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Quand les start-up américaines révolutionnent le versement de salaire

La licorne américaine Gusto propose aux salariés de choisir la date ou les échéances du versement de leur salaire. Cette innovation a déjà convaincu 85 % des utilisateurs. Cette idée peut-elle être importée en France ?
Quand les start-up américaines révolutionnent le versement de salaire

EntrepriseVie des entreprises Publié le ,

Les entrepreneurs s'attaquent aux domaines de la comptabilité et des RH. La start-up Gusto, lancée en 2012 sous le nom de “ZenPayroll”, est aujourd'hui au service de plus de 60 000 entreprises américaines. Le principe est simple : la plateforme Gusto permet aux salariés d'être payés quand ils le souhaitent. Quotidiennement, tous les deux, 10 ou 15 jours, le versement peut être effectué en moins de dix minutes.

Pour les services RH et comptabilité, rien ne change. La gestion de paie n'est pas plus compliquée, puisque c'est la start-up qui avance l'argent aux salariés. L'entreprise-utilisatrice de cette solution n'a pas à s'organiser pour verser par échéances les salaires.

Qu'en est-il des modalités du versement de salaire en France ?
En France, est-ce possible ?

Le paiement du salaire est encadré en France. « Il est prévu en France que les salaires soient versés mensuellement », précise Pascal Ferron, vice-président du réseau de cabinets d'expertise comptable Walter France. L'employeur français est obligé de payer ses salariés une fois par mois. Seules exceptions : les salariés travaillant à domicile, les salariés saisonniers, les salariés intermittents et les salariés temporaires.

« Le paiement mensuel neutralise les conséquences de la répartition inégale des jours entre les douze mois de l'année », explique le législateur français (article L 3242-1, alinéa premier du code du travail). Pour les salariés qui ne sont pas mensualisés, le paiement doit intervenir au minimum deux fois par mois, avec un intervalle de 16 jours maximum.

« On peut toujours verser des acomptes aux salariés », rappelle Pascal Ferron. L'article L 3242-1 du code du travail permet en effet au salarié de bénéficier d'un acompte sur salaire. Contrairement à une demande d'avance sur salaire, l'employeur ne peut pas refuser de verser un premier acompte sur salaire.

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