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Philippe Goujon : Un maire à visage découvert

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Philippe Goujon : Un maire à visage découvert
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Le maire du 15e arrondissement Philippe Goujon brigue un troisième mandat. Ses thèmes de prédilection ? Les classes moyennes, l'entretien de la voirie et la sécurité de son arrondissement. Même si la question « ne l'intéresse pas », il donne également son point de vue sur son parti et sur les alliances qui pourraient déterminer à qui reviendra le fauteuil de maire de Paris, alors que son arrondissement est celui qui pèse le plus lourd au Conseil de Paris.

Affiches Parisiennes : Vous arrivez au terme de votre deuxième mandat. Pourquoi avez-vous décidé de vous représenter ?

Philippe Goujon : Je crois premièrement que la bonne longévité pour un élu local, pour un maire, c'est trois mandats. Je crois que tout ce qu'on n'a pas donné en trois mandats, on ne le donne plus. Je suis maire non pas pour durer, mais pour faire. Je conçois ma fonction en étant à la disposition du public 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Mais il faut le faire dans une période limitée. Mieux vaut se consacrer totalement à ses concitoyens plutôt qu'essayer de ménager ses efforts pour durer.

Je pense, par ailleurs, qu'à Paris le temps administratif est un temps particulièrement long. On voit souvent aboutir au terme du troisième les choses qu'on avait annoncées au premier. Je vous donne un exemple. J'ai lancé dès mon premier mandat, lorsque j'ai été élu en 2008, la réalisation d'une grande coulée verte de 8 kilomètres et demi, la plus grande de Paris qui a la forme d'un fer à cheval et qui traverse tout le 15e, reliant le parc Brassens au parc André Citroën par l'ancienne petite ceinture ferroviaire. Elle se poursuit sur les quais jusqu'au pont de Bir-Hakeim avec un aménagement de ces 3,2 kilomètres en promenade, ce qui n'avait jamais été fait.

J'avais lancé l'idée il y a longtemps, mais Bertrand Delanoë avait priorisé d'autres berges à l'époque. Avec le concours d'Haropa Ports de Paris, nous sommes en train de réaliser cette promenade de 6 m de large, pavée, éclairée, avec des animations diverses. Cela se conjugue avec la modernisation des quatre ports du 15e pour que les installations industrielles qui s'y trouvent continuent à fonctionner mais qu'elles ne soient plus polluantes et soient modernisées. On remonte ensuite à partir de Bir-Hakeim, tout le long de ce qu'on appelle l'enceinte des fermiers généraux, c'est-à-dire les boulevards de Grenelle, Garibaldi, Pasteur et la rue de Vaugirard, avec des voies pacifiées, végétalisées et aménagées de meilleure façon. On commence d'ailleurs les travaux sur le boulevard de Vaugirard pour le végétaliser complètement.

Dans quelques mois le boulevard Pasteur sera lui aussi entièrement végétalisé puisqu'il a été mis fin à la concession de parking de Vinci sur le terre-plein central depuis le 31 décembre. Ce ne sera pas tout à fait une forêt vierge, mais ce sera quand même une promenade plantée. Et puis, sous le métro aérien, nous allons voir avec les habitants ce qu'il est possible de faire, avec des jeux pour enfants, par exemple. La place Cambronne, est un autre exemple, cela fait 20 ans que le projet existait. Elle est réaménagée pour donner plus de place aux piétons, aux cyclistes. Des arbres ont également été plantés dans le cadre d'une trame verte “Lowendal, Cambronne, Frémicourt, Emile Zola”.

Enfin, nous avons mené le réaménagement de tout le quartier Montparnasse sur 9 hectares, entre la rue de Rennes et la gare Montparnasse. Passant de 50 à 90 millions de voyageurs par an, cette dernière est en totale rénovation avec notamment l'installation de 130 commerces.

