Qui veut la peau des tatoueurs ?

Depuis mars dernier, un arrêté ministériel (suspendu jusqu'à la fin de l'année) interdit l'usage d'une grande partie des colorants utilisés dans les encres de tatouage.

ActualitéRégion Île-de-France & Grand Paris Publié le ,

«Ces produits qu'on veut nous interdire ici sont parfaitement autorisés dans le reste de l'Union européenne», souligne «Tin-Tin», le président duSyndicat national des artistes tatoueurs. «Du coup, les tatoueurs professionnels risquent de fermer au profit des tatoueurs clandestins, qui ne respectent pas forcément les mesures d'hygiène et se fournissent en Chine, où les pigments peuvent contenir des métaux lourds ou du plomb», ajoute-t-il. Dans une interview réalisée par l’agence de presse Relaxnews et publiée le 19 septembre dernier sur Ladepeche.fr, le Dr Kluger, dermatologue spécialiste du sujet, tient les propos suivants : «Il y a toujours des risques de petites infections locales ou bactériennes, mais elles sont très peu fréquentes. (...) Il faut réguler les encres, essayer de les tester. On n'a aucun modèle de test à l'heure actuelle...»
Selon la législation actuelle, tous les ingrédients, y compris les substances allergènes, doivent être mentionnés sur l'étiquette des denrées alimentaires préemballées. (Directive 2000/13/CE du Parlement européen et du Conseil du 20 mars 2000).
Pourquoi clouer au pilori une profession d’artistes tatoueurs (plus de 4 000 professionnels déclarés en France), alors que la consommation de denrées alimentaires susceptibles de causer des allergies, est laissée à l’appréciation du consommateur ?
Il est grand temps que les autorités de notre pays adoptent une «hygiène de la communication», car nombreux sont les entrepreneurs qui ne saisissent plus le (bon) sens de leurs messages.

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Lettre ouverte du Dr. KLUGER à Mme la ministre de la Santé

Signer la pétition pour annuler ou repenser la Loi contre les tatouages en couleur

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