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SALON SME PARIS - La dynamique entrepreneuriale ne s'essouffle pas

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SALON SME PARIS - La dynamique entrepreneuriale ne s'essouffle pas
© A.P.

Des milliers d'entrepreneurs ou d'aspirants chefs d'entreprise ont parcouru les allées et assisté aux conférences du Salon SME Paris, début octobre au Palais des Congrès. Pour cette 20e édition, l'ex-salon de la micro entreprise s'est focalisé sur le progrès. Ce dernier passera nécessairement par l'amélioration de l'accès au financement, la couverture numérique pour tous et la création d'un guichet unique pour faciliter les démarches administratives, a expliqué le secrétaire d'Etat, Julien Denormandie, en visite au salon.

Ce congrès proposait aux créateurs et aux dirigeants de start-up et de TPE deux journées d'échanges et de formations pour faire aboutir leurs projets entrepreneuriaux, dynamiser leur activité et développer leur réseau. L'occasion d'obtenir des solutions à leurs préoccupations business, managériales, juridiques et administratives.

« SME est un salon très pro et très convivial », se réjouit son fondateur, Alain Bosetti, qui a eu l'idée de créer ce rendez-vous des entrepreneurs en 1998.

Congrès pragmatique et formateur

Placée sous le signe du progrès, l'édition 2018 du Salon SME (Solutions pour Mon Entreprise) proposait un programme complet à ses visiteurs, les aidant à prendre le virage économique et digital pour déployer au mieux leur potentiel.

Pour Alain Bosetti, « les progrès doivent se faire à deux niveaux : dans l'intégration de toutes les nouvelles technologies qui facilitent la vie de l'entreprise et dans les soft skills de son dirigeant ».

Les créateurs d'entreprise ont ainsi pu affûter leurs pratiques digitales avec des ateliers animés par des représentants de l'Afnic, Google, Instagram, Microsoft ou encore Orange. L'occasion aussi de se faire conseiller par des coachs en management, ressources humaines ou prise de parole. Certains ont d'ailleurs testé des exercices de pitch devant des jurys d'experts.

Ils ont aussi pu étudier leurs opportunités de financements avec France Active (réseau pionnier de la finance solidaire), la Banque de France, BNP Paribas, le CIC, la Caisse d'épargne ou le Crédit Mutuel, mieux comprendre les ressorts administratifs et juridiques de la gestion d'entreprise avec des avocats, et les implications du prélèvement à la source auprès d'experts-comptables.

Finalement, ce salon proposait l'accès à toutes les solutions pour lancer, gérer et développer leur activité. Un service précieux pour les entrepreneurs français, dont le nombre ne cesse d'augmenter.

L'Indice entrepreneurial français 2018 confirme cet essor

Selon l'Agence France Entrepreneur (AFE), 30 % des Français de 18 ans et plus, soit 15 millions de personnes, se sont engagés à un moment ou un autre dans une dynamique entrepreneuriale.

Un chiffre qui confirme la fameuse « transition entrepreneuriale » constatée depuis vingt ans par Alain Bosetti.

L'AFE a profité du salon pour dévoiler les premiers résultats de l'Indice entrepreneurial français (IEF) 2018, une enquête réalisée avec le soutien de Pôle emploi, de la Fondation d'entreprise MMA des entrepreneurs du futur et le concours de TMO Régions.

Lors de la plénière d'ouverture, Dominique Restino, président de la CCI de Paris et vice-président de l'Agence France Entrepreneur, a annoncé que près d'un tiers des actifs français s'est déjà engagé dans une dynamique entrepreneuriale. Un pourcentage qui consolide les résultats de la première édition de l'enquête réalisée en 2016 et confirme que la création d'entreprise offre pour beaucoup de véritables opportunités professionnelles. Il traduit plus largement une mutation culturelle et sociétale profonde qui s'est opérée en France ces dernières années : « le développement du désir d'entreprendre ».

Grace à l'IEF, l'AFE quantifie, analyse et décrypte ce dynamisme et son évolution. L'objectif étant d'identifier les freins et les leviers permettant de stimuler la culture entrepreneuriale et favoriser la création d'entreprises en France. L'indice appréhende le dynamisme entrepreneurial des Français par deux séries d'indicateurs : la chaîne entrepreneuriale (autrement dit la proportion d'intentionnistes, de porteurs de projets, de chefs d'entreprise et d'anciens dirigeants) et la culture entrepreneuriale (sensibilisation à l'entrepreneuriat et perception de la création d'entreprise et du métier de chef d'entreprise).

L'enquête a été menée auprès d'un panel de 2 500 personnes incluant deux focus sur les demandeurs d'emploi et, pour la première fois, les habitants des quartiers prioritaires des politiques de la ville.

Selon les résultats de cette dernière enquête, près de
20 % des Français ont pensé à créer ou à reprendre une entreprise durant l'année écoulée, dont 7 % ont engagé des démarches et 13 % ont créé ou repris une entreprise qu'ils ont depuis vendue ou fermée.

Par ailleurs, 12 % des Français déclarent être « entrepreneurs ». Le nombre de créations (hors micro-entreprises) en France n'a jamais été aussi haut depuis 1987, avec 349 000 créations en 2017. Pour les micro-entreprises, le nombre de créations dépasse les 240 000, soit 7 % de plus qu'en 2016.