A.-P. : Dans cette zone, c'est un grand chantier qui est lancé…

P. G. : Entre la gare Montparnasse et la rue de Rennes nous allons démolir ce fatras urbanistique qui n'est pas intéressant et qui n'a jamais fonctionné. Vous aurez, à la place de cette espèce de béton immonde et outrancier une forêt urbaine, proposée par le cabinet Rogers & Partners, qui compte pour l'instant 2 500 arbres. J'aimerais d'ailleurs en planter 1 000 de plus. Il faudra 10 ans de travaux pour réaliser ce projet qui inclut la déconstruction totale et la reconstruction de la tour Montparnasse. Le permis de construire est signé depuis plusieurs mois.

Ce projet visionnaire que j'ai eu de cette coulée verte gigantesque a été lancé dès mon premier mandat.

En tant que maire du 15e j'ai été opérationnel dès le premier jour. Lors du mandat précédent, j'avais été premier adjoint au maire. Dans cet arrondissement plus peuplé que Bordeaux et qui serait la 8e ville de France, on ne peut pas s'improviser maire.

A.-P. : Quelles sont vos actions en matière de santé ?

A mon arrivée, j'ai mis en place un comité local de la santé. L'Agence régionale de santé avait établi un diagnostic d'un début de désertification médicale du 15e, dans trois quartiers sur quatre. Je me suis lancé, en anticipant la loi, dans la réalisation, à terme, de 10 maisons de santé, conventionnées en secteur 1 ; une par secteur de 25 000 habitants. Trois ont déjà vu le jour et les sept autres apparaitront dans le dernier mandat.

L'une de ces maisons va voir le jour dans la gare Montparnasse, avec 40 médecins. J'ai travaillé sur la question de création de gardes médicales, en lien avec les deux hôpitaux du 15e, Necker et Pompidou pour décharger les urgences de tout un tas de « bobologie » qui n'a rien à y faire. Un autre sujet est l'insuffisance de lits en Ehpad. J'ai lancé à la fin du premier mandat, la réalisation de trois établissements de 100 lits.

Je vous cite ces exemples pour vous montrer que les choses se font dans la durée et qu'il faut connaître très finement les besoins de l'arrondissement. Comme je suis maire depuis 12 ans, je sais exactement ce qu'il faut continuer à faire dans ce troisième mandat pour satisfaire les besoins de la population.

A.P. : Quelles sont aujourd'hui les préoccupations premières des habitants que vous ressentez ? Quels sont les objectifs du prochain mandat que vous sollicitez ?

P.G. : Le principal objectif, c'est le maintien des familles des classes moyennes dans Paris. C'est le plus difficile. Le 15e arrondissement n'est d'ailleurs pas le seul concerné. Ces familles ont du mal à rester à Paris, notamment lorsqu'elles s'agrandissent. La vie est chère, les loyers sont chers, donc beaucoup partent en banlieue. Aujourd'hui, le tiers des habitants d'Issy-les-Moulineaux sont d'ex-habitants du 15e. C'est la raison pour laquelle il y a beaucoup de logements sociaux dans cet arrondissement.

Nous avons plus de 23 000 logements sociaux, ce qui fait environ près de 20% SRU. Dans les constructions de logements sociaux à venir et dans celles qui existent aujourd'hui, je souhaite avoir plus de mixité, avec de 30 à 50 % de logements à loyers intermédiaires, pour permettre le logement des familles des classes moyennes. La Ville fait actuellement 90% de logements précaires, en quelque sorte. Je peux le comprendre, mais on ne peut pas faire des ghettos. Il faut une bonne mixité sociale. C'est quelque chose d'important.

Il faut aussi des services rendus aux personnes, comme des crèches. J'ai pour projet de mettre en place une vingtaine de maisons d'assistantes maternelles pour combler le manque. Deux crèches de 100 berceaux sont actuellement en cours de construction. Je veux également une amélioration de la qualité dans les écoles tout aussi importante.

Dans un autre registre, l'entretien de l'espace public compte parmi nos priorités. Il est aujourd'hui catastrophique. L'état des chaussées, des trottoirs est consternant, pathétique, parce que ce n'est pas une priorité de la Mairie de Paris qui a la compétence en la matière. Avec d'autres maires d'arrondissement, nous demandons ainsi le transfert d'un certain nombre de compétences, notamment en matière de voirie, de propreté, d'entretien des parcs et jardins, d'attribution de petites subventions… C'est au maire d'arrondissement, l'élu de proximité par excellence, de régler ces problèmes. Il faut à présent une organisation plus performante.

