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Prisons. Patrimoine de France par Etienne Madranges

le - - Actualité - Région Île-de-France & Grand Paris

Prisons. Patrimoine de France par Etienne Madranges
D.R

Magistrat, historien et photographe, Etienne Madranges a visité plus de 460 prisons, des plus vieux donjons en passant par les panoptiques et autres bâtiments contemporains, pour offrir un ouvrage iconoclaste et foisonnant d'anecdotes sur l'art et la créativité en milieu carcéral.

Pourquoi les grands chefs cuisiniers tel Paul Bocuse ou Joël Robuchon apparaissent-ils sur les murs d'une prison du Sud-Ouest ? Pourquoi la prison de Moulin s'appelait-elle « la Mal Coiffée »? D'où vient l'expression « casser sa pipe » ?  Dans son nouvel ouvrage, Etienne Madranges pose un regard décalé sur les prisons et part à la recherche de clichés aussi insolites que poétiques. Il constate qu’elles ne sont pas seulement des lieux de sanction ou de souffrance, mais également des lieux de vie et de création qui gardent la trace des détenus qui y ont séjourné.  Ainsi, les 2400 photographies présentées (graffitis, fresques, poteries…) sont la manifestation même d’un art caché « transformant parfois le proscrit en auteur admiré ».  "En regardant les 60 000 clichés pris lors de mes visites, je me suis rendu compte que les prisons n'étaient pas seulement des lieux de sanction et de réinsertion, des lieux de souffrance et d'espoir, des parloirs, des cellules et des ateliers, mais aussi des lieux de grande créativité, d'imagination artistique, d'épanouissement intellectuel même […]  Les détenus n'ont rien d'autre pour les distraire que cette invitation à développer leur art. Paradoxalement, la prison dope leur imaginaire, c'est un lieu de découverte de ses talents artistiques" témoigne l'auteur.  
De la métropole aux DOM-TOM, cet ouvrage est un périple à travers l’histoire et permet d’admirer des œuvres de détenus, de déchiffrer des graffitis anciens, d’embarquer pour des îles-prisons, de parcourir les salles de châteaux somptueux transformées en dortoirs ou cellules, de se perdre dans des souterrains sombres, de s’étonner dans les cloîtres d’abbayes confisquées lors de la Révolution, de gravir les marches de donjons, d’entrer dans les cellules qui ont hébergé de célèbres prisonniers, ou de comparer des portes, des verrous ou des cachots...  

Un chapitre de l'ouvrage est consacré aux anciennes prisons transformées en écoles, en bibliothèques (le plus bel exemple étant Coulommiers), en musées (Nantua ou Fontainebleau), en restaurants (Thionville) et même en "cachots d'hôtes" (en plein cœur de Blois), un lieu idéal pour ceux qui veulent séjourner dans les entrailles du pénitentiaire... Mais aussi dans le chapitre "des prisons musées" qui montre des objets illustrant la vie et la tenue des anciens détenus, on découvre des pipes rompues, en référence à cette dernière pipe que le condamné à mort savourait avant de trépasser. Telle est l'origine de l'expression "casser sa pipe"...

Documenté tant d’un point de vue iconographique qu’historique, cet ouvrage se veut la mémoire du patrimoine pénitentiaire et donne à voir certains lieux impossibles d’accès aujourd’hui.  

 

Prisons. Patrimoine de France sorti aux éditions Lexis Nexis.
http://lexisnexis.fr/






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