AccueilEntrepriseVie des entreprisesThomas Houy et Valérie Fernandez, chercheurs de l’incertain

Thomas Houy et Valérie Fernandez, chercheurs de l’incertain

Le duo d’universitaires publie le 1er décembre prochain son troisième livre, « Déplier l’incertain », rédigé à quatre mains. Destiné aux entreprises, l’ouvrage a vocation à les aider dans leur développement.
Thomas Houy et Valérie Fernandez, chercheurs de l’incertain
© DR

EntrepriseVie des entreprises Publié le , Margot Herreda

Habitués à accompagner les entreprises travaillant sur l’innovation, les deux enseignants-chercheurs ont constaté, avec regret, le manque d’outils, en dehors des business plans, études de marché ou de concurrence, pour répondre de façon adaptée aux problématiques de ces dernières. En un mot et à elle seule, l’incertitude met les entreprises à l’épreuve.

Avion à décisions

En tant qu’enseignants-chercheurs, Thomas Houy et Valérie Fernandez ont accès à une grande partie de la littérature académique, y compris celle portant sur l’incertitude. « Déplier l’incertain » vient donc faire le lien entre monde académique et monde professionnel, afin de transmettre aux praticiens le savoir issu de la recherche académique et les aider à prendre des décisions pertinentes dans l’incertain. L’occasion rêvée de mêler savoir et vulgarisation autour d’un outil adapté à toutes les entreprises, qu’elles pourront utiliser comme un moteur.

L’outil en question, c’est le D.M.C, acronyme de Decision Model Canvas. Côté design, une feuille A4 somme toute classique, qui se plie sous la forme d’un avion en papier et à défaire par la suite, comportant douze cases imprimées dessus. Dans chacune de ces cases, un point sur lequel le porteur de projet est amené à décortiquer ses décisions, analyser ses choix. Les angles morts, les certitudes, les valeurs, les risques... Le D.M.C fonctionne pour tout projet, à condition qu’il évolue dans l’incertain, le cas d'une écrasante majorité de projets avec le contexte actuel. « Nous voulions créer quelque chose de ludique pour encourager l’action dans les entreprises », affirme Thomas Houy.

Génération Incertain

« Nous sommes très proches des entreprises et de leur projet d’innovation. C’est pour cela qu’on ne peut plus faire confiance à des outils tels que les business plans ou les études de marché qui font partie du monde d’avant », ajoute Thomas Houy.

Le monde d’avant, c’est celui du risque, lorsque que l’on pouvait encore anticiper la probabilité d’un événement A ou B de se produire. Mais depuis l’avènement du numérique dans les années 2000, c’est au monde de l’incertitude que les entreprises ont dû s'adapter, nul besoin d'attendre la crise sanitaire pour cela. « Le point de rupture entre le risque et l’incertitude, c’est le numérique, pas la Covid », rappelle Thomas Houy.

L’incertitude, donc, fait appel à un monde probabiliste, une mentalité selon laquelle on ne peut parvenir à une certitude définitive, mais seulement à des propositions probables. Ce nouveau « monde » est plus difficile à appréhender que celui du risque. « Dans l’incertitude, on a beau calculer la probabilité qu’un événement A ou B se produise, il est toujours possible que ce soit un événement C qui se passe finalement. ».

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