transformation digitale du droit et Legaltech de Paris 2 Panthéon-Assas.

La pression supplémentaire comme argument

« La pression sur le directeur juridique est énorme », souligne Isabelle de La Gorce. Le digital, notamment l'automatisation de certaines tâches, peut permettre aux directeurs juridiques (mais pas seulement) de se concentrer sur les dossiers stratégiques du groupe.

La transformation digitale présente les mêmes intérêts que dans d'autres services : déléguer les tâches indispensables mais consommatrices de temps à la machine. Mais plus encore, une transformation digitale réussie constitue un gage de qualité. Certains outils peuvent en effet rendre la direction juridique plus attractive. Les candidats ne se tournent plus nécessairement vers les grands groupes, une transformation digitale réussie peut donc faire la différence.

« Les legaltechs sont très demandeurs de partenariats avec les grands groupes », rappelle l'avocate de PwC.

Idée confirmée par Gibran Freitas, de Seraphin Legal. Diplômé du D.U., il comprend rapidement l'enjeux de la transformation des professions du droit. Intervenant directement auprès des professionnels (BtoB), cette legaltech basée sur une approche collaborative propose d'automatiser les process.

« Jusqu'à présent on ne voyait pas le juridique comme un outil stratégique, mais maintenant, avec la question de la compliance, les avis évoluent », explique Gibran Freitas, chef de projets Legaltech chez Seraphin.legal.

Quel écosystème pour favoriser la transformation digitale du monde juridique ?
Amélie de Braux et Olivier Belondrade ont animé un atelier collaboratif
sur la transformation digitale. © A.P.


La Factory du Cercle, lancée par le Cercle Montesquieu, a pour objectif de trouver le plus grand dénominateur commun au sein des directions juridiques se lançant dans la transformation digitale.
A l'occasion de cette nouvelle édition du Village de la Legaltech, elle a organisé un atelier collaboratif afin de pousser les directeurs juridiques à réfléchir sur la transformation digitale du monde juridique.
Comme le soulignent Laure Lavorel, et Olivier Bélondrade, « la Factory du Cercle constitue une opportunité pour les directeurs juridiques et plus généralement pour l'ensemble de la communauté juridique d'être les acteurs de leur transformation digitale ».
La transformation digitale, lorsqu'elle est réussie, permet à la direction juridique de ne plus être un centre de coût mais un centre de profit.

Carole Galloy

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