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Pas de procès en révision pour Jean-Maurice Agnelet

le - - Droit

La justice refuse d'ouvrir la voie à un nouveau procès pour Jean-Maurice Agnelet, condamné en 2007 à 20 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat d'Agnès Le Roux, jeune héritière d'un casino de Nice disparue en 1977.

Dans l'attente "dans les semaines à venir" d'une décision de la Cour européenne des Droits de l'Homme, son avocat Me François Saint-Pierre espère encore néanmoins que son client puisse un jour être rejugé s'il obtenait gain de cause devant la Cedh. La disparition d'Agnès Le Roux, 29 ans, est une énigme judiciaire qui remonte à la Toussaint 1977.
Ce week-end-là, l'héritière du casino niçois Le Palais de la Méditerranée se volatilise après être partie avec sa Range Rover. Ni voiture ni corps ne seront jamais retrouvés. Ouverte en cas d'éléments nouveaux dans une affaire judiciaire, la demande de révision se basait ici notamment sur les déclarations d'un ancien truand marseillais affirmant savoir qui a véritablement tué la jeune femme. Auteur d'un ouvrage de confessions paru en mars 2011, Jean-Pierre Hernandez, 75 ans, ancien proche du parrain marseillais Gaëtan Zampa, affirme qu'un de ses amis voyous, Jeannot Lucchesi, lui avait confié, quelques mois avant sa mort en 1987, qu'il avait tué l'héritière du Palais de la Méditerranée dans le cadre d'un contrat.
Mais la commission de révision a estimé que le récit "évolutif et peu vraisemblable" de M. Hernandez dans cette affaire "s'est avéré soit invérifiable, soit inexact", si bien qu'il "ne saurait être de nature à faire naître un doute sur la culpabilité" d'Agnelet. "le combat continue" Pour Jean-Charles Le Roux, frère de la victime, cette décision est "extrêmement logique", "pour nous c'est sans surprise", a-t-il déclaré, sceptique quant au sérieux du témoignage d'Hernandez.
"Deux procès, c'était déjà horrible, alors un troisième...", a-t-il soufflé. Après avoir bénéficié d'un non-lieu en 1985, l'amant d'Agnès Le Roux, l'ancien avocat niçois Jean-Maurice Agnelet, avait finalement été renvoyé aux assises. Acquitté en 2006, il a été condamné en 2007 en appel. Son pourvoi en cassation avait été rejeté. Il a toujours clamé son innocence. "Le combat continue, quand on défend un homme injustement accusé, on ne lâche jamais", a déclaré Me Saint-Pierre, convaincu que son client est victime d'une "erreur judiciaire".




Jean-Paul VIART
Journaliste

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