A.P. : Aujourd'hui, vous êtes dans l'opposition au Conseil de Paris, on peut comprendre que les échanges ne soient pas aussi fructueux que vous le souhaiteriez avec la maire actuelle Anne Hidalgo...

P. G. : Je ne suis pas du tout dans ce registre. Je considère que toute question d'un habitant est de mon ressort et je dois la traiter sans renvoyer la faute sur d'autres. J'arrive à faire des choses, malgré les maigres pouvoirs que j'ai. Les maires d'arrondissement sont bien sûr sous la tutelle de la Mairie centrale dans beaucoup de domaines. En revanche, je suis totalement libre d'action dans les relations et dans le travail que je fournis pour l'arrondissement en lien avec d'autres administrations ; l'État par exemple.

Quand j'ai été voir monsieur Blanquer pour initier les élèves de primaire au codage numérique, il a désigné le 15e arrondissement “territoire expérimental”. Nous avons ainsi, depuis la dernière rentrée scolaire, une demi-douzaine de robots NAO qui tournent dans les écoles primaires pour initier les élèves. En maternelle, nous avons des boîtiers qui permettent aux élèves de programmer des petits itinéraires. Tout cela, je le fais librement, je n'ai pas besoin de la Ville de Paris.

Lorsque je décide, avec le préfet de police et le procureur de la République, de faire poursuivre dans le 15e le nouveau délit d'agression sonore, je n'ai pas besoin de la Ville de Paris.

Quand je vois Mme Pécresse, la présidente d'Île-de-France Mobilités, que je lui dis que le tramway est saturé – il était prévu pour 75 000 passagers quotidiens, nous en sommes à 130 000 – et que j'obtiens trois rames supplémentaires, je n'ai pas non plus besoin de la Ville. Quand je traite avec Pôle emploi du 15e, je ne passe pas par la Ville pour proposer tous les mois une séance de recrutement et des centaines d'emplois spécialisés. J'essaie de diagnostiquer tous les problèmes et de les régler en direct.

Par exemple, pour l'expérimentation d'un nouveau bitume qui fait baisser la température de 3 à 4 degrés au sol et qui diminue de près de la moitié le bruit de roulement des voitures, ce sont des crédits européens que j'ai obtenu. J'essaie de tirer sur toutes les sonnettes dans tous les domaines.

A.P. : Vous êtes un expert reconnu en matière de sécurité. Quel regard portez-vous sur votre arrondissement ? A-t-on, par ailleurs, besoin de davantage de caméras et de la fameuse police municipale armée dont on parle beaucoup en ce moment ?

P.G. : J'ai été l'adjoint de Jacques Chirac chargé de la police et de Jean Tiberi. J'ai donc passé 20 ans avec la police dans différentes fonctions.

Pour moi, la sécurité et la sécurisation de l'espace public sont la priorité numéro 1. Je crois avoir été un des premiers à avoir proposé la création d'une police municipale, en 2001. Je faisais alors partie de l'équipe de campagne de Philippe Seguin et j'avais fait admettre dans son programme la création d'une police municipale.

Elle serait encore plus utile aujourd'hui, mais ça n'a jamais été mis en place parce que Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo n'en ont pas voulu pendant des années. La maire a maintenant changé d'avis à l'approche des élections, tant mieux.

A.-P. : Pourquoi une police municipale ?

P. G. : Parce que la police nationale est totalement accaparée par ses missions régaliennes. Ce que l'on pourrait qualifier de “tranquillité publique” n'est absolument pas assurée à Paris ou très peu. C'est une mission résiduelle aujourd'hui pour la préfecture de police. Elle y consacre très peu de moyens.

A.-P. : Qu'est-ce que la tranquillité publique ?

