AccueilEntrepriseChiffre« Renaissance », le mot de fin des Universités d’été de la profession comptable

« Renaissance », le mot de fin des Universités d’été de la profession comptable

Pour clôturer la 34e édition des Universités d’été des experts-comptables, qui se sont déroulées du 6 au 8 septembre dernier, trois personnalités fortes se sont réunies autour d’une conférence placée sous le signe de la « Renaissance ».
« Renaissance », le mot de fin des Universités d’été de la profession comptable
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L’Ordre des experts-comptables (OEC) de Paris IDF a organisé, cette année encore, ses Universités d’été au Palais des Congrès de Paris. Durant trois jours, les 6 200 participants ont pu découvrir les nombreux stands sur les nouveaux services et outils à disposition de la profession et assister aux différents séminaires et conférences. En clôture de ce rassemblement, l’incontournable grande conférence a tenu toutes ses promesses. Les trois invités Karine Safa, Laurent Gounelle et Philippe Croizon ont livré des témoignages puissants et variés autour du thème de « Renaissance », entremêlant histoire, philosophie, rêves et récits de vie.

En introduction de cette grande conférence, Vincent Reynier, président de la CCRC de Paris, a tenu à prendre la parole. « Nous sommes très attachés à ces grands moments où nous essayons de respirer, de prendre de la hauteur et de penser au-delà de notre quotidien. Avec cette période très compliquée que nous venons de passer, nous nous sommes dit avec Florent Burtin, président de la CRCC de Versailles et du Centre et Virginie Roitman, présidente du Conseil régional de l’Ordre de Paris IDF, que la thématique devait être « Renaissance ». Nous sommes optimistes en l’avenir et pensons que demain va être une période déterminante ».

« L’avenir ne s’attend pas, il se conquiert »

Karine Safa, docteure en philosophie, mais également conférencière et chercheuse au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) était la première invitée à monter sur scène. Durant une heure, elle a abordé des thèmes d’actualité en faisant un parallèle avec la période historique de la Renaissance. La chercheuse a questionné le public sur le rapport au monde, au temps et sur les leçons à tirer du passé. « La crise, c’est un moment de vérité, elle ouvre une brèche dans le temps, on la vit dans la douleur, ce qui est normal, mais c’est dommage de la vivre uniquement dans la douleur, parce que cette brèche dans le temps, c’est la possibilité d’un nouveau commencement. C’est d’ailleurs pour cette raison que je défends l’idée que la Renaissance s’applique à toutes les périodes de l’histoire. C’est celle qui se rapproche le plus de la nôtre », a indiqué Karine Safa.

« La renaissance, c’est une aptitude à se tenir debout, c’est une aptitude à construire et à se reconstruire après les désillusions. Donc c’est à nous de laisser la place à un temps plus surprenant, plus novateur, plus aléatoire, un temps qui laisse la place à notre liberté, à notre volonté, à notre responsabilité. Si je devais définir notre Renaissance à nous, c’est se dire que l’avenir ne s’attend pas, il se conquiert et c’est peut-être ça le plus grand acte de courage. C’est continuer, continuer malgré les tempêtes passagères à espérer l’avenir ». Une conclusion optimiste sur les jours à venir.

« L’être humain a besoin de savoir qui il est, mais c’est difficile »

Durant ces Universités d’été 2022, un sujet est beaucoup revenu sur la table : « le changement, l’aube d’ungrand bouleversement » dans la profession d’expert-comptable. Ce n’est donc pas un hasard que le deuxième intervenant de la grande conférence soit Laurent Gounelle. Spécialiste de l’introspection et du développement personnel, ce romancier a vécu plusieurs vies, faites de réussites et d’échecs, mais toujours avec l’envie de trouver ce qu’il voulait vraiment faire de son avenir. Pendant son intervention, il s’est servi de la philosophie et de la psychologie afin d’amener le public à une vaste réflexion sur l’Homme et son épanouissement.

« Pour devenir qui l’on est, il faut se libérer de ce que l’on n’est pas », a précisé l’auteur. « La vie est un cycle, quand on s’accroche trop à l’existant, on risque de passer à côté de son existence, il faut lâcher prise et se libérerdes fausses identités que l’on se crée. Non, nous n’existons pas à travers notre métier, notre intelligence, notre culture, notre physique, notre capacité cérébrale ou encore nos possessions. Il faut renaitre et entrer en introspection, c’est-à-dire apprendre à se connaitre soi-même. Il n’y a pas d’âge pour ça, mais c’est important de savoir ce qu’il y a au fond de nous, c’est ça qui va nous permettre de comprendre comment nous réaliser si l’on veut faire évoluer notre vie ». Pour Laurent Gounelle, « le changement vous offre la liberté, et même si elle est angoissante, c’est elle qui permet un jour de se réaliser ».

Philippe Croizon , l’exemple poignant d’une renaissance

Pour clôturer cette grande conférence et cet événement, le micro a été donné à Philippe Croizon, pour un moment émouvant et drôle, un moment de partage autour d’un homme qui définit à lui tout seul le mot « Renaissance ». Amputé des quatre membres à la suite d’un accident à 26 ans, il est revenu sur ce bouleversement et sur toutes les étapes qui ont précédé ses nombreux exploits. « Je suis mort le 5 mars 1994. Ma vie s’est arrêtée ce jour-là, puis une autre a commencé, une autre où j’ai compris que l’impossible n’existait pas ».

Après une longue période de reconstruction avec des hauts et des bas, marquée par un divorce et deux tentatives de suicide, il se relève plus fort et déterminé que jamais. Il se lance dans le sport, notamment encouragé par Suzana, sa nouvelle compagne qui a toujours cru en lui. Il entame une course folle contre l’impossible et bat alors tous les records, devenant par exemple en 2010, le premier homme quadri-handicapé à traverser la Manche à la nage. Ne s’arrêtant pas là, ce sportif de haut niveau traversera deux ans plus tard, les 5 continents à la nage avec son ami Arnaud Chassery et obtiendra un 120 minutes dans Thalassa. Plus récemment, en 2017, il réussit à terminer le rallye Dakar, un véritable exploit.

« Le sport m’a reconstruit et m’a fait comprendre une chose importante. Non, le coup de main n’est pas un déshonneur, un moment d’échec. Vivez-le comme un moment de partage. Tout est possible si vous croyez en vous et avec l’aide des autres. ». Aujourd’hui, Philippe Croizon est heureux et épanoui. « Même si je le pouvais, je ne reviendrais pas à ma vie d’avant parce que j’aime ma vie maintenant, parce que j’en ai fait quelque chose ». Le conférencier espère poursuivre ses rêves en étant la première personne handicapée à aller dans l’espace.

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