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Salon Made in France L'essor du patriotisme économique

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Salon Made in France L'essor du patriotisme économique
© A.P.

Après le succès des dernières Assises du produire en France, le salon MIF Expo attend plus de 60 000 visiteurs le week-end prochain à Paris. La dynamique socio-économique de promotion du « Made in France » est en plein essor car consommer français, c'est favoriser l'emploi, relancer la croissance et préserver l'environnement.

S'il se fait de plus en plus sentir chez les consommateurs, cet essor commence à grandir chez les dirigeants d'entreprise. En effet, produire en France, au-delà d'une plus grande proximité avec tous les intervenants de la chaîne industrielle et commerciale, c'est aussi la possibilité de rassurer ses clients à travers une information fiable sur l'origine et la fabrication des produits.

De nombreux chefs d'entreprise aux Assises du produire en France

La quatrième édition des Assises du produire en France, dédiée à la promotion du Made in France, a réuni en septembre dernier de nombreux élus et dirigeants d'entreprise désireux de faire progresser le patriotisme économique.

Plus de 500 chefs d'entreprise ont répondu présents au rendez-vous de ceux qui croient dans le renouveau industriel et le maintien des savoir-faire français.

Fort de 600 entreprises qui ont fait la démarche de certifier “Origine France Garantie ”
leurs produits, l'association Pro France, qui promeut le label OFG a organisé une journée événement autour de l'opportunité d'exporter en Asie des produits fabriqués en France d'une part, et l'industrie française d'autre part.

« La France des usines, avec Arnaud Montebourg on en a fait un espoir, un désir, une appétence, un souhait »,
s'est réjoui Yves Jégo devant la salle comble pour un après-midi dédié à la réindustrialisation. De son côté, Arnaud Montebourg a vanté le succès et l'impact positif de cet « événement transpartisan ».

Si le poids de l'industrie dans le PIB français a eu tendance à baisser depuis des années selon l'Insee, ce dernier est loin d'être négligeable. Il a même repris du poil de la bête en 2017 avec une légère croissance de 1,7 %. L'industrie représente aujourd'hui 14 % du PIB, contre 16,5 % en 2000, et est moitié moindre qu'en Allemagne. Le secteur emploie 2,8 millions de salariés en France, soit 11 % de la population active (hors intérim), selon l'Insee. Les industries manufacturière et automobile se taillent la part du lion.

En outre, l'aéronautique, la défense, les cosmétiques et le luxe tirent la situation économique du pays vers le haut. L'industrie représente ainsi une part croissante des exportations. Le renforcement des écosystèmes de filières, comme la Frenchtech, « pour chasser en meute », font connaître le savoir-faire français à l'export.

« L'industrie c'est de l'espoir et on en a besoin en France », s'est exclamé Carole Couvert vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE), en faisant la promotion du crédit impôt recherche et du mixte homme-machine dans la production. Pour elle, promouvoir l'industrie hexagonale et coconstruire une véritable stratégie industrielle avec les partenaires sociaux et les entreprises est une question de bon sens. Par ailleurs, « chacun est consommateur donc ambassadeur du produire en France ».

« Nous voulons nous battre pour que nos fleurons industriels restent sur notre territoire », a indiqué Valérie Pécresse. « Produire en France, c'est aussi une question de formation professionnelle, c'est pourquoi nous mettons les bouchées doubles sur l'apprentissage »,
a expliqué la présidente de la Région, dont 150 millions de budget seront destinés à soutenir le produit en Ile-de-France. L'élue était d'ailleurs ravie de partager un “petit scoop” avec l'assemblée : la Région a acheté des trains Bombardiers qui viennent d'être labellisés OFG.

Le salon MIF Expo attend 60 000 visiteurs

En moins d'une décennie, le salon MIF Expo est devenu le rendez-vous annuel des professionnels et des consommateurs qui souhaitent défendre l'économie locale en achetant des produits fabriqués en France.