P. G. : Ce sont les désordres de voies publiques, les attroupements intempestifs, les petites bandes qui circulent et qui gênent, la mendicité agressive, les ventes à la sauvette, les petits trafics de toutes sortes, les pickpockets. Bref, c'est cette petite délinquance qui pourrit la vie des gens au quotidien. La préfecture de police s'en occupe de moins en moins. C'est l'affaire du maire. Je veux donc une police municipale avec au moins 5 000 hommes qualifiés, avec des pouvoirs renforcés.

Je ne me contente pas de la police municipale que prévoit madame Hidalgo et qui se contentera de verbaliser les crachats et puis d'aller faire quelques remontrances à ceux qui font trop de bruit. Je veux une police municipale qui soit capable de sécuriser la voie publique.

Pour ce faire, il faut que les policiers municipaux soient dotés du droit de contrôle d'identité, d'accès direct aux fichiers de police, fichiers des objets et véhicules volés et fichiers des personnes recherchées. Il faut que cette police municipale puisse verbaliser la consommation de cannabis. Et il faut que cette police soit progressivement armée, au moins pour les missions de voie publique.

Ensuite, pour que l'ilotage de cette police municipale soit intelligent, il faut qu'il s'appuie sur des caméras. Pardonnez mon immodestie, mais c'est moi qui aie proposé, en 2004, le plan de vidéoprotection tel qu'il existe aujourd'hui à Paris.

A l'époque, évidemment, Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo me traitaient d'hystérique sécuritaire, jusqu'au moment où l'ancien maire, en 2008, à l'approche d'une élection municipale, a changé de braquet quand il a vu que 80% des Parisiens voulaient de la vidéo protection.

Avec Nicolas Sarkozy, j'ai obtenu que l'État finance 98% de l'installation d'un peu plus de 1 000 caméras, cas unique en France. Aujourd'hui, je dis qu'il en faut 5 000. A Londres, ce sont 75 000 caméras qui sont reliées directement à Scotland Yard. Il est vrai que nous en avons également 15 000 dans le métro et dans les bus.

C'est très bien, mais il en faut au moins 5 000 en surface. Je pense également qu'il faut que ces caméras soient dotées de la reconnaissance faciale, au moins un certain nombre d'entre elles. Il faut aussi que la Ville de Paris se dote de caméras de vidéo protection chez les bailleurs sociaux, c'est-à-dire dans les 200 à 250 ensembles immobiliers sensibles, et dans les équipements publics. Il faut, par ailleurs, qu'une sanction pénale, certaine et prompte, soit délivrée après les interpellations. Il faut aussi que toutes les peines soient exécutées, ce qui n'est pas du tout le cas.

Nous devons surtout lutter contre les multirécidivistes, puisqu'on peut considérer que 1 000 de ces derniers sont responsables de la moitié délinquance à Paris.

A.P. : Vous êtes un candidat “indépendant”, malgré votre passé d'ancien président de la fédération UMP de Paris. Et aujourd'hui, Rachida Dati vous a refusé l'investiture. Y a-t-il un contentieux entre vous ? Va-t-on vers un affrontement avec Agnès Evren ?

P. G. : Nous passons là d'un domaine intéressant à un domaine totalement inintéressant, qui ne me préoccupe nullement. Je crois qu'on n'élit pas un chef de parti sur un territoire. On élit un maire en fonction de sa personnalité, de son action au quotidien, de son bilan, acceptable ou pas, et de son projet. Je pense pouvoir répondre à ces qualifications. La petite politique politicienne avec des petites gens qui font cuire leur petite soupe sur un petit feu dans leur petit coin, ça ne me motive guère.

Je répondrai quand même à votre question. Je suis maire sortant LR, je suis toujours LR.

Vous l'avez rappelé, j'ai créé l'UMP en 2002 et j'ai été le premier président de la Fédération de Paris de l'UMP. Ceux qui sont aujourd'hui mes détracteurs ne m'ont pas beaucoup aidé. Ils s'occupaient sûrement de beaucoup de choses très intéressantes, notamment à fréquenter les salons en ville, mais je ne les voyais pas beaucoup sur le terrain pour m'aider à essayer de remonter la fédération, après l'échec de 2001. Je me sentais un peu seul à l'époque, comme, du reste, depuis 15 ans.

