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Penser les métiers juridiques de demain et l'employabilité

Dans un contexte de mutation technologique et numérique, et parmi la réflexion autour de l'évolution des métiers juridiques, le Grenelle du droit a soulevé la problématique soucieuse de l'employabilité.
Penser les métiers juridiques de demain et l'employabilité
© A.P. - "Nous devons observer et être réactif aux changements sur le marché", explique Denis Raynal, président de l'ACE.

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Dans un contexte de mutation technologique et numérique, et parmi la réflexion autour de l'évolution des métiers juridiques se pose la soucieuse problématique de l'employabilité.

Robot et/ou homme de chaire, quelle sera la profession de juriste de demain ? Comprendre les bouleversements liés à l'émergence de nouvelles technologies et l'essor du digital est primordial pour répondre à cette question.

A la question de savoir si la révolution numérique va faire disparaître certains métiers du juridique, la réponse n'est pas évidente. Véronique Chapuis-Thuault, directrice juridique d'Armines vice-présidente de l'AFJE, estime que non.

« L'intelligence numérique doit être mise au service de la profession. Il faut repenser le métier et la manière de l'exercice. Par exemple, pour ce qui est de la recherche documentaire, l'accès à l'information, aujourd'hui basé sur des recherches quasi automatisées, se fait beaucoup plus rapidement. Ainsi, des postes en recherches documentaires, archivages ou même de paralégal sont peut-être obsolètes aujourd'hui, mais peuvent évoluer vers des métiers à plus forte valeur ajoutée », selon Véronique Chapuis-Thuault.

Car si les robots sont performants et soulagent de certaines tâches fastidieuses et rébarbatrices, ils ne pourront jamais interpréter les faits.

Juniors et seniors, tous concernés par la transformation du métier

Si la mutation numérique inquiète, elle peut aussi présenter des avantages, de par les outils qu'elle met à disposition. « Le numérique apporte plus de sécurité, notamment avec l'acte authentique électronique, et plus de transparence, avec par exemple le nouveau système d'appel d'offres », suggère un notaire présent dans l'assemblée.

« Cette mutation technologique profite aux juniors dans le sens ou ils ne sont plus relégués aux tâches désormais automatisées, par des robots ou de l'intelligence artificielle », estime Gersende Le Maire, jeune avocate au Barreau de Paris. « Le junior est né avec le digital, il sait s'en servir et le maîtriser, ce qui pourra lui permettre de se consacrer davantage à l'analyse ».

« Il ne faut pas seulement se dire qu'on change de métier, mais également de business model », souligne Olivier Chaduteau, managing partner à Day One. « L'avocat est maintenant avocat entrepreneur », souligne-t-il.

« De tout temps nous avons connu et traversé des mutations, celle-ci est peut-être un peu plus violente, mais nous devons observer et être réactif aux changements sur le marché », conclut Denis Raynal, président de l'ACE.

La route est encore longue et l'enjeu à relever est grand pour les professionnels du droit qui doivent se préparer à la digitalisation. D'ici à l'horizon 2025, ce sont 18 % des fonctions juridiques qui devraient être digitalisées.

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