AccueilActualitéEuropeTransports français : prêt pour le Brexit ?

Transports français : prêt pour le Brexit ?

A seulement quelques semaines de la date butoir de fin de négociation concernant le Brexit, le groupe de suivi du Brexit du Sénat fait le point sur l'état de préparation de la France dans le secteur des transports.
Près de 6 000 camions transitent par Calais chaque jour et 4 000 passent par le tunnel sous la Manche.
© DR - Près de 6 000 camions transitent par Calais chaque jour et 4 000 passent par le tunnel sous la Manche.

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« 60 % des tonnages échangés entre l'Union européenne et le Royaume-Uni passent par des infrastructures françaises », relève le groupe de suivi.

« Du jour au lendemain, le chaos est possible », s'inquiète la Fédération nationale du transport routier.

À l'occasion d'une nouvelle audition, le groupe de suivi du Sénat sur le retrait du Royaume-Uni et la refondation de l'Union européenne a tenu à faire le point sur l'état de préparation des infrastructures de transport françaises les plus affectées par le Brexit.

Près de 6 000 camions transitent par Calais chaque jour et 4 000 passent par le tunnel sous la Manche.

Traiter les ressortissants et les marchandises britanniques comme venant d'un État tiers plutôt que d'un État membre de l'Union revient à multiplier par dix le flux de personnes à contrôler, et par quatre ou cinq les temps de contrôle, menaçant d'engorgement l'ensemble de ces flux.

Le groupe de suivi a vérifié que le Gouvernement avait bien lancé les travaux pour la réalisation physique des infrastructures prévues par le « plan lié à un Brexit sans accords », à l'initiative du Premier ministre Edouard Philippe le 17 janvier dernier à Matignon : construction de parkings tampons, d'installations préfabriquées, de zones de filtrage, afin d'éviter l'embolie.

Le coût des travaux est estimé entre 50 et 60 millions d'euros, à la charge des acteurs français (État, ports, collectivités…). « L'essentiel sera prêt d'ici au 29 mars », a déclaré Vincent Pourquery de Boisserin, coordonnateur national.

Le groupe de suivi demeure néanmoins soucieux de l'armement en personnel des infrastructures en cours de construction.

La Fédération nationale du transport routier a quant à elle fait part au groupe de suivi de sa très vive inquiétude : « Du jour au lendemain, le chaos est possible », ont déclaré ses représentants.

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