AccueilActualitéRégion Île-de-France & Grand ParisRégionales : Audrey Pulvar veut être « la candidate de l'écologie et de la solidarité »

Régionales : Audrey Pulvar veut être « la candidate de l'écologie et de la solidarité »

Invitée à la Chambre des notaires du Grand Paris pour détailler son programme en vue du scrutin des 20 et 27 juin prochains, la candidate soutenue par le PS s'est présentée comme une voie de synthèse entre écologie et solidarité.
Régionales : Audrey Pulvar veut être « la candidate de l'écologie et de la solidarité »
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« Mon programme est plus social que celui de Julien Bayou, mais il est plus écologique que celui de Clémentine Autain », a lancé Audrey Pulvar. Interrogée par le journaliste Gilane Barret et Cédric Blanchet, le président de la Chambre des notaires de Paris, se présente aux électeurs comme un recourt rassembleur à gauche

Une gauche francilienne affaiblie par ses clivages

D'après un sondage Ifop Fiducial pour LCI et Le Figaro publié le 12 juin, la gauche francilienne pourrait pâtir de ses divisions lors du scrutin régional. Audrey Pulvar (soutenue par le PS), Julien Bayou (soutenu par Europe Écologie Les Verts) et Clémentine Autain (soutenue par La France Insoumise) obtiendraient ainsi chacun entre 10 % et 11 % des suffrages, loin derrière Valérie Pécresse (Libres !), la présidente de région sortante créditée de 34 % des voix.

Alors que la défaite de cette gauche divisée est possible, Audrey Pulvar a proposé aux électeurs d'être la candidate de la synthèse entre le programme de Julien Bayou et celui de Clémentine Autain. « Je me retrouve beaucoup dans le programme de Clémentine Autain et de Julien Bayou, mais j'ai l'ambition de faire de la transition écologique et solidaire le vecteur de la lutte contre les inégalités. Je passe par la transition écologique pour aller vers la justice sociale », a-t-elle déclaré avant d'expliquer la logique qui fonde son projet : « Le réchauffement climatique a des effets au quotidien et qui touchent avant tout les personnes les plus démunies : les familles modestes, les artisans, les TPE, qui sont les moins responsables du problème. Moins on est haut dans l'échelle des revenus, moins on émet de gaz à effet de serre mais plus on subit les effets du réchauffement climatique. »

La mesure phare : la gratuité des transports

La grande mesure écologique et solidaire présentée par la candidate devant les notaires du Grand Paris, c'est l'implémentation de la gratuité des transports pour tous en Ile-de-France. Audrey Pulvar a expliqué que cette gratuité serait instaurée progressivement : pour les mineurs, les étudiants et les jeunes en insertion dès 2021, pour les personnes âgées et en situation de handicap l'année suivante, suivis par les demandeurs d'emploi en 2023, et ainsi de suite jusqu'à ce que cette gratuité soit offerte à tous, à l'exception des touristes. La candidate espère ainsi reporter « une petite partie » du trafic automobile de la région sur les transports en commun.

Pour ce qui est du coût de cette mesure pour la région, Audrey Pulvar s'est voulue rassurante. Face aux 2,5 à 3,5 milliards que coûterait, selon elle, la mesure de gratuité, elle a mis en avant les coûts qui seraient en partie évités par la réduction du trafic automobile. « L'Institut Paris Région estime que le coût du véhicule individuel en Ile-de-France est environ de 16 milliards d'euros par an pour la collectivité », a-t-elle rappelé – ces coûts correspondants d'après elle à l'accidentologie, aux effets nocifs des voitures sur la biodiversité, à l'encombrement, aux heures de travail perdus dans les bouchons… Pour le reste du financement de la mesure, elle a appelé à une fiscalité écologique régionale qui mettrait à contribution les transports routiers de marchandises polluants et les plateformes de commerce en ligne ainsi qu'au rétablissement d'une partie de l'impôt sur la fortune (ISF), une mesure dont un président de région n'a pourtant pas la compétence.

Pour le reste, Audrey Pulvar a détaillé d'autres chapitres de son programme : création d'une banque publique d'investissement régionale financée par la région et par des donateurs pour soutenir l'économie sociale et solidaire, création d'espaces de coworking autour des gares, simplification de l'administration et de l'accès aux aides pour les jeunes et conditionnement des aides aux entreprises aux respect de critères environnementaux et d'inclusion sociale.

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