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Suspension des parloirs ans les prisons jusqu'au 31 mars

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Suspension des parloirs  ans les prisons jusqu'au 31 mars
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En raison des risques sanitaires liés au coronavirus, Nicole Belloubet, garde de Sceaux, a suspendu pour « les 15 prochains jours », les parloirs des prisons françaises 
pour les familles.

L'objectif de la ministre de la Justice étant de lutter contre la propagation du coronavirus, celle-ci a récemment adressé aux agents de son ministère la suspension des parloirs dans les prisons françaises jusqu'au 31 mars prochain.

Protéger les détenus et maintenir le calme

Alors que la population française est, depuis le 17 mars, midi, en confinement général pour tenter d'enrayer l'épidémie du nouveau coronavirus (Covid-19), cette mesure a pris effet à compter du 18 mars, selon une note du directeur de l'administration pénitentiaire, Stéphane Bredin. « L'administration pénitentiaire étudie les moyens de préserver les liens entre les personnes détenues et leurs proches », a cependant écrit la ministre de la Justice à ses agents.

Elle leur demande de veiller « à assurer l'information des détenus en indiquant qu'il ne s'agit là que d'une mesure provisoire destinée à éviter la propagation du virus et protéger l'ensemble de la population ». Cette mesure « doit faire l'objet d'une information immédiate auprès de la population détenue et des familles, afin d'en expliquer les raisons et de limiter son impact sur le climat des détentions », souligne, lu, Stéphane Bredin.

En Italie, la suppression des parloirs avait entraîné des mutineries violentes, qui ont fait plusieurs morts parmi les détenus.

Les prisons françaises, qui comptent plus de 70 000 détenus pour 30 000 surveillants et souffrent d'une surpopulation chronique, avaient enregistré vendredi leur premier cas de contamination au coronavirus, un détenu de 74 ans incarcéré à Fresnes (Val de Marne), depuis décédé. Deux infirmières de cette prison ont aussi été testées positives.

« Tout est mis en oeuvre pour assurer l'accès aux établissements pénitentiaires des personnels afin d'exercer les missions essentielles du service public dans les meilleures conditions de sécurité, de protection sanitaire et de respect des droits des détenus », assure Nicole Belloubet.

Suspension ou limitation des activités des prisons

Les activités menées au sein des prisons, de travail, de formation professionnelle, les activités socio-culturelles et d'enseignement, sont elles aussi suspendues, pour respecter une « stricte limitation des mouvements internes en détention ». Toutefois, sont maintenues « les promenades ainsi que les activités en plein air ou en espace non confiné », tout en limitant le nombre de détenus « présents simultanément sur une cour ou un terrain de sport ».

Les « transferts administratifs » des détenus sont quant à eux « suspendus à la seule exception des mesures d'ordre et de sécurité », de même que les extractions judiciaires « sont réduites à celles d'entre elles que maintiennent expressément les juridictions », selon la note de la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP).




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