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Régionales : le millefeuille administratif en question

Le réseau Ethic – Entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance – a organisé un débat dédié aux Régionales, au Cercle de l'Union Interalliée, à Paris. La question de la superposition et des interactions des différentes strates administratives a notamment fait l'objet d'un échange.
Régionales : le millefeuille administratif en question
© DR - Alexandra Dublanche (Libres !), Gabrielle Siry (PS), Philippe Ballard (RN), Laurent Saint-Martin (LREM), François Damerval (EELV) et Sophia Chikirou (LFI).

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A quelques du premier tour des élections régionales, les candidats présents ou représentés ont eu l'occasion d'exposer leur vision de l'économie à l'échelle francilienne. La question plus particulière de l'efficacité de l'action publique a fait l'objet d'une question ; le “millefeuille” administratif étant régulièrement pointé du doigt, de même que le nombre d'élus siégeant à la Région.

Comme le souligne Laurent Saint-Martin, candidat LREM et seule tête de liste à s'être présenté au débat en personne, « nous avons fait une proposition de loi au Parlement. Sur les cinq strates – commune, EPCI, département, région, métropole –, il y en a au moins une en trop. Je propose de remplacer la Métropole du Grand Paris, non pas parce que ce ne soit pas une bonne idée, mais le fonctionnement actuel n'est pas le bon. Il faut privilégier l'échelon local, avec des EPCI à fiscalité propre, et des conseillers territoriaux à la fois départementaux et régionaux ».

Selon Sophia Chikirou, représentant la tête de liste LFI Clémentine Autain, « la démocratie a un coût. Ce n'est pas le nombre d'élus qui pose problème. La question est plutôt celle des échelons de décision, des pouvoirs que l'on confie à chaque strate. Chez LFI, nous sommes des communalistes, nous voulons rapprocher la décision des citoyens. Le problème, c'est que la Région est très éloignée de ses administrés. Ils ne voient pas concrètement ce qu'elle change dans leur vie. Pourtant, l'action régionale, c'est du quotidien ».

Alexandra Dublanche, venue représenter Valérie Pécresse, la présidente sortante, a estimé que l'échelon en trop était celui de la Métropole du Grand Paris. « On ne peut pas voir la Région sans sa périphérie, avoir du local dans les cantines sans terres agricoles, régler le problème de la pollution sans regarder ailleurs qu'à Paris. La MGP a lancé une aide pour changer de véhicule... Cela ne marche pas, elle est invisible. La Région agit concrètement, elle a assez de proximité avec les communes et les Départements. Il faut fusionner le conseil départemental et le conseil régional pour réduire ce millefeuille qui complique tout dans cette Région. »

Pour Philippe Ballard, l'ancien journaliste venu représenter Jordan Bardella, le candidat RN, « nous sommes très attachés au département et à la commune. Force et de constater qu'on a multiplié les strates. Alors élu au Plessis-Trévise, j'ai pu constater cette complexité, nous ne savions plus vers qui orienter les chefs d'entreprise ».

Du côté des écologistes, François Damerval, représentant Julien Bayou, a pris le contrepied de cette vision. « Nous avons 209 élus au Conseil régional. Ils sont aussi là pour faire du contrôle budgétaire. Il faut se poser les bonnes questions. L'intercommunalité, c'est la mutualisation des moyens des communes, c'est très intéressant, mais il faut que les élus travaillent ensemble pour ne pas générer de dépenses supplémentaires. Il faut donc éviter les combats de coqs. »

Enfin, Gabrielle Siry, porte-parole du PS et représentante de la tête de liste Audrey Pulvar, a confié partager le constat général sur « l'enchevêtrement » des strates administratives. « C'est difficile à lire pour les citoyens, on a supprimé la clause de compétence générale pour les Départements et les Régions. Nous avons besoin de chefs de file bien pour chaque compétence. La Région doit être en charge du développement économique et être bien identifiée comme tel pour pouvoir être un relais. Il faut rationnaliser les choses, permettre aux entrepreneurs d'identifier le bon interlocuteur », a-t-elle estimé.

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