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Recrutement 2021 : des professionnels RH confiants avec des attentes fortes

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Recrutement 2021 :  des professionnels RH confiants avec des attentes fortes
@ Adobe Stock

Après une année 2020 difficile sur le plan de l'emploi et de l'organisation du travail, qu'attendent les recruteurs de 2021 ? Et comment les candidats pourront-ils tirer leur épingle du jeu ? Monster, spécialiste de la mise en relation entre les personnes et les opportunités de carrière, a interrogé les recruteurs français pour dresser un état des lieux du marché du travail du point de vue des décideurs RH : perspectives d'embauches, les nouvelles attentes et nouveaux défis pour l'année qui démarre.

Monster a interrogé les recruteurs sur leurs projections de recrutement en 2021. Si 10 % des recruteurs se disent inquiets pour l'embauche, les perspectives sont globalement plutôt optimistes, 90 % d'entre eux affirment être confiant pour trouver le bon candidat.

Près d'1/3 des recruteurs envisagent de créer de nouveaux postes

Ils sont 54 % à prévoir des embauches sur des postes existants, et 28 % pensent en créer de nouveaux. Une part qui reste non négligeable (18 %) envisage tout de même de geler les embauches en 2021.

Cette perspective est particulièrement envisagée par les petites entreprises : une sur cinq (23 %) ne recrutera pas (vs. 11 % des grandes entreprises). Les moyennes entreprises devraient recruter davantage ; plus d'un tiers (39 %) souhaite créer de nouveaux postes dans les mois à venir (vs 24 % des petites et 19 % des grandes).

Les secteurs d'activité sont tout autant inégalement touchés par la crise. Propulsés par l'activité à distance, le digital et l'IT s'en sortent bien, puisqu'un recruteur sur deux du secteur envisage de créer de nouveaux postes (51 %). A l'opposé, les secteurs de l'hôtellerie et du loisir, fortement impactés par la perte d'activité, devraient peu embaucher en 2021 (52 % des recruteurs n'embaucheront pas).

Les attentes d'équilibre entre vie personnelle et professionnelle : un enjeu pour 31% des recruteurs

S'ils sont plutôt confiants dans leur capacité à embaucher, les recruteurs envisagent de nouveaux challenges, qui traduisent de nouvelles attentes des candidats en 2021 ou encore les bouleversements auxquels s'adapte le monde du travail. Alors qu'une majorité des salariés a dû travailler à distance depuis chez soi, 31 % des recruteurs prédisent de nouvelles demandes des candidats en termes d'équilibre vie personnelle et vie professionnelle. Par ailleurs, 27 % des recruteurs craignent des attentes salariales irréelles compte tenu de la crise sanitaire et de son impact sur l'économie. Les recruteurs s'attendent aussi à être confrontés à des défis portés par la digitalisation des relations : 23 % craignent de ne pas arriver à déterminer quelle sera la productivité en télétravail d'un candidat et 21 % redoutent les processus RH à distance.

Les recruteurs distinguent deux points de difficultés lors des processus d'embauche à distance : 49 % d'entre eux pensent qu'il est difficile d'apprécier à distance si les qualités des candidats sont en accord avec les attentes du poste ; et pour 41 %, il est « complexe de cerner le candidat sans le voir physiquement ».

  • Les jeunes générations de recruteurs : générations Z et Millenials restent les plus à l'aise avec les outils digitaux : en moyenne 15 % d'entre eux leur attribuent une notre entre « A+ » et « B ».

  • Tandis que les recruteurs de la génération babyboomers (60-78 ans) s'acclimatent moins facilement à ces outils : ils sont 9 % en moyenne à leur attribuer les mêmes notes.

  • 4 % des recruteurs passent par un process 100% virtuel pour leurs recrutements.

  • 35 % ont un processus de recrutement alliant digital et présentiel.

  • 19 % n'utilisent pas du tout d'outils virtuels pour recruter.

Les compétences : un élément clé pour les recruteurs en 2021

Comprendre la personnalité des candidats est cruciale pour les recruteurs : 57 % des professionnels des ressources humaines souhaitent recevoir des CV qui l'expriment davantage. Quel que soit son format, cela reste essentiel pour une majorité d'entre eux (61 %). Outre la personnalité, parvenir à démontrer ses compétences sur le CV permettra aux candidats de tirer leur épingle du jeu selon 49 % des décideurs RH. Les compétences dites « transférables » sont notamment recherchées par plus deux tiers des recruteurs (68 %) afin proposer aux candidats le poste qui leur conviendra.

Les soft skills font partie de ces compétences transférables et sont prioritaires aux yeux des recruteurs qui les trouvent encore plus absentes que l'année dernière (24 %) : la fiabilité (pour 32 % d'entre eux), l'adaptabilité (28 %), la résolution de problèmes (19 %) et la communication (17 %) sont les compétences principales que les répondants peinent à retrouver chez les candidats.

Outre le CV, c'est surtout l'entretien qui permet à la majorité des recruteurs (69 %)
de faire leur choix. Les expériences passées peuvent aussi être un atout pour le candidat (43 % des répondants les jugent déterminantes pour l'embauche), et c'est d'autant plus vrai pour un jeune diplômé, pour qui les stages ou autres expériences pertinentes seront les bienvenues pour 60 % des recruteurs !

Si la transparence est de plus en plus demandée par les salariés en entreprise, les professionnels des ressources humaines sont aussi en attente d'honnêteté de la part des candidats. Selon eux, elle ne serait pas toujours au rendez-vous. Plus de la moitié des recruteurs (60 %) estime que les candidats exagèrent leurs compétences sur leur CV et 42 % craignent également que les candidats ne s'arrangent avec la vérité. Autre point bloquant : les “trous” dans les carrières qui freinent 42 % des répondants.

« Face à une digitalisation des relations professionnelles de plus en plus grandissante, les recruteurs, en mal de rencontres physiques attendent que le CV et l'entretien ; deux éléments clés du processus d'embauche, révèlent le plus sincèrement la personnalité des candidats », commente Romain Giunta, responsable éditorial de Monster France. Il poursuit « En 2021 même si nous observons des intentions d'embauche, la concurrence entre les candidats et notamment les plus jeunes sera présente, pour se démarquer il faudra miser sur la démonstration des compétences et sur la sincérité ! ».

  • Une fois en poste, comment faire évoluer ses compétences ?

  • La moitié des recruteurs (53%) pense que salariés et employeurs doivent travailler main dans la main pour faire évoluer les compétences du salarié.

  • 27% diront qu'il en va de la responsabilité seule de l'employeur.

  • 15% jugent que c'est au salarié lui-même de travailler sur l'évolution de ses compétences.




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