Alors qu'il a démarré avec 85 exposants et 15 000 visiteurs en 2012, le salon du Made in France compte aujourd'hui 500 exposants et attend plus de 60 000 visiteurs au Parc des expositions, Porte de Versailles les 10, 11 et 12 novembre prochain.

Le salon est rapidement devenu le lieu d'échanges, de rencontres privilégiées pour tous les acteurs du fabriqué français. Son objectif est d'accueillir des entreprises de toutes tailles, des PME, des entreprises industrielles, artisanales, des start-up dans tous les secteurs d'activité : mode, beauté, accessoire, gastronomie, art de vivre et innovation.

Chaque année, une région est mise à l'honneur. Pour sa 7e édition, la région Auvergne-Rhône-Alpes expose sur un pavillon de plus de 600 m2 recevant 80 entreprises.

Ceux qui pourront s'y rendre feront de belles emplettes : vêtements, ameublement, produits de beauté, beaux objets et produits du terroir… Et pour ceux qui n'auront pas cette chance, peuvent toujours aller sur
www.prefrance.fr, « le Google du made in France », dixit son créateur.

Fort du succès des conférences organisées lors des deux dernières éditions, les visiteurs pourront aussi écouter cette année des élus, politiques, entrepreneurs et experts débattre de thèmes d'actualité liés à l'économie et l'industrie hexagonale.

Les anciens ministres parrains du salon, Yves Jégo, président fondateur du label Origine France Garantie, et Arnaud Montebourg, cofondateur de la marque Bleu blanc Ruche, tiendront ainsi des conférences sur le label OFG comme capital RSE de l'entreprise pour le premier, et la fin de la mondialisation pour le second.

Des panels d'experts aborderont quant à eux les thèmes du produire en région, du rôle des grands patrons, de la grande distribution, de l'attractivité fiscale de la France, ou encore de l'essor des transactions financières sans contact et des enjeux de l'intelligence artificielles pour les fabricants français. De quoi assouvir la curiosité et informer des nombreux visiteurs.

Une promo médiatique du Made in France

Yves Jégo a profité de la tenue des Assises du produire en France pour faire le lancement officiel du nouveau magazine Produire en France, qui paraîtra quatre fois par an dans les kiosques. « Nous travaillons comme des artisans avec une petite équipe de trois salariés », a-t-il précisé, convaincu de l'utilité sociale de ce nouveau média.

De plus, le président de l'association Pro France, père spirituel du label Origine France Garantie, parraine un programme court télévisé qui fait le lobbying des entrepreneurs certifiés OFG avec le slogan “Impossible n'est pas français !”. « Ce magazine et cette certification ont une utilité pour créer des événements comme celui-ci, ouvrir les espaces médiatiques et faire la promotion des entrepreneurs qui produisent français », a-t-il lancé aux participants des dernières Assises du produire en France.

L'enjeu de l'origine des produits progresse

La 4e édition de l'étude sur les Français et le Made in France — enquête barométrique de l'ifop réalisée sur 1 015 personnes interrogées à la fin du mois d'août 2018 — montre que l'enjeu de la provenance du produit acheté ne cesse de progresser.

Au moment d'acheter un produit ou un service, plus de la moitié des Français en regarde le pays de fabrication, que ce soit souvent (16 %) ou systématiquement (43 %). Si ce critère demeure un levier d'achat (pour 21 %) moins important que la qualité (66 %) ou le prix (65 %), l'étiquette « Made in France » revêt toutefois une signification particulière pour de nombreux Français : participer au maintien de l'emploi en France (pour 93 %), soutenir les entreprises du pays (93 %), préserver les savoir-faire nationaux (92 %) ou plus simplement réaliser un « acte utile » (88 %). Trois quarts des Français seraient même prêts à payer plus cher un produit Made in France, soit une proportion stable depuis 2011. Dans cette quête, le label OFG constitue un allié reconnu : 82 % le connaissent et 84 % le considèrent comme un gage de confiance.




Philippe CHARRESSON
Journaliste

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