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Presque 500 000 signatures pour libérer Nasrin Sotoudeh en grève de la faim

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Presque 500 000 signatures pour libérer Nasrin Sotoudeh en grève de la faim
DR - Privée de liberté depuis plus de deux ans, l'avocate iranienne Nasrin Sotoudeh lance un ultime cri de détresse en entamant une grève de la faim.

Incarcérée depuis juin 2018, l'avocate iranienne Nasrin Sotoudeh vient d'entamer une grève de la fin. Le barreau français soutient toujours sa consœur. Le 12 août dernier, pas moins de 457 525 personnes avaient signé la pétition mise en ligne par le Conseil National des Barreaux sur le site change.org il y a déjà plus d'un an.

Depuis sa cellule, Nasrin Sotoudeh, privée de liberté depuis plus de deux ans déjà, écrit : « Militants des droits humains ! En pleine crise du coronavirus, qui touche l'Iran et le monde, les conditions des prisonniers politiques sont devenues si difficiles que leur détention ne peut plus continuer avec tant d'oppression (…) Je commence une grève de la faim et exige la libération des prisonniers politiques. Dans l'espoir d'établir la justice dans mon pays, l'Iran.»

Le jeûne de protestation, ultime recours

Face à cette situation critique, l'avocate iranienne de 57 ans qui a reçu en 2012 le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit lance un ultime appel à l'aide en entamant une grève de la faim. Un moyen de protestation non violent, utilisé entre autres par Gandhi, qui montre toute l'humanité de cette femme, même au pied du mur.

Ce n'est pourtant pas son premier passage dans les geôles iraniennes à la terrible réputation. Libérée en 2013 après presque trois années de détention pour avoir défendu des opposants politiques, elle est à nouveau incarcérée depuis le 13 juin 2018, dans la prison d'Evin au nord de Téhéran, pour s'être opposée publiquement au port obligatoire du voile et avoir pris la défense dans les médias de l'une de ses clientes qui avait ôté son foulard en public.

Depuis lors, le CNB et l'ensemble de la profession d'avocat sont mobilisés pour exiger sa libération. Le barreau réitère d'ailleurs son soutien à l'annonce de cette grève de la faim le 12 août dernier, et espère que ce cri de détresse sera entendu.

Mobilisation du barreau français

Avec l'appui de l'Observatoire International des Avocats en danger, le CNB dénonce le châtiment indigne auquel elle a été condamnée et a saisi le président de la République français afin d'exiger sa libération.

Dès le 15 juin 2018, Christiane Féral-Schuhl, présidente du CNB, avait exprimé l'inquiétude du barreau français et demandé la libération immédiate de l'avocate iranienne en adressant aussi une lettre à l'ambassadeur d'Iran, avant de lancer le 12 mars 2019, face à la nouvelle condamnation de l'avocate, une pétition à l'attention d'Emmanuel Macron qui a recueilli aujourd'hui presque 500 000 signatures.

Afin de marquer les esprits et de sensibiliser le grand public à la lourde et injuste condamnation de 33 ans de prison et 148 coups de fouet de cette avocate iranienne chantre des droits humains, le CNB a même affiché son portrait géant sur la façade de son siège, au 180 boulevard Haussmann à Paris. De nombreux barreaux ont fait de même sur leur fronton.

En avril 2019, le Conseil de Paris a par ailleurs voté à l'unanimité l'attribution de la citoyenneté d'honneur de la Ville de Paris à l'avocate iranienne et demandé sa libération immédiate à l'État iranien.




Anne MOREAUX
Journaliste

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