Secrets d'entrepreneurs

Il vaut mieux suivre sa propre voie plutôt que d'essayer de faire la même chose que les autres en mieux a conseillé Julien Denormandie, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Cohésion des territoires, à l'assistance lors de la plénière d'ouverture du salon.

Pour ce dernier, le Gouvernement fait tout pour améliorer la vie aux entrepreneurs.
« Il y a deux sujets en vérité : les banques et le guichet unique », a-t-il expliqué. Ainsi, les Pouvoirs publics essaient d'une part de faciliter les démarches administratives en supprimant les nombreuses voies d'accès en créant un guichet unique pour la création d'entreprise. D'autre part, ils travaillent sur l'accès aux nombreux acteurs de l'accompagnement, dont l'Adie et Bpifrance, mais aussi au financement, notamment pour les jeunes des quartiers politiques de la ville, comme en Seine-Saint-Denis où la dynamique entrepreneuriale est très forte.

Par ailleurs, l'Etat travaille sur l'accès au « très haut débit partout en France d'ici à 2022 » car « le numérique est un facteur clé du développement économique », explique le secrétaire d'Etat.

Des efforts nécessaires selon Hapsatou Sy pour qui « la vérité est qu'il n'est pas si simple de trouver de l'argent et de la confiance quand on démarre. C'est une réalité, notamment dans les quartiers ». En effet, tout le monde ne peut pas se porter caution personnelle et n'a pas facilement accès à des réseaux de qualité, à des business angels ou de la “love money”. En outre,
« toutes les formalités sont une usine à gaz », dénonce l'entrepreneuse, envieuse de la mentalité anglo-saxonne davantage portée sur la simplicité, l'efficacité et la prise de risques. Pour elle, l'accès au financement est le nerf de la guerre.

Le témoignage d'Elsa Hermal, cofondatrice d'Epicery, sur la recherche d'investisseurs, notamment en trouvant leur contact sur Twitter et en faisant preuve d'ingéniosité pour obtenir des rendez-vous, a confirmé ce point de vue.

Pour Laurent Munerot, président de la Chambre régionale de métiers et de l'artisanat d'Ile-de-France, « la clé est l'accompagnement ». Ainsi, les bons conseils et l'alliance entre l'investissement bancaire, les prêts d'honneur, le crowfunding et l'épargne permettent de créer son entreprise. Un raisonnement repris par Dominique Restino qui met en avant l'importance du mentorat. « Un mentor ne donne pas de réponses, mais se contente de poser les bonnes questions », explique ce spécialiste qui espère que la loi Pacte « ne va pas instaurer des déductions fiscales aux mentors et ne va pas dérégler le système ».

Dans seulement quatre ans, les 19-35 ans représenteront la moitié des actifs, qui souhaitent à 70 % être indépendants mais ne pas travailler seuls. Il faut donc développer le télétravail, les tiers-lieux, les fablabs et les réseaux d'accompagnement.

« Le Gouvernement mettra sur la table 110 millions d'euros pour la création d'un réseau national des tiers-lieux, dans 28 communes sur tout le territoire. C'est un phénomène global et pas uniquement lié à la métropole », explique Patrick Levy-Waitz, à l'initiative de la création de la Fondation Travailler autrement en 2013 qui s'est vu confier en février 2018 la « Mission coworking : Territoires, Travail, Numérique » par Julien Denormandie.

Ce plan coworking lance « une belle énergie » pour développer des lieux d'activités d'un nouveau genre. « Il y a partout sur le territoire une formidable volonté des personnes de retrouver de l'emploi, un destin commun et de bâtir leur avenir », explique Patrick Levy-Waitz. L'Etat semble s'engager pour faciliter cette transition entrepreneuriale.

Jean-Charles Varlet, président de Crème de la crème, lauréat du Prix Jeune entrepreneur

Dans le cadre de sa 20e édition, le Salon SME a organisé le Prix Jeune entrepreneur. Réuni pour départager les finalistes, le jury a remis le prix lors du salon à Jean-Charles Varlet, fondateur de Crème de la crème.

Parrainé par BNI, les Editions Dunod et France Active, ce concours a pour vocation de soutenir des entrepreneurs innovants de moins de 30 ans.

A tout juste 27 ans, le lauréat a développé une plateforme de mise en relation entre les entreprises et une communauté de freelances sélectionnés pour mener à bien des missions innovantes à forte valeur ajoutée. Grâce à Crème de la crème, les entreprises ont désormais accès à une multitude de talents aux compétences variées, sans aucune restriction géographique. Les freelances mettent à profit leur savoir-faire en réalisant des projets ambitieux qui leur correspondent.

Grâce au Prix Jeune entrepreneur, Jean-Charles Varlet va continuer à recruter de nouveaux talents pour renforcer la présence de Crème de la Crème à l'échelle européenne.

Les autres finalistes étaient :

- Agatha Dessaint, cofondatrice de BabyCoach : premier service entièrement digital à offrir un accompagnement aux jeunes parents 24/24 et 7/7 grâce à des professionnels de la petite enfance.
- Alexandra Claeys, fondatrice de Florapada : marque engagée en faveur des enfants mexicains défavorisés, produisant des bijoux faits main par une tribu Huichols (Mexique), puis assemblés et dorés à l'or fin dans des ateliers parisiens.
- Alice Owieczka, fondatrice de Nextoome : appli mobile qui met en relation des commerçants de bouche locaux et des acheteurs, en livraison à domicile ou système en « click and collect ».




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