AccueilEntrepriseVie des entreprisesSondage Ifop : 34 % des Français se rendent encore sur leur lieu travail pour exercer

Sondage Ifop : 34 % des Français se rendent encore sur leur lieu travail pour exercer

L'Institut Ifop dévoile les résultats de son étude menée pour la fondation Jean Jaurès sur les chiffres du travail, et notamment du télétravail en cette période de confinement.
Sondage Ifop : 34 % des Français se rendent encore sur leur lieu travail pour exercer
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L'Institut Ifop dévoile les résultats de son étude menée pour la fondation Jean Jaurès sur les chiffres du travail, et notamment du télétravail en cette période de confinement.

Le confinement imposé pour lutter contre la propagation du virus Covid-19 a eu un impact non négligeable sur le travail des Français et nécessité une réelle adaptation en vue de maintenir l'activité. La grande majorité de ceux qui travaillent le font de leur lieu de confinement mais tous les corps de métier ne peuvent pas faire de même.

L'Institut Ifop a ainsi réalisé une enquête, à la demande de la fondation Jean Jaurès, intitulée « Les actifs et le télétravail à l'heure du confinement », menée auprès de 1 600 actifs, issus d'un échantillon de 3 011 personnes, via un questionnaire en ligne, qui analyse les chiffres du monde du travail en cette période de crise, tant sanitaire qu'économique.

Des actifs inégaux face au confinement

Le confinement a mis le monde du travail à rude épreuve mais de manière inégale. Toute la population n'est pas touchée par le confinement de la même manière ni dans les mêmes proportions. En effet, malgré les injonctions de confinement, sur les 64 % des Français qui continuent à travailler, 34 % se rendent encore sur leur lieu de travail habituel. Si le secteur médical est le premier à venir à l'esprit, les actifs du secteur de la grande distribution, de la logistique ou des transports sont concernées. Ils forment les « premières lignes » face au virus.

Risque de hausse du nombre d'actifs à l'arrêt

Parallèlement aux premières et deuxièmes lignes, ces actifs qui exercent sur leur lieu habituel de travail ou confinés, une autre catégorie d'actifs, en nombre, se démarque. En effet, 36% sont en arrêt d'activité, soit parce qu'ils ont été mis en congés ou sont en congés maladie (15 %), soit parce qu'ils sont en chômage partiel ou au chômage (21 %). Ce groupe est en expansion rapide et il est probable qu'il augmente, au fur et à mesure que les commandes, missions et contrats enregistrés et reçus avant la mise en place du confinement seront honorés.

Le télétravail, amplificateur de fragilité économique

Toutes les professions ne peuvent recourir au télétravail et sont contraintes au chômage partiel ou à la prise de congés. Selon l'étude, 66 % des cadres et professions intellectuelles sont en télétravail, alors que 56 % des ouvriers sont confinés chez eux, au chômage partiel ou en congés, 39 % d'entre eux continuant néanmoins d'aller travailler. Un signe supplémentaire de la grande hétérogénéité des professions intermédiaires qui vivent le confinement de manière très contrastée.

Les inégalités sont visibles également dans le monde des employés : 42 % sont en arrêt, notamment dans les secteurs de la restauration et de l'hôtellerie, contre 39 % qui continuent à travailler, en particulier dans la grande distribution.

Enfin, le télétravail est plus pratiqué dans le public, à 36 %, que dans le privé, où 43 % des actifs sont mis à l'arrêt.

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