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Sage réinvente la simplicité de la tenue comptable

le - - Actualité - Interview

Sage réinvente la simplicité de la tenue comptable
© Adobe Stock

Après le lancement en octobre dernier de sa solution de paie en SaaS (Software as a Service), Sage ajoute une nouvelle brique dédiée à la comptabilité sur sa plateforme Sage Business Cloud. Tristan De Broucker, chef de marché chez Sage, nous explique en quoi cette plateforme vient confirmer les ambitions du groupe anglais sur le marché français du service aux entreprises, tous segments confondus.

Affiches Parisiennes : A quel type d'entreprises s'adresse la plateforme Sage Business Cloud comptabilité qui vient d'être lancée ?

Tristan De Broucker : La cible de cet outil c'est toutes les entreprises qui vont internaliser partiellement leur poste comptable. A partir du moment où une entreprise a une comptabilité d'engagement et un régime fiscal BIC ou BA - bénéfices industriels et commerciaux ou bénéfices agricoles - l'outil va pouvoir y répondre.

En revanche, elle n'est pas adaptée pas aux professions libérales, c'est la seule contrainte. Et quand je parle d'internalisation du poste comptable, la solution permet de tenir sa comptabilité et d'échanger en temps réel avec son expert-comptable , notamment en période de clôture pour la gestion des liasses fiscales.

"En réalité, une entreprise qui a besoin de tenir sa comptabilité, qu'elle ait trois salariés ou cent, a globalement les mêmes besoins."

La particularité, c'est qu'on ne s'adresse plus à des tailles d'entreprise, comme on a pu le faire dans le passé où l'on segmentait beaucoup les TPE puis les PME, mais plutôt par cas d'usage. En réalité, une entreprise qui a besoin de tenir sa comptabilité, qu'elle ait trois salariés ou cent, a globalement les mêmes besoins. Ce qui différencie les cas sont plutôt les secteurs, l'organisation stratégique où les ambitions de l'entreprise, à savoir si elle veut faire de l'analytique, du budgétaire ou des immobilisations par exemple.

Voilà la cible actuelle mais celle-ci s'élargira peut-être ensuite à toutes les entreprises, même celles qui n'ont pas forcément besoin d'un expert-comptable en fin d'année.

A.P. : En quoi consiste l'outil ? Quel est l'avantage d'avoir recours à ce nouveau service pour les entreprises ?

T. D.B. : Le grand avantage de l'outil est avant tout un gain de temps considérable et une simplicité dans la tenue comptable. C'est pouvoir mettre à profit tout ce que nous permet de faire la technologie aujourd'hui dans l'automatisation de la collecte des flux achats, banques et ventes, et le traitement de toutes ces données pour ensuite proposer des écritures comptables.

L'outil consiste à affranchir toutes ces tâches de simple tenue comptable, dites à faible valeur ajoutée, grâce au logiciel Sage Business Cloud Comptabilité qui est en capacité de réellement automatiser à la fois la collecte et le traitement des flux comptables.

On se rend compte néanmoins que l'automatisation, c'est bien, mais que le rôle et la responsabilité du comptable, c'est la pertinence de l'information, donc on lui laisse le contrôle sur cette automatisation. Il peut donc valider les informations traitées par le logiciel puis piloter la stratégie comptable de l'entreprise.

A.P. : L'outil fournit-il des tableaux et des graphiques d'analyse des données comptables ?

T. D.B. : Oui, tout à fait. L'outil donne des tableaux de bords pour aider les dirigeants et les comptables à prendre des décisions stratégiques.

Après, nous ne sommes qu'au démarrage du logiciel lancé fin avril, donc pour le moment il propose des indicateurs financiers sur lesquels on ne peut pas encore vraiment jouer mais l'ambition est bien de pouvoir proposer des tableaux de bord avec lesquels l'utilisateur va pouvoir croiser des données, charger des données externes, et vraiment monter en gamme sur de la business intelligence.

A.P. : Avez-vous mis en place une version bêta testée par des clients ?

T. D.B. : Non, nous n'avons a pas sorti de version bêta en tant que tel. En revanche, tous nos process de développement sont validés en amont par de la recherche sur l'expérience utilisateurs et de la co-construction avec des testeurs sur les points de douleur qu'ils peuvent exprimer en utilisant la solution.

