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Podcasts “C'est Légal !” : obtenir une réponse juridique le temps d'une chanson

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Podcasts “C'est Légal !” : obtenir une réponse juridique le temps d'une chanson
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Avocat en droit social, président de l'ACE-JA Paris et membre de l'Incubateur du barreau de Paris, Ludovic Blanc, présente son nouveau projet : “C'est Légal !”, une série de podcasts réalisée par des avocats avec l'agence Moustic Audio Agency, à destination du grand public, pour un meilleur accès au droit.

Affiches Parisiennes : Pouvez-vous raconter ce qui vous a inspiré la réalisation de ces podcasts ?

Ludovic Blanc : L'inspiration est double. Tout d'abord, je connaissais bien le cofondateur de Moustic Audio Agency, agence avec laquelle nous avons travaillé pour cette série, Yves Bongarçon, malheureusement décédé il y a quelques mois. C'est avec lui que nous avions imaginé développer une série de podcasts juridiques. L'agence Moustic est spécialisée dans la communication audio et s'est intéressée au podcast avant même qu'il ne devienne le phénomène de mode que l'on connaît. L'idée a fait son chemin depuis et est devenue réalité avec Guillaume Derachinois, directeur général de l'agence. Ce projet est donc d'abord et avant tout une rencontre et un hommage.

Il est vrai que le podcast est aujourd'hui un média et un outil de communication particulièrement en vogue. D'après des chiffres récents, 9 % des Français écoutent au moins un podcast natif chaque semaine. Cela représente presque 4 millions de personnes et 72 % d'entre eux ont entre 15 et 35 ans.

Dans le cadre de leurs stratégies de communication et de référencement notamment, les avocats utilisent davantage les réseaux sociaux traditionnels comme LinkedIn, Twitter et Facebook, voire Instagram, et les médias vidéo mais peu les podcasts, à tort. Personnellement, je n'ai pas de réel attrait pour le format vidéo car il nécessite beaucoup de préparation tant en amont que pour la séquence filmée elle-même. Elle exige du temps dont nous ne disposons pas nécessairement dans la profession. Et le coût de la prestation, lorsqu'elle est réalisée par un professionnel, peut s'avérer élevé. L'enregistrement audio d'un podcast apparaît beaucoup moins contraignant à tous ces égards, a fortiori vu le format retenu pour “C'est légal !”.

Avec la déferlante et le succès des podcasts natifs et indépendants, j'ai immédiatement été convaincu que les avocats devaient se lancer sur ce terrain. Je pense que l'un des avantages que représente le podcast est de leur permettre d'investir un nouveau territoire numérique, jusque-là vierge de leur présence. Réaliser des podcasts, pour des avocats et cabinets d'avocats, c'est répondre à l'enjeu de “plateformisation” de ce média tout en alimentant une communication de contenu qui aura un impact évident sur nos stratégies de référencement.

Plus généralement, le projet répond à un défi qui m'est cher : celui de rendre l'avocat toujours plus accessible.

A.-P. : Parlez-nous plus en détail du fonctionnement de la série…

L. B. : « C'est Légal ! » est une série de podcasts développée en collaboration avec l'agence Moustic Audio Agency. L'enregistrement et le montage audio se font actuellement en studio, ce qui permet d'assurer une qualité de travail, et notamment de son, inégalée par rapport à ce que peuvent faire les avocats eux-mêmes. Le résultat est très professionnel et l'écoute est de grande qualité.

Chaque enregistrement aborde un sujet juridique spécifique, en lien avec la pratique de son auteur. Ils durent trois minutes en moyenne, pour que l'auditeur puisse les écouter comme il écouterait un morceau de musique le matin. L'objectif est d'être réactif, pratique et pragmatique, pour que les personnes aient une réponse rapide à leur question qui reprend les codes de vulgarisation que l'on retrouve notamment dans les requêtes juridiques Google, formulées à partir de quelques mots clés.

Dans ce cadre, le podcast permet aussi une grande réactivité à l'actualité puisqu'il s'enregistre très rapidement. Il s'agit d'une réelle plus-value pour l'avocat qui valorise son expérience, son expertise, avec un temps de préparation et d'enregistrement record. Ces raisons expliquent en partie pourquoi ce média explose en ce moment et qu'il fait partie intégrante de la stratégie de communication des marques en 2020. On observe d'ailleurs son utilisation accrue par les jeunes chefs d'entreprise, de start-up en particulier.

