Social : toujours plus

Les derniers chiffres de l'Ocde sur les dépenses sociales des pays développés montrent que la France détient en la matière un record mondial, que nul ne cherche à lui ravir...

ActualitéRégion Île-de-France & Grand Paris Publié le ,

Tous les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques consacrent une part appréciable de leur PIB à la politique sociale : la moyenne mondiale se situe à 22 % et la moyenne européenne à 25 %. Depuis de nombreuses années, la France est en tête de ce classement, avec 33 % du Produit intérieur brut en 2013 selon les projections de l’Ocde, devant le Danemark et la Belgique (31 %), suivis de la Suède (29 %). L’Allemagne n’atteint que 26 %, le Japon 22 % et les Etats-Unis 20 %. Sur la période 2009-2013, notre pays est celui où les dépenses sociales ont le plus progressé, augmentant de près de 3 % en pourcentage du PIB. Dans le même temps, de nombreux pays faisaient le chemin inverse : baisse de 6 % en Allemagne, entre 8 et 10 % en Grèce, Hongrie et Irlande.

Ce record français est-il admirable ou inquiétant ? S’il est normal d’aider les plus démunis, il est dangereux de les déresponsabiliser en leur faisant croire que tout leur est dû (travail, logement, prestations de santé, etc.). De plus, ces avantages attirent bon nombre de migrants qui arrivent ainsi à vivre à la charge de la collectivité, sans apporter grand-chose à la production nationale. Sur un plan macro-économique, selon une récente étude de la Banque centrale européenne, la croissance n’est pas améliorée par les dépenses de Sécurité sociale et autres revenus de transfert, et est même impactée négativement, à long terme, par un accroissement des dépenses publiques.

Les transferts sociaux constituent certes un acte de solidarité naturel en période de prospérité économique. Il est cependant souhaitable de les réduire en cas de crise durable. Sinon, on en arrive à ponctionner fiscalement davantage les classes moyennes, accentuant ainsi la crise. Le parti pris idéologique de faire toujours plus de social comporte ainsi un risque : celui de nous entraîner dans une spirale du déclin.

Partage
Articles similaires
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?