AccueilActualitéRégion Île-de-France & Grand ParisTélétravail, sobriété énergétique : le Mass Transit évolue

Télétravail, sobriété énergétique : le Mass Transit évolue

Une étude a montré l’impact du développement du télétravail depuis l’épidémie de Covid-19 sur le mass transit, notamment avec l’apparition d’un phénomène de jour de pointe.
Télétravail, sobriété énergétique : le Mass Transit évolue
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Pour la troisième année consécutive, l’Institut Paris Région, la Mass Transit Académie SNCF, Transilien SNCF et les bureaux d’études Hove et Sustainable Mobilities, ont mené une étude partenariale qui donne à voir l’évolution des usages du mass transit et les nouvelles tendances de mobilités qui se dessinent. Le mass transit désigne ici les transports ferrés du quotidien : RER, trains, métros et tramways. Il ne comprend donc pas les réseaux de bus.

L’épidémie de Covid-19 a entraîné de forts changements dans le comportement de mobilité des Franciliens, liés en particulier au télétravail.

Une baisse des déplacements des Franciliens

En Île-de-France, la reprise de la fréquentation des transports en commun a marqué un palier depuis le printemps 2022 en atteignant 80 à 85 % de son niveau d’avant crise. De son côté, le trafic routier du réseau structurant a retrouvé depuis plusieurs mois son niveau pré-covid, faisant fi de la hausse des prix à la pompe. L’étude a mis en avant plusieurs points marquants, notamment que 55 % des actifs voyageant sur les lignes Transilien SNCF télétravaillent dorénavant un jour par semaine. Cette hausse du télétravail a ainsi entraîné une baisse des déplacements des Franciliens. Leurs trajets en lien avec le travail représentent dorénavant, 31 % pour les voitures et 54 % pour le mass transit.

©D.R.

Le phénomène des jours de pointe

D’après l’enquête, le vendredi est le jour le plus télétravaillé avec 49 % contre par exemple 31 % pour le mardi. Mal réparti sur la semaine, le télétravail « n’a pas apporté tous les bénéfices escomptés » sur les conditions de transport des Franciliens. Au contraire, il a révélé que le phénomène des jours de pointe s’est accentué et a montré un déséquilibre sur les transports, mais aussi sur la vie économique des territoires, notamment avec une baisse de fréquentation des centres commerciaux proches de zones d’emplois de 44 % le vendredi par rapport au jeudi.

Le mass transit, solution indispensable pour la sobriété énergétique

Le rapport a indiqué que le mass transit était « 5 fois moins énergivore » que la voiture thermique, or actuellement 60 % des déplacements motorisés en Île-de-France sont effectués en voiture. « Pourtant, un point de report de la voiture vers les transports en commun représenterait une économie d’énergie annuelle d’environ 170 000 MWh, ce qui correspond à la consommation électrique d’une ville de 80 000 habitants ».

À l’heure où l’urgence climatique se double d’une crise énergétique, depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, le mass transit espère bénéficier du report modal de la voiture et a ainsi souligné l’importance de favoriser son usage en complémentarité avec les modes actifs pour atteindre la sobriété énergétique tout en préservant la mobilité.

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