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Réentendre the sound of silence en Île-de-France?

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Réentendre the sound of silence en Île-de-France?
DR - Dans leur dernier rapport, les experts de Bruitparif estiment que si pareilles diminutions des émissions sonores s'inscrivaient dans la durée, ce serait jusque 7,9 à 19,8 mois de vie en bonne santé de gagnés pour les zones impactées par le trafic aéroportuaire ou les activités économiques source de bruit.

A la fois mesurée par les « méduses » de Bruitparif et ressentie et appréciée par les Franciliens, la diminution des émissions sonores n'aura pas survécu au confinement. En raison de ses conséquences sur la santé notamment, les experts veulent croire que des leçons en la matière peuvent être tirées de cette période particulière.

« Confinée, l'Île-de-France fait silence », pouvions-nous titrer courant avril en exploitant les données publiées par Bruitparif, association de loi 1901 investie de missions d'intérêt général d'observation du bruit en Île-de-France, d'accompagnement des politiques publiques du bruit et de sensibilisation.

Après 15 jours de confinement, l'organisme observait des baisses d'intensité sonores allant de 6db le long des axes routiers à plus de 20db dans les quartiers animés et à proximité des aéroports. Quand on sait qu'écouter une même radio sur un deuxième poste identique réglé au même volume n'augmente les émissions que de 3db, on mesure l'ampleur du changement dont les oreilles des Franciliens peuvent témoigner.

Bruitparif publiait en effet récemment les résultats d'une étude qualitative auprès de 1 300 Franciliens qui évaluaient l'intensité du bruit perçu pendant le confinement en moyenne à 2,6/10 en moyenne contre 6,4 en temps ordinaire. Plus de 85 % d'entre eux ont pu remarquer une augmentation de la perception des sons naturels.

Ce sont, sans surprise, les personnes soumises en temps normal aux bruits générés par des activités (bars, commerces, industries, chantiers) ou par le trafic aérien qui indiquent les plus fortes variations. Avec le déconfinement, le bruit a fait sa réapparition de façon différenciée selon les rythmes de reprise des activités. Le bruit routier est presque revenu à la normale (1db de moins qu'avant mars), idem pour celui ferroviaire.

Quelles leçons tirer de cette période exceptionnellement silencieuse ?

Dans leur dernier rapport, les experts de Bruitparif estiment que si pareilles diminutions des émissions sonores s'inscrivaient dans la durée, ce serait 3,7 à 5,2 mois de vie en bonne santé de gagnés pour les agglomérations les moins exposées et jusque 7,9 à 19,8 mois pour les zones impactées par le trafic aéroportuaire ou les activités économiques source de bruit (des gains de 45 à 56 % pour saisir la problématique autrement).

Des perspectives utopiques ? Le rapport se veut optimiste :

« Un tel exercice prend sens, notamment pour le bruit routier, du fait que des diminutions de bruit de l'ordre de celles observées durant le confinement pourraient être atteintes à grande échelle avec des politiques de transport volontaristes, en combinant différentes solutions techniques, sans nécessairement réduire le volume de trafic drastiquement comme durant le confinement. Ces solutions consistent à réduire le bruit de roulement des véhicules (via la pose de revêtement de chaussée anti-bruit, l'utilisation de pneus plus silencieux, ou la réduction des vitesses de circulations) et à diminuer dans le même temps les bruits de moteur via le développement de la motorisation silencieuse des véhicules (scooters et véhicules électriques ou hybrides), le recours accru aux modes de transports doux et la limitation des comportements inciviques de certains conducteurs de deux-roues motorisés ou de voitures sportives ».




Anne MOREAUX
Journaliste

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