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Plan de prévention du bruit et centre aquatique olympique, retour sur le conseil métropolitain

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Plan de prévention du bruit et centre aquatique olympique, retour sur le conseil métropolitain
@ AP

Le conseil métropolitain se rassemblait récemment dans l'hémicycle Simone Veil de la région Île-de-France. L'occasion pour lui de voter de nombreuses résolutions concernant en particulier l'adoption du Plan de prévention du bruit dans l'environnement et le Centre aquatique olympique, un dossier qui pourrait bien faire que cette réunion du conseil n'était pas la dernière de cette première mandature de la Métropole du Grand Paris.

Plus de cinquante résolutions étaient à l'ordre du jour du dernier conseil métropolitain ce mercredi 4 décembre. Des chantiers ont pu être déclarés d'utilité métropolitaine à la Courneuve, Livry-Gargan, Nanterre ou encore à Temblay-en-France où la métropole participera à hauteur de 11 millions d'euros au projet de Colisée, une salle de sport et de spectacle de 10 000 places qui, au cœur de la zone d'activité AeroliansParis, participera au rééquilibrage géographique des activités dans la petite couronne. Sur ce dernier dossier s'est toutefois abstenu le groupe Écologistes et citoyens, son président Yves Contassot indiquant sa préférence en faveur de projets moins lourds pour dynamiser le territoire.

Sur de tous autres thèmes, l'atlas de la biodiversité, la convention signée avec l'ONF, l'organisation des « Rencontres de l'arbre » et du forum « Bois et construction » au Grand Palais ont tous été validés, de même que le renouvellement des subventions pour le Forum de Paris sur la Paix.

D'un point de vue plus institutionnel, le Conseil métropolitain a délégué ses compétences au bureau d'ici les municipales. Pour le premier trimestre 2020, en attendant l'adoption du budget, le Président est autorisé à engager des dépenses jusqu'à 1/4 de celles de l'année précédente. Après les élections, le Conseil quittera l'hémicycle de la Région pour se réunir, comme c'était le cas auparavant, au CESE et il est donné rendez-vous le 19 décembre pour la signature avec deux ministres, dans les locaux de la métropole, de la convention SARE (service d'accompagnement pour la rénovation énergétique).

Voici en quelques lignes ce qu'il faut sans doute retenir des trois heures de délibérations, outre deux dossiers qui ont particulièrement animé les débats.

La MGP, sans faire de bruit…

L'adoption du Plan de prévention du bruit dans l'environnement était soumise au vote des conseillers. Jacques-Alain Benisti, maire de Villiers-sur-Marne, en était le rapporteur. Alors que 68 000 années de vie en bonne santé sont perdues en raison du bruit routier (quand le bruit lié au transport dans la métropole concerne aussi le ferré pour 22 % des décibels émis et l'aérien pour 17 %), le plan fixe trois grands objectifs : mieux agir contre le bruit, mieux coordonner les acteurs et mieux partager les informations avec les citoyens. Il sera financé par la MGP à hauteur de 100 millions d'euros mais aussi par l'État, les gestionnaires d'infrastructure, et plus largement par les « acteurs du bruit ».

« Faire du bruit ne fait pas de bien, et sans faire de bruit la métropole nous fait du bien », se réjouit Didier Gonzales, président de Bruitparif, association qui se veut être « observatoire du bruit en Île-de-France ».

Si le Plan a été adopté à l'unanimité, un amendement « surprise » est venu animer la séance. Déposé par Philippe Goujon, maire du 15e arrondissement, il voulait attirer l'attention sur le dossier particulier de l'héliport de Paris-Issy, son trafic en hausse de 5 % l'an passé et sur les nuisances sonores et environnementales qu'engendrent les engins survolant le sud-Ouest parisien.

Il en demande même la fermeture à l'issue de la concession qui court jusqu'en 2024. L'amendement a notamment reçu le soutien d'Emmanuel Grégoire, 1er adjoint à la Maire de Paris et de Jean-Yves le Bouillonnec, ancien maire de Cachan et conseiller général du Val-de-Marne qui souligne que le dossier concerne aussi les communes de ce département et de l'Essonne, étant donné la fréquence des liaisons entre l'héliport et Orly.

Si la réponse de Jacques-Alain Bénisti a été jugée « grotesque » par Philippe Goujon, Patrick Ollier est rapidement venu mettre un terme à la discussion. Le règlement ne l'autorise pas à recevoir l'amendement (du fait qu'il n'a pas été déposé 48 heures avant la séance), il juge toutefois celui-ci légitime et propose de rajouter une ligne au plan :

« sur l'héliport de Paris-Issy, toutes les perspectives doivent être étudiées, y compris sa fermeture », selon Patrick Ollier.

Il propose également la création par la Métropole d'un groupe de pilotage après les municipales sur ce dossier. Ces propositions sont adoptées à la majorité (12 voix contre).

Le centre aquatique olympique : ne pas noyer le budget métropolitain

Pour rappel, la loi a confié le chantier du Centre aquatique olympique Plaine-Saulnier (CAO) à la Métropole. Devant les conseillers métropolitains, le président Ollier a pu faire le point sur l'avancement du dossier.

À propos des trois compétiteurs, « il n'y a pas de soucis sur le plan architectural, sur le plan de l'urbanisme, sur le plan de la qualité des travaux, sur le plan de la mise en œuvre du dispositif d'aménagement et du fonctionnement, tous les dossiers sont très satisfaisants. Le seul problème pour nous est la distance qu'il y a entre les objectifs que nous nous sommes fixés par rapport au prix que nous voulons dépenser dans cette opération et les offres des trois compétiteurs ».

S'il n'a pas voulu livrer à la presse les sommes en question (« Dans ce genre d'opérations, la confidentialité et le secret sont légalement une obligation pour ceux qui conduisent les négociations »), il a demandé au conseil l'autorisation de poursuivre les négociations, promettant de le réunir exceptionnellement une dernière fois si un candidat venait satisfaire les exigences de coût avant les municipales. Avec le soutien de Patrick Braouezec, maire de Saint-Denis, la motion est adoptée à l'unanimité.

Yves Contassot demande toutefois à ce que ce ne soit pas les exigences environnementales qui cèdent, comme souvent, lorsqu'il s'agit de diminuer les coûts. « Nous sommes bien d'accord » lui répond de façon limpide Patrick Ollier, qui promet d'ailleurs de s'investir personnellement dans les négociations. Des négociations qui ne poseront pas, du moins jusqu'en avril, de problème dans le calendrier des travaux.

Pour le reste sur ce dossier, une délibération technique est venue mettre en conformité le PLU avec le CAO et le Président a été autorisé à lancer la dépollution du site, alors qu'Engie, ancien occupant, a posé, avec la métropole, la première pierre de ses nouveaux locaux à Pierrefitte-Stains.




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