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Entrepreneuriat Reliance 2021 : lancement sous le signe des mutations entrepreneuriales post-Covid

La CCI de Paris IDF organisait une conférence d’ouverture de ses journées Reliance 2021, le plus grand rendez-vous business francilien.
Reliance 2021 : lancement sous le signe des mutations entrepreneuriales post-Covid
© AP - Alain Griset, ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises

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La première édition de Reliance Ile-de-France, un networking régional pour booster l’entrepreneuriat post-crise, a été lancée par Didier Kling, président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Paris IDF, lors d’une matinée introductive, organisée le 14 octobre dernier. « Reliance, c’est l’association des mots relance et alliance car c’est important de permettre aux entreprises de faire du réseau pour se relancer », a-t-il commencé par expliquer. En effet, les entreprises sont en pleine phase de rebond économique, soutenues par l’Etat et son plan de relance, après avoir survécu à la crise sanitaire. Les chiffres étonnement bas des défaillances d’entreprise prouvent la résilience dont ces dernières ont su faire preuve, de même que leur capacité d’adaptation, puisque la fin du « quoi qu’il en coûte » ne semble pas avoir aggravé leur situation.

Un constat positif confirmé par Alain Griset, ministre délégué chargé des Petites et moyennes entreprises : « Le résultat escompté est là, l’économie repart et la croissance approchera les 7 % en 2021 », a affirmé ce dernier. Il est donc nécessaire de continuer à soutenir les entreprises, plus ou moins fragilisées, et préparer avec elles l’après-covid. « Par principe, l’entreprise n’est pas coupable, elle est utile. Je défends que l’entreprise est absolument indispensable et qu’il faut l’accompagner », a insisté Alain Griset. « Je vous remercie en tant que Chambre de commerce d’avoir mis en œuvre le plan de relance auprès des entreprises et je vous félicite d’ouvrir cette réflexion sur l’après », a-t-il ajouté.

Accompagner les transformations du monde entrepreneurial

S’agissant du plan de relance, le ministre a rappelé qu’une partie du budget est destinée à accompagner les transformations obligatoires pour l’entreprise, dont les transitions écologique et technologique ou encore les nouveaux modes de consommation. L’objectif étant d’aller vers une réindustrialisation du pays, afin qu’il devienne plus autonome. A ce titre, le ministre a annoncé qu’il lancerait dans les semaines à venir, les « assises du commerce ». Ce secteur représente 2 millions d’emplois en France et implique des questions d’aménagement du territoire et de lien social. Toutefois, de nombreux sujet de discussion doivent être mis sur la table afin d’arriver à des accords avec les différents représentants des commerçants. Par ailleurs, Alain Griset a annoncé qu’un plan pour les indépendants est actuellement en discussion au Sénat et serait soumis à son vote les 25 et 26 octobres prochains.

Enfin, le ministre a souhaité rappeler la philosophie de Bercy consistant à « tout faire pour que les chefs d’entreprise vivent dans un contexte répondant à leurs besoins et travaillent dans les meilleures conditions possibles.». 

L’IDF, 2ème région industrielle nationale

La réindustrialisation de l’Ile-de-France est également un sujet qui tient à cœur à Valérie Pécresse, présidente de la région, qui a joué un rôle majeur en ce sens et soutenu massivement les entreprises, comme l’a rappelé Marie Esnault-Bertrand, DG adjointe Pôle Entreprises Emplois de l’IDF. Grâce aux aides PM’up Covid et PM’up Relance, 10 500 emplois ont pu être consolidés dans la région francilienne. La Région vise aussi une reconquête économique de 30 zones qui bénéficieront d’une bonification des aides de l’ordre de 50 %, et prévoit de créer un fonds stratégique d’investissement de 200 millions d’euros pour près de 150 entreprises.

Covid-19, vecteur de transformations

Invités à témoigner de leur expérience personnelle, trois chefs d’entreprise ont pu observer quelques transformations dans le monde entrepreneurial, dues à la crise. Lors de son intervention, Carine Rouvier, fondatrice de RG Group, société spécialisée dans le désamiantage, et présidente du réseau France chefs d’entreprise (FCE), a estimé que la crise a permis aux chefs d’entreprise de se rendre compte de la valeur et du rôle de chacun. « Il faut se laisser guider par les idées des gens avec qui on travaille. Il ne faut pas hésiter à les écouter », a-t-elle souligné.

Les entreprises ont aussi fait preuve de beaucoup de résilience durant la crise, et davantage celles dirigées par de femmes, plus impactées que la moyenne par la crise car dirigeant pour la plupart de plus petites structures. Pour autant, la crise a engendré peu de défections et beaucoup d’entrepreneurs ont rebondi. Par ailleurs, elle estime que la crise a permis de faire prendre conscience, tant aux femmes qu’aux hommes, du poids de ces dernières dans le territoire économique dans lequel elles évoluent.

Pour Arnaud Marion, CEO de l’IHEGC, la crise sanitaire a mis en avant l’entreprise comme « un corps social fondamental de notre nation », elle est primordiale au vivre ensemble. Elle a également permis de comprendre « l’importance de la chaine de valeur et de la dépendance créée par les achats réalisés à l’extérieur, et notamment hors de l’Union européenne ».

Enfin, pour Emery Jacquillat, président de Camif et de l’Association CEM, la crise a poussé les entreprises à miser davantage sur la valeur et celles-ci ont compris la nécessité de définir des objectifs sociaux et environnementaux et de l’importance de la RSE. « Les entreprises ont saisi l’opportunité de se retrouver et de réfléchir à la raison d’être ensemble. On a besoin de sens et on peut réconcilier le profit et l’impact », a-t-il ajouté.

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