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Sebastien Perrotel, une nouvelle vision pour Colombes et les Colombiens

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Sebastien Perrotel, une nouvelle vision pour Colombes et les Colombiens
@ DR

Sébastien Perrotel est le candidat investi par LaREM et l'UDI aux prochaines élections municipales de Colombes, face à la maire sortante Nicole Goueta, 82 ans. Membre de l'équipe municipale de 2014 à 2019, il quittait le conseil en mars 2019, refusant de voter le budget. Il revient aujourd'hui avec des convictions fortes et une tout autre vision de l'action municipale. Il prend position sur tous les grands sujets qui intéressent les Colombiennes et les Colombiens : environnement, sécurité, éducation…

Affiches Parisiennes : Pourquoi avez-vous décidé d'être candidat aux élections municipales de Colombes ?

Sébastien Perrotel : Parce que je suis Colombien, je travaille et vis à Colombes depuis 50 ans. J'ai cette ville à cœur et au cœur. J'ai fait partie de l'équipe municipale de 2014 à 2019 sortant d'une fusion de deux listes au second tour. Nous nous étions lancés dans la campagne dès 2011 avec Laurent Trupin pour avoir un autre regard sur notre ville et un aménagement différent. En mars 2019, j'ai décidé de ne pas voter le budget et j'ai quitté la majorité.

La vision de l'équipe en place et de la maire sortante ne me convenait pas. J'ai tenté de changer les choses de l'intérieur, sans résultat. J'ai longuement réfléchi avant de me lancer dans la campagne parce que c'est une mission où l'on donne énormément de temps et de soi. On en vient à oublier sa famille, mais il m'a paru nécessaire de continuer à vouloir changer Colombes notamment sur différents points qui ne constituent pas une priorité pour la maire en place.

A.-P. : Quelles étaient vos fonctions à la mairie ?

S. P. : J'étais adjoint à la maire sur la délégation jeunesse et sports. En 2015, j'ai également été élu conseiller départemental des Hauts-de-Seine, ce qui m'a permis de travailler, sans relâche sur la désignation du stade Yves-du-Manoir comme site olympique pour le hockey sur gazon. Il était impensable pour moi de voir disparaître ce fleuron de la ville de Colombes. Depuis 1924, ce stade a popularisé la ville. Je me suis donc battu, avec l'aide du Département, du président Devedjian, de Jacky Lorenzetti, le propriétaire du Racing 92, et de Louis Gillet qui est le président du Racing Club Hockey sur gazon – le plus ancien de France – pour que l'on puisse mettre en place une stratégie politique et sportive pour permettre au stade Yves-du-Manoir d'être accepté comme site olympique. Je suis fier d'avoir obtenu cette victoire pour Colombes.

A.-P. : C'est un très beau projet qui a été accepté. Que vont apporter à Colombes ces Jeux olympiques et paralympiques 2024 ?

S. P. : Les JO vont apporter un rayonnement à l'échelle nationale et internationale, même si pour l'instant, on n'a encore rien vu d'olympique à Colombes. Ces Jeux peuvent nous permettre de transformer la ville en lui apportant une attractivité économique, en permettant à des Colombiennes et à des Colombiens de trouver du travail pendant et après les JO. C'est pour cela qu'il m'importe que ce site puisse pérenniser une activité post olympique. La Fédération française de hockey-sur-gazon est encore peu connue, mais c'est un sport qui est très populaire en Europe du Nord, de l'Est et dans toute l'Asie. Il faut savoir qu'à l'échelle internationale, le hockey sur gazon est le troisième sport le plus joué dans le monde, à parité hommes-femmes. Il passionne quelque 250 millions de téléspectateurs en Asie, en Océanie... Si nous attirons ne serait-ce que 1% de ces fans, nous pourrions potentiellement accueillir 2,5 millions de spectateurs susceptibles de s'installer et de consommer dans notre ville pendant la période des Jeux. Le hockey sur gazon est la discipline qui enregistre la plus forte affluence en termes de supporters pendant les épreuves olympiques.

Il faut tout d'abord remettre de l'éducation, de la prévention, de l'aide à la parentalité dans les zones prioritaires.

A.-P. : Colombes est en croissance économique. C'est également une ville de la petite couronne qui vit et s'agrandit de plus en plus. Quelle est votre analyse sur ce développement ?