"On se rend compte que l'automatisation, c'est bien, mais que le rôle et la responsabilité du comptable, c'est la pertinence de l'information"

Nous continuons bien sûr d'améliorer l'outil via les retours clients. Nous sommes dans une logique d'amélioration continue. Le fondateur de Linkedin, Reid Hoffman, disait très justement « Si tu n'as pas honte de la 1ere version de ton produit c'est que tu as lancé trop tard ». Nous avons effectivement sorti une solution qui au lancement ne permettait pas la reprise des données d'un exercice en cours, alors que c'est le cas maintenant par exemple. Nous mettons à jour la solution tous les mois et nous aurons un programme bêta un peu plus tard car nous souhaitons tester des fonctionnalités par encore terminées juste à des typologies particulières de clients qui souhaitent participer.

Néanmoins, la solution se vend très bien car notre taux de conversion est de l'ordre de 50 %. C'est-à-dire que lorsqu'on la montre à des prospects, la moitié l'achète.

A.P. : Combien de temps a-t-il fallu pour concevoir cette solution ?

T. D.B. : C'est long parce qu'il y a tout un travail de recherche UX (user experience, donc d'expérience utilisateur, ndlr) avec des centaines d'interviews d'utilisateurs, justement pour qualifier les besoins. Ça nous a pris plus d'une année.

A.P. : L'idée est-elle née suite à la généralisation de la dématérialisation due à la crise Covid ou bien était-elle déjà dans les bacs ?

T. D.B. : Non, c'était déjà dans les tuyaux. Nous avons engagé ce projet-là car nous souhaitions travailler sur toutes les logiques d'automatisation et d'intelligence dans le logiciel via le Saas, car nos solutions actuelles nécessitent une installation plus lourde qu'un outil sur le cloud qui permet une flexibilité dans l'évolution des produits.

Toutefois, ce qui est sûr c'est que la crise sanitaire a forcément accéléré le mouvement et les besoins d'acquisition d'une solution cloud des clients.

A.P. : Les données de ce fameux business cloud sont-elles hébergées en France ou a minima en Europe ?

T. D.B. : Oui, elles sont toutes hébergées chez Microsoft Azure, en France. C'est un point qui était très important pour nous. Même si Sage est un groupe anglais, les solutions qu'on propose en France doivent être réalisées et hébérgées sur le territoire, même si c'est un peu plus cher.

A.P. : Avez-vous mis en place un protocole particulier pour assurer la cybersécurité ?

T. D.B. : Tout à fait car chez Sage nous sommes très à cheval sur les politiques de sécurité. Nous avons une équipe dédiée qui est attentive à tout ce qui est risque de perte de données et toute brèche qui pourrait porter atteinte à l'image du groupe. Nous sommes obligés de passer tous les projets devant eux, et s'ils n'obtiennent pas leur validation, ils ne passent pas en production. Des tests sur l'architecture des logiciels sont effectués en amont. Tout est validé après des tests de pénétration et d'audit de codes, qui sont réalisés ensuite chaque année par des organismes d'audit externes.

"Là où, il y a dix ans, on vendait des licences et des boîtes, nous vendons maintenant des logiciels en souscription qui sont toujours à jour et conformes aux attentes des clients"

A.P. : Allez-vous être proactifs sur la recherche de partenaires experts-comptables qui puissent proposer ce logiciel à leurs clients ?

T. D.B. : C'est encore un peu tôt mais c'est effectivement quelque chose sur lequel on réfléchit. Pour nous, ce qui est très important est que notre solution puisse être interconnectable avec n'importe quel outil de production comptable, de manière native, que ce soit un logiciel Sage ou un bien celui d'un concurrent. Notre ambition est donc de s'ouvrir à tout l'écosystème et de s'adresser aux plus d'entreprises possibles. Aujourd'hui, il y a autant de cas d'usage que de clients donc si on veut pouvoir y répondre on est obligé de permettre cette ouverture.

A.P. : En quoi ce nouvel outil entre dans la redéfinition de la stratégie d'entreprise de Sage ?

T. D.B. : Nous entrons petit à petit dans un changement de modèle culturel et organisationnel. Aujourd'hui, on accélère pour devenir une ‘Great SaaS Company'. Là où, il y a dix ans, on vendait des licences et des boîtes, nous vendons maintenant des logiciels en souscription qui sont toujours à jour et conformes aux attentes des clients. Ça nécessite des changements, à la fois dans la façon dont on va suivre nos clients, dont on va vendre nos produits et la manière de les développer. Nous avons par exemple adapté nos tarifs à l'usage de nos outils plutôt qu'à la taille du client. Ainsi, sur la solution Sage Business Cloud comptabilité le prix s'adapte à l'évolution de l'usage de chaque client.




Anne MOREAUX
Journaliste

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