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Séparatisme religieux : Emmanuel Macron dévoile son plan d'action

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Séparatisme religieux : Emmanuel Macron dévoile son plan d'action
@ Elysée

En déplacement aux Mureaux, commune des Yvelines, le Président de la République a dévoilé son plan d'action, visant à protéger la République contre les séparatismes religieux, et tout particulièrement l'islamisme radical, qui débouchera sur un projet de loi qui sera présenté à l'Assemblée nationale le 9 décembre prochain.

C'est en présence de six de ses ministres qu'Emmanuel Macron a tenu un discours, très attendu, sur le plan d'action du Gouvernement sur la lutte contre les séparatismes, fruit d'un travail long de trois, qui se veut protecteur de la République contre l'islamisme radical et défenseur du multiculturalisme. Un discours qui s'est voulu faire fi des stigmatisations et des amalgames.

« Nous devons nous attaquer au séparatisme islamiste qui se traduit souvent par la constitution d'une contre-société », a t-il déclaré.

Sur le sujet du séparatisme, le chef de l'Etat a reconnu certaines faiblesses qui ont pu faciliter le développement de ce mouvement. « Nous avons nous-même construit un séparatisme, celui de nos quartiers, de la ghettoïsation », a-t-il affirmé, ajoutant : « nous avons construit une concentration de la misère et des difficultés et nous le savons très bien. Nous avons concentré les populations souvent en fonction de leur origine, de leurs milieux sociaux ».

Face à ce constat, et appelant à un « réveil républicain », Emmanuel Macron a annoncé un panel de mesures en ce sens.

Enseignement et politique de la ville

Le chef de l'Etat a ensuite abordé les mesures prévues en terme d'éducation et de politique de la ville.

Concernant l'éducation, le plan souhaite éviter tout risque de déscolarisation des jeunes que les parents veulent écarter de l'école « de la République ». Pour cela, l'instruction à l'école sera obligatoire pour tous dès 3 ans et celle à domicile sera strictement limitée, notamment aux impératifs de santé. L'objectif est de lutter contre le dévoiement de l'école à la maison vers un endoctrinement des jeunes dans une idéologie radicale.

Le plan prévoit aussi un dédoublement des classes, la création de 40 cités éducatives supplémentaires et l'ouverture dans les prochaines semaines de 300 maisons offrant des services supplémentaires. Souhaitant que l'enseignement de la culture arabe soit mieux encadrée, davantage de cours de langue arabe seront proposés à l'école.

Par ailleurs, comme annoncé en février dernier, le Président de la République confirme la fermeture des dispositifs d'enseignements langues et cultures d'origine (ELCO), après des négociations avec les pays d'origines tels que la Turquie ou l'Algérie. Les écoles hors contrats encadrées par la loi Gatel seront contrôlées plus strictement.

Sur le volet politique de la ville, des investissements seront faits sur le terrain, sur la sécurité et la justice. Ainsi, les préfets pourront, en cas de « carence républicaine » dans une commune, « se substituer à l'autorité locale avec l'accord d'un juge » et suspendre des arrêtés municipaux. L'obligation de neutralité sera étendue aux agents publics, « dans le cadre de leur action » et aux salariés des entreprises délégataires. Enfin, le plan prévoit une « reconquête » des quartiers dans lesquels « s'est engouffré ce séparatisme ». « Notre horizon est simple, c'est assurer une présence républicaine au bas de chaque tour, au bas de chaque immeuble, là où nous avions reculé », a insisté Emmanuel Macron.

Focus sur le monde associatif

Pour le chef de l'Etat, le fonctionnement des associations doit être régulé : « nombre d'associations proposant des activités sportives, culturelles, artistiques, linguistiques ou autres, ou qui ont pour raison d'être l'accompagnement des plus démunis ou l'aide alimentaire, déploient en réalité des stratégies assumées endoctrinement », relève t-il.

Sur ce sujet, trois mesures ont été prises. Ainsi, les associations loi de 1901 et les mosquées sous ce statut sont incitées à passer sous le régime de la loi de 1905, qui permet plus de transparence financière. Par ailleurs, celles qui touchent des subventions publiques devront signer un « contrat des valeurs de la République », dont le non-respect entraînera l'arrêt de ces dernières. Enfin, les motifs permettant de supprimer des associations en Conseil des ministres, actuellement le terrorisme, l'antisémitisme et le racisme, seront élargis. Une telle décision pourra être prise en cas de « faits d'atteinte à la dignité de la personne ou de pressions psychologiques ou physiques ».

Construire un « islam des Lumières »

la lutte contre le séparatisme islamiste nécessite plus d'encadrement et de transparence de la part des représentants du culte musulman. « Il nous faut aider cette religion dans notre pays à se structurer pour être un partenaire de la République. », s'est exprimé le chef de l'Etat, qui a annoncé la mise en place d'un dispositif « anti-putsch très robuste » dans les mosquées afin « éviter que ces protagonistes, plus subtils et plus sophistiqués, n'utilisent les faiblesses de nos propres règles pour venir prendre le contrôle des associations cultuelles et des mosquées, pour aller prédiquer le pire ».

Le chef de l'Etat entend développer les études islamiques « de haut niveau » et bâtir en France un « Islam des Lumières ». Pour cela, une enveloppe de 10 millions d'euros sera allouée « aux initiatives qui seront prises par la Fondation pour l'islam de France en matière de culture, d'histoire et de sciences« . Sera également créé un institut scientifique d'islamologie ainsi que des postes dans l'enseignement supérieur et la recherche dans ce champs d'étude.

Le Président de la République a également annoncé son souhait de réorganiser l'islam consulaire, en supprimant progressivement les imams détachés, en provenance de pays tels que la Turquie ou l'Algérie, afin de lutter contre les influences étrangères, mais de former des imams sur le territoire français. Le contrôle du financement des lieux de culte sera aussi renforcé. S'agissant des imams et des psalmodieurs, un label de formation sera instauré, avec des certifications et une charte obligatoire, sous peine de révocation.




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