S. P. : La pression immobilière est très importante. Les Franciliens quittent la capitale ou la très proche banlieue et s'installent de plus en plus loin. Longtemps boudée par les Parisiens et Alto-séquanais, Colombes attire maintenant. Nous avons actuellement la plus grande zone pavillonnaire d'Île-de-France. Ces 9 000 pavillons constituent un poumon vert. Depuis 2014, la ville se développe également avec beaucoup de constructions verticales sur des friches industrielles. On remarque d'ailleurs qu'une partie de la zone pavillonnaire commence à être attaquée par les promoteurs immobiliers, et ça j'y suis farouchement opposé.

Il faut réfléchir de manière globale et donner une identité architecturale à la ville. Ce n'est pas le cas. Comme avec l'immobilier vertical on ne crée pas de commerce de proximité, on va se retrouver, comme dans les années 1970, avec des îlots de constructions sans vie sociale organisée. On ne pense pas non plus à la mobilité. Par exemple, sur l'avenue Gabriel Péri, vous avez six opérations en cours de réalisation et trois projets. C'était peut-être l'occasion de créer une voie cyclable sécurisée…mais ce n'est pas le cas. On ne se pose pas non plus la question des bâtiments publics. Il va nous manquer une crèche, une école, un collège...

A.-P. : à ce propos, qu'elle est votre vision de l'éducation pour cette ville ?

S. P. : Il faut tout d'abord remettre de l'éducation, de la prévention, de l'aide à la parentalité dans les zones prioritaires. Ensuite, nous devons repenser la carte scolaire. Aujourd'hui, il y a le projet d'un nouveau lycée situé à 200 m à vol d'oiseau du lycée actuel. Ce n'est pas une bonne stratégie éducative. Il faut surtout implanter un lycée dans un quartier où les habitants en ont besoin. La Mairie doit travailler davantage de concert avec les établissements scolaires pour développer l'éducation de l'art, de la musique, l'éducation sportive. En termes d'emploi, il y a également un manque de synergies entre la Mairie et les partenaires économiques, puisque nous bénéficions d'un tissu de TPE et de PME très important. Il est du devoir de l'équipe municipale de libérer les énergies et d'accompagner les jeunes dans leur parcours professionnel, sans oublier ceux qui veulent sortir de la précarité.

A.-P. : Cette précarité apporte aussi de l'insécurité... Certains quartiers de Colombes sont difficiles... Que faut-il faire pour améliorer la sécurité ? Faut-il davantage de policiers municipaux ?

S. P. : La stratégie globale doit être repensée. Il faut conserver notre police municipale armée. Il faut en revanche mieux la former. Nos agents ASVP – agents de surveillance de la voie publique, NDLR – sont essentiellement astreints à une mission de verbalisation du stationnement. Ce n'est pas leur rôle. Il faut reprendre la sécurité de la ville à l'échelle globale. Les ASVP devraient se voir attribuer un quartier dans lequel ils vont tourner pour créer du lien avec les jeunes, avec les habitants. Il faut que la police municipale aille à la rencontre des jeunes dans les écoles pour se présenter, pour engager le dialogue. Le rôle des ASVP doit être orienté vers la prévention. La police a la double mission de prévention et de répression afin de garantir le droit à la tranquillité.

J'envisage par ailleurs d'ouvrir deux antennes de la police municipale, au Petit-Colombes et aux Fossés-Jean. Les habitants des quartiers nord, qui ont aussi le droit à la tranquillité, se sentent abandonnés. Il faut davantage de proximité.

Il faut également renforcer la coopération entre la police municipale et nationale. Grâce au travail d'Adrien Taquet, nous avons obtenu une PSQ, la police de sécurité du quotidien. Asnières et Colombes ont été choisies comme axe de prévention et de répression, de la lutte contre le grand banditisme à l'insécurité en lien avec le trafic de drogue.

Nous devons également développer la vidéo surveillance pour anticiper les interventions, obtenir des preuves, verbaliser les incivilités du quotidien. Je ne veux laisser dans notre ville aucune zone de non droit.

A.-P. : Sur la participation citoyenne, que comptez-vous développer ?

S. P. : Des conseils de quartier existent déjà, mais ils sont plutôt consultatifs que participatifs. Chaque conseil de quartier pourrait avoir un projet qui lui tient à cœur et qu'il va mener de A à Z. Ces conseils devront avoir un budget et cet argent public devra être utilisé pour monter un projet qui permettra d'améliorer le cadre de vie. L'avancement de l'opération sera naturellement suivi par un adjoint ou un conseiller municipal.