Par ailleurs, le podcast s'adresse à tous les avocats, quelle que soit la structure dans laquelle ils exercent.

À ce jour, les premiers enregistrements réalisés apportent des réponses pratiques à des questions générales, souvent issues de situations du quotidien. Il est bien évidemment impossible de réaliser une consultation juridique par ce canal, on se situe bien sur le terrain de l'information juridique mais assurée avec la pertinence de l'avocat.

En fournissant ainsi de l'information juridique, le besoin de droit suivra et l'avocat sera présent pour y répondre. Après avoir écouté un podcast, l'auditeur, prenant conscience de sa situation juridique, pourrait devenir un futur client de l'avocat auteur du podcast qui l'aurait éclairé.

A.-P. : Les auteurs des podcasts sont-ils tous avocats ?

L. B. : Oui, ce sont tous des avocats. Pour le moment, les intervenants font partie de mon réseau de proches confrères de l'ACE-JA Paris (association des Avocats Conseils d'entreprises – jeunes avocats). L'objectif à moyen terme est de réaliser une seconde vague d'enregistrements avec l'objectif de couvrir des thématiques plus diverses.

À plus long terme, l'idée est d'ouvrir ce moyen de communication à un plus grand nombre d'avocats et sur toute la France. La question d'ouvrir cette plateforme à d'autres professionnels se posera peut-être mais elle n'est pas d'actualité. Le projet n'en est qu'à ses balbutiements. Si les choses prennent, alors des développements interviendront assurément.

Actuellement, nous sommes au début du projet, avec 16 podcasts enregistrés. À terme, et puisque le podcast représente un véritable outil de communication valorisable pour les avocats, l'idée sera de proposer une véritable prestation aux avocats, qui comprendra l'enregistrement, le montage et la diffusion des podcasts sur les plateformes de streaming.

Les prix seront assurément compétitifs, tant le coût direct que les coûts indirects vu les faibles délais de mobilisation qu'ils demandent à l'avocat. En tout état de cause, je suis convaincu qu'il faut que les podcasts restent gratuits pour les auditeurs.

L'ambition est d'aboutir à un maximum d'écoute, qui profitera à la profession comme aux avocats qui seront à l'origine des podcasts.

Cette série de podcasts est aussi un moyen de rendre hommage à notre profession, de renforcer sa crédibilité auprès du grand public en améliorant notre image par une accessibilité accrue. L'accessibilité au droit et à l'avocat est un sujet qui me tient à cœur et qui a été le motif premier de mon adhésion à l'Incubateur du barreau de Paris dès 2015.

Notre profession a en outre la chance d'être régie par une déontologie à respecter mais aussi à utiliser à notre avantage, notamment en termes de crédibilité professionnelle.

Se rendre accessible à tous est l'ambition de cette série de podcasts et il est un très bon moyen de rappeler que l'avocat devrait être l'interlocuteur premier de tous les citoyens, justiciables, quel que soit le problème du quotidien et, finalement, le domaine de droit.

A.-P. : Comment les thèmes abordés sont-ils choisis ?

L. B. : Dans un premier temps, les thèmes ont été choisis selon la sensibilité des avocats qui se sont prêtés au jeu de l'enregistrement des différents podcasts actuellement disponibles.

Pour orienter la teneur des podcasts et attirer les auditeurs, un travail a d'abord été mené avec l'agence pour cibler quelques questions du quotidien, que nous pouvons tous nous poser dans la vie de tous les jours. On retrouve ainsi le podcast sur nos droits face à l'achat d'une bouteille de vin bouchonnée ou encore sur les réflexes à avoir en cas d'agression dans la rue ou au travail ! Ce sont autant de problématiques auxquelles il faut réussir à répondre simplement, de manière synthétique et pertinente, pour une personne qui n'a potentiellement aucune notion de droit et un temps de disponibilité limité.

Avec le podcast et son influence chez les jeunes, l'avocat dispose là d'un excellent outil publicitaire de nature à lui permettre de toucher une population nouvelle, autrement que par les voies usuelles parfois déceptives. En 2020, le podcast sera le média des avocats ou ne sera pas !




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