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Regards croisés sur les entreprises et les territoires

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Regards croisés sur les entreprises et les territoires
@ AP - La table ronde donne lieu à des échanges autour d'un modèle prospectif mariant les technologies et l'organisation terri

Le Conseil supérieur a récemment accueilli la conférence annuelle « Entreprises & Territoires », organisée par l'Institut des diplômés d'expertise comptable en entreprise (ECE).

Animée par Philippe Grillault Laroche, cette table ronde était une bonne occasion pour parler de l'avenir des métropoles.

Le maire de Neuilly-sur-Seine, Jean-Christophe Fromantin, a commencé cette conférence en insistant sur la différence entre l'innovation et le progrès : « Connaître cette distinction est un enjeu important parce que même si l'innovation peut être formidable, elle peut aussi être destructrice. Ce sont ces deux notions fondamentales qui l'ont inspiré dans la création de l'exposition universelle : « Toute notre opération dans la création de l'exposition universelle a été portée par le fait de vouloir convertir l'innovation en progrès. » Mais cette innovation à des limites qui peuvent parfois être inquiétantes, toujours selon lui : « À l'air de l'expansion de l'intelligence artificielle, on peut se dire qu'un jour notre capacité à émettre des données sera plus demandée que notre capacité à travailler. »

Jean-Christophe Fromantin, qui est également délégué général du Forum de l'Universel, a ensuite exposé son idée du progrès et de la population urbaine : « La concentration urbaine est synonyme de progrès, une grande ville est synonyme de succès. » Pourtant, toutes les données sociologiques montrent que cette tendance est en train de s'inverser : « Plus on métropolise, plus on standardise et moins il y a d'offres différentes. » Il ajoute enfin que la standardisation de l'économie est nocive à l'économie elle-même. L'isolement est l'un des plus gros défauts des grandes villes : « On a beaucoup de mal à créer des affinités dans les grandes villes et on vit de plus en plus dans des espaces réduits. » Il fait également part de sa crainte à propos de l'expansion de la technologie : « Aujourd'hui, on préfère avoir un nombre important de Gigas par rapport à un nombre suffisant de mètres carrés. » Pour lui, la technologie doit se mettre au service de la géographie et s'éloigner des standards.

Travailler et vivre dans la même région

Le problème de l'isolation des grandes villes est ensuite abordé par Max Peuvrier, président de la Commission Secteur public et non-marchand du Conseil supérieur de l'Ordre des experts-comptables. Originaire de l'Essonne, c'est quand il a pris conscience que son temps de trajet pour aller au travail était trop important qu'il a décidé de quitter Paris et de s'installer dans son Essonne natale. Son objectif était de redonner vie aux entreprises locales ainsi que de rapprocher les entreprises avec les élus de la région. Il exprime son inquiétude sur le manque d'investissement de sa région. « La région entière de l'Essonne ne fait pas partie du projet du Grand Paris et la fibre n'est pas installée dans toute la région. »

Fort de ses convictions, Max Peuvrier met un point d'honneur à engager des personnes qui habitent dans la région et qui n'ont pas beaucoup de trajet à faire.
« La caisse des allocations familiales a constaté une augmentation de la productivité de 30 %. Comme quoi, les gens qui travaillent près de chez eux sont beaucoup plus efficaces. »

Au service de leurs entreprises et de leurs régions

Marie-Christine Oghly, présidente de Femmes Chefs d'Entreprise Mondiales (FCEM) et membre du Conseil exécutif du MEDEF, est présentée par Eric Freudenreich, président d'ECE, comme une femme très « investie ». C'est à la création de sa première entreprise qu'elle a pu intégrer le MEDEF. « Moi aussi, j'ai dû quitter ma région pour venir travailler à Paris. Parce que malheureusement, c'était là-bas qu'il y avait les meilleures offres. » Aujourd'hui, elle désire que plus d'emplois soient créés en régions et, pour ce faire, elle encourage celles-ci à travailler ensemble. Selon elle, chaque région à une compétence qui peut être mise en avant et exploitée. « On pourrait envisager de créer des emplois selon les compétences des régions qui pourraient ensuite toutes se compléter et s'entraider. » Elle veut arriver à concilier la vie en centre-ville et la vie en banlieue.

Tous issus de la société civile, les intervenants ont des savoir-faire et des expériences en entreprise qui leur permettent aussi de mieux répondre aux besoins de leurs concitoyens dans le cadre de leurs engagements locaux. Le maire de Neuilly veut s'inspirer du modèle économique de l'Allemagne qui varie selon les caractéristiques de chaque région. « L'écart de salaire et de niveau de vie est vraiment important entre les petites et grandes villes et pourtant le SMIC est le même. Une situation inégalitaire qui pourrait être réglée si on équilibrait les développements de nos territoires. » Les intervenants ont montré leur volonté de donner plus de pouvoir aux territoires, une ambition qui ne les empêche pas de négliger la puissance des centres-villes.




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