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Patrick Ollier repasse le film de quatre années à la tête de la Métropole

le - - Actualité - Région Île-de-France & Grand Paris

Les élections municipales du printemps ouvriront sans doute l'épisode 2 de l'histoire de la Métropole du Grand Paris (MGP). Les premiers conseillers métropolitains achèvent leur mandat et ont récemment vécu ce qui pourrait être leur dernier conseil. En marge de celle-ci, son président Patrick Ollier est venu dresser un bilan des quatre années durant laquelle la nouvelle institution s'est inventée et illustrée.

L'ouverture de ce qui pourrait être le dernier conseil métropolitain du premier mandat des élus de la Métropole du Grand Paris (un dernier pourrait avoir pour unique ordre du jour le choix du projet retenu pour le centre aquatique olympique si les négociations avancent) avait tout du générique d'une « dernière séance » alors que le président Ollier cite non sans ambiguïtés la célèbre chanson d'Eddy Mitchell.

Comme un générique de fin, les remerciements s'accumulent envers les acteurs et les réalisateurs des actions de la MGP, envers les membres du bureau en particulier, envers Sylvain Berrios par exemple, au premier plan des actions menées dans le cadre de la Gemapi et notamment l'aquaprêt récemment contracté par la MGP, envers Xavier Lemoine, vice-président en charge de l'économie circulaire :

« Au début, personne n'aurait misé un kopeck dessus », affirme le maire de Rueil-Malmaison, heureux d'avoir été le premier à installer une ressourcerie dans sa commune grâce à la métropole.

« Vous avez agi durant trois ans en oubliant vos différences et en regardant les intérêts des sept millions de métropolitains : vous pouvez être fiers de vous, nous sommes un exemple pour tous. La Métropole du Grand Paris est créée et durable : vive la métropole ! », lance-t-il enthousiaste aux conseillers avant les premières délibérations. Remerciements rimant aussi avec bilan, Patrick Ollier est venu se confier à l'issue des débats.

Sa plus grande fierté ?

« Nous avons réussi à mettre en œuvre à partir de janvier 2016 une gouvernance partagée qui nous a permis de cheminer pendant presque quatre ans sans aucun obstacle d'ordre politique, politicien ou partisan. Vous avez vu aujourd'hui toutes les délibérations votées à l'unanimité, une seule voix contre et une abstention. Jamais au grand jamais de discussion politicienne dans le bureau où toutes les sensibilités sont représentées. Je pense que c'est ma plus grande fierté car cela a permis d'avancer à pas de géant en l'espace de quatre ans pour 131 villes et 7,2 millions d'habitants. Des métropoles qui existent depuis bien plus longtemps que la nôtre ne sont pas arrivées au degré de maturité que nous avons atteint grâce au consensus.

La droite et le centre, nous sommes certes majoritaires, mais j'ai refusé de l'utiliser. Ce que nous avons construit, avec Daniel Guiraud pour le Parti Socialiste par exemple, nous a offert nombre de grandes fiertés. Grande fierté pour le concours Paris métropole, dont les 77 projets pour 51 villes qui vont être publiés bientôt pour le second concours sont des signaux visibles de la volonté de la métropole d'être lisible et crédible. Pour ceux-ci nous avons réussi à mobiliser près de 10 millions d'euros dans le privé sans mettre un sou, personne n'en parle alors que tout le monde cherche des milliards partout : c'est plus de 2,5 millions de mètres carrés à construire, plus de 60 000 emplois au terme de la construction et plus de 80 000 emplois pendant toute la durée de la construction.

Grande fierté dans la lutte pour la transition énergétique avec la ZFE (zone à faible émission) qui est la plus marquante des mesures que nous avons prises en la matière. Grande fierté enfin avec la Gemapi, l'acharnement que nous avons à engager des choses qui n'avaient jamais été considérées pour renforcer une centaine de kilomètres de digues, pour aider à construire le casier de La Bassée qui sans la métropole n'existerait pas, pour la renaturation des berges de l'Yerres à Villeneuve-Saint-Georges, respectant les engagements que j'avais pris il y a un an, là-bas, devant le Président de la République. La métropole grandit comme une boule de neige que l'on a lancée et qui déclenche une avalanche. Tous les détracteurs de la métropole ne peuvent plus dire aujourd'hui qu'ils sont contre la métropole parce que la métropole ne sert à rien. Nous démontrons l'inverse. »

Ses regrets ?

« Toutes les priorités de la métropole ont été satisfaites. Mon regret est de ne pas disposer encore de sept à huit mois supplémentaires pour démontrer encore plus, s'il le fallait, l'efficacité de la métropole. Je regrette la polémique lancée par des personnes qui ne veulent pas revoir mis en cause ce qu'ils considèrent comme leurs pouvoirs et leur autorité sur des institutions dans l'existence même de la métropole, ce qui est un faux débat, ce qui est absurde parce que nous sommes tous complémentaires.

Mon regret est de ne pas avoir réussi à convaincre ces gens-là de cette complémentarité, du fait qu'on est plus utile à l'intérêt public en travaillant tous ensemble qu'en “chicaillant” sur des problèmes de pouvoirs et de compétence qui sont absurdes. Mon regret est de ne pas avoir résolu ce problème mais celui-ci ne sera résolu que par la loi et par la décision du Président de la République. Je pense que la loi qui interviendra en mai ou juin 2020 ne sera pas une mauvaise surprise pour la métropole. »

Et le PMHH ? Et le SCOT ?

« J'aurais aimé qu'ils soient bouclés. Mais c'est l'État qui nous a indiqués qu'il ne pouvait pas l'accepter tel quel. Il y a encore un peu de travail à faire. Et on ne peut pas non plus violer toutes les volontés de dialogue de certains élus qui veulent aller plus loin. Je n'ai pas de souci quant à l'achèvement de ces deux projets. Les ajustements seront faits, mais après les municipales. Ce ne serait pas pertinent dans le dernier trimestre de cette année. à quelques mois des élections, prendre des décisions si importantes qui sont valables pour des dizaines d'année aurait été un pied de nez à la démocratie locale. Il est sans doute mieux de laisser à mes successeurs le soin d'achever un travail déjà accompli à 98 % qui ne seront pas remis en cause et de le faire voter. Cela me semble être une décision sage même si j'aurais aimé aller plus vite et le faire. »




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