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Prix des droits humains du CCBE décerné à quatre avocats iraniens emprisonnés

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Prix des droits humains du CCBE décerné à quatre avocats iraniens emprisonnés
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Le Conseil des barreaux européens (CCBE) vient de décerner son Prix des droits humains 2019 à Nasrin Sotoudeh, Abdolfattah Soltani, Mohammad Najafi et Amir Salar Davoudi, avocats iraniens actuellement en prison.

Le CCBE, qui décerne depuis 2007 le Prix des droits humains, met à l'honneur des avocats pour leur engagement, leur dévouement et leur sacrifice pour la préservation des valeurs fondamentales de leur profession et la défense des droits de l'Homme et de l'État de droit.

Cette année, le Prix a récompensé quatre avocats iraniens, une femme et trois hommes, qui ont subi des condamnations pénales et des sévices physiques pour leur combat en faveur des valeurs essentielles de la profession.

Parmi eux, Nasrin Sotoudeh, dont le portrait orne la façade du siège du Conseil national des barreaux. Éminente avocate iranienne, elle a notamment consacré sa carrière à la défense des femmes et des enfants victimes de violences familiales, des femmes poursuivies pour refus de porter le hijab, ainsi que des manifestantes contre le port obligatoire du voile. Elle a écopé de 38 ans de prison et de 148 coups de fouet.

Abdolfattah Soltani, avocat et cofondateur du Centre des défenseurs des droits de l'Homme, a, lui, été condamné à 10 ans de prison pour son combat pour la défense des prisonniers politiques. Mis en détention en 2011, aucun congé ne lui a été accordé depuis 2016 malgré les troubles cardiaques sévères dont il souffre.

Avocat actif dans la défense de prisonniers politiques iraniens, Mohammad Najafi a connu le même sort que ses confrères, écopant de 17 ans de prison et de 74 coups de fouet pour « trouble de l'État », « publication de mensonges », « collaboration avec des États ennemis via des transferts d'informations dans des interviews », « propagande contre l'État », « insulte au Guide suprême » et « publications de mensonges sur internet (…) dans l'intention de troubler l'opinion publique ».

Le Prix a également été décerné à Amir Salar Davoudi, pour sa défense de prisonniers politiques et de membres de minorités religieuses ou ethniques. Arrêté le 20 novembre 2018, il a été condamné à 30 ans de prison, à 111 coups de fouet et à une amende d'environ 4 000$ pour, notamment, « insulte envers les autorités », « outrage au Guide suprême », « propagande contre le régime » et « création d'un groupe en vue de porter atteinte à la sécurité nationale ».




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