Sur des problématiques très fortes pour la commune, celles qui peuvent changer la vie des administrés, je pourrais passer par le référendum local. Il est important que les Colombiens s'approprient leur ville. Je veux redonner aux habitants la fierté d'y vivre.

A.-P. : Sur les cantines scolaires... Avez-vous des propositions ?

S. P. : Concernant les cantines scolaires, je pense que nos agents qui préparent et servent les repas sur place pourraient être mieux formés. Les produits qui partent de la cuisine centrale peuvent ne pas arriver au meilleur de leur qualité dans l'assiette des enfants. Il faudra par ailleurs intensifier les circuits courts, ce qui est possible avec les Yvelines, véritable département rural, à une quinzaine de kilomètres de notre ville. Je compte multiplier les partenariats avec des fermes les plus proches de la ville, en bio, mais également en agriculture raisonnée.

Il faut parallèlement développer l'éducation à la santé, à la diététique pour nos jeunes. Nos cantines doivent être exemplaires et éduquer nos enfants au goût, à l'envie de manger sainement.

A.-P. : Vous écoutez aujourd'hui les Colombiens dans le cadre de votre campagne. Quelles sont leurs principales attentes ?

S. P. : Les habitants de Colombes attendent plus de liens, plus de concertation, moins de pollution et plus d'écologie. Sur ce dernier point, je ne veux pas aborder le problème par la punition. Je veux mettre en œuvre une écologie réfléchie. Nous sommes capables de réimplanter la nature dans nos espaces urbains, de construire avec des modèles labellisés, de développer un réseau de mobilités qui permette aux Colombiens de se déplacer en toute sécurité dans sa ville, y compris les personnes à mobilité réduite... La bétonisation inquiète également les gens. Dans les quartiers déjà fortement urbanisés, les habitants sentent que les derniers espaces verts dont ils profitent disparaissent progressivement. Plusieurs d'entre eux nous demandent également de préserver la zone pavillonnaire en assurant un droit à la sécurité.

A.-P. : Le centre-ville de Colombes n'est-il pas en déclin ?

S. P. : Si, bien sûr, il l'est. L'offre commerciale est insuffisante. Nous avons essentiellement des audioprothésistes, des opticiens, des banques et des agences immobilières. La rue Saint-Denis, seule voie vraiment commerçante de la ville, manque d'animation et d'ambition. Nous voulons la réveiller, en implantant notamment des commerces de bouche. Nous avons également un projet de développement commercial du centre-ville, du quartier de la gare et du marché. Je m'engage à mettre en place de vraies halles où l'on peut faire ses courses et se restaurer ; un lieu de vie, de rencontres.

Mais mon projet ne s'arrête pas au centre-ville. Je veux aussi redynamiser l'offre commerciale et développer des lieux de vie et de rencontre sur le Nord de Colombes. Les mêmes services pour tous !

A.-P. : Et en termes de santé ?

S. P. : Colombes est actuellement un désert médical et la maire actuelle y a contribué. En 2014, nous avions 54 médecins. Cette année, nous en avons 43, alors que nous allons avoir plus de 2 000 logements supplémentaires. Notre ville se rajeunit... Or, nous avons deux pédiatres. Ils ont respectivement 65 et 70 ans. Si nous ne nous montrons pas attractifs, le désert médical va s'aggraver. Comment vont faire les habitants pour accéder aux soins ?

La Mairie ne prend pas du tout en compte la volonté des médecins de se regrouper en cabinets. Nous allons le faire. Il faut faciliter l'installation de médecins généralistes et spécialistes, par la création de maisons de santé. Je veux également créer une maison des familles permettant un accompagnement de celles-ci dans tous les domaines et les étapes de la vie. Je prévois par ailleurs une maison des seniors pour lutter contre l'isolement. Cet espace dédié permettra de conseiller les seniors dans leur parcours de santé, de développer l'accompagnement numérique et des moments d'échanges de partages.

Sébastien Perrotel sur le Salon des maires

Pendant le salon des maires et des collectivités locales, Sébastien Perrotel, candidat de LaREM-UDI à Colombes, est allé à la rencontre plusieurs acteurs locaux pour échanger sur la ville de demain.

De nombreuses innovations vont permettre d'améliorer le cadre de vie des Franciliens et de faire baisser les dépenses des collectivités locales. Plusieurs sujets ont été évoqués comme l'innovation écologique, la smart city, les mobilités ou encore l'aménagement urbain.




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