Aujourd'hui, évidemment, on veut des chapeaux à plumes, on veut des postes, même si on en a déjà, on ne se préoccupe pas du tout du bien-être de la population du 15e, on se préoccupe de petites postures partisanes. Or, moi, je pense qu'ils n'ont pas compris le message des électeurs, que ces derniers ont exprimé très fortement en 2017, puis aux européennes où LR a fait un score historiquement bas.

Je pense que les électeurs veulent à présent des élus qui s'occupent d'eux, de leurs problèmes, qui ne se préoccupent pas de l'étiquette de leur parti. Vous savez, quand je vais dans la rue, on ne me demande pas mon étiquette politique, on me demande de reboucher le trou de la chaussée, qu'elle soit plus propre ou plus sécurisée. Et moi, je ne demande pas non plus la carte du parti des gens qui viennent me voir pour me demander d'améliorer leur vie quotidienne. C'est cela aujourd'hui dont il est question. Ils se fourvoient en essayant de faire d'une élection de vie quotidienne une élection de partis.

Je pense néanmoins qu'il est nécessaire qu'il y ait un changement de majorité à Paris. Si on est dans l'opposition, c'est bien pour ça.

Je pense que la meilleure stratégie pour l'alternance à l'hôtel de ville est le rassemblement. Tous les sondages démontrent qu'aucune liste ne peut gagner seule vu l'éparpillement des voix. Il est donc nécessaire de se rassembler pour gagner. La stratégie du drapeau qui est celle de mon parti amène à l'échec.

C'est la raison pour laquelle je suis en dissonance, je ne dirai pas en dissidence, avec la stratégie actuelle.

Par ailleurs, bien que je n'aie aucun contentieux avec Mme Dati, je ne me situerai pas sur le terrain de l'affectif ou de l'injure.

La politique n'est pas un combat de rue. On peut ne pas être d'accord et débattre sans s'insulter. Il suffit de lire les commentaires dans la presse…

Je ne m'aventure pas sur ce terrain-là. Je pense que le débat public serait plus clair et mieux apprécié si les élus se contentaient de débats d'idées, en évitant les polémiques sans intérêt.

A.P. : Une alliance est-elle possible ? On a vu par exemple Pierre-Yves Bournazel faire le choix de soutenir Benjamin Griveaux…

P. G. : On vote pour un maire d'arrondissement et pour un maire de Paris. Pour le maire d'arrondissement c'est simple. Je ne sais pas ce que feront les autres listes, par rapport à l'élection municipale à la mairie du 15e. La candidate que Mme Dati présente contre moi postule-t-elle à la mairie du 15e ? Elle ne le dit pas. Elle avance à visage masqué. Elle est députée européenne, la moitié du temps à Bruxelles et à Strasbourg, et comme il est interdit d'être à la fois député européen et maire d'arrondissement, les gens qui voteront pour cette liste ne sauront pas quel maire d'arrondissement ils auront.

Moi j'avance à visage découvert. Je ne cumule avec rien du tout. J'ai pris l'engagement aussi de ne plus me présenter à un mandat national de sénateur ou de député. J'attends que les autres prennent ces engagements. Cela montrera leur volonté de servir les habitants du 15e, et non pas celle de se servir du 15e comme d'un tremplin pour faire autre chose, pour avoir d'autres postes plus importants.

Le deuxième niveau de l'élection, c'est le niveau parisien, évidemment. Je dis, de façon très claire, que je me prononcerai pour le candidat le mieux placé pour permettre l'alternance à Paris. Ce sont les électeurs qui décideront de placer une telle ou un tel en meilleure position.

Si c'est Rachida Dati, je dirai tant mieux, car c'est mon parti, mais ça peut être M. Griveaux ou M. Villani ; tous ceux qui sont aujourd'hui candidats et qui représentent une alternative crédible, en ayant des programmes satisfaisants.


Propos recueillis par Boris Stoykov




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