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Paris fou de foot

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Le Paris-Saint-Germain vient de débourser près de 100 millions d'euros pour s'assurer les services de quatre nouveaux joueurs étrangers : l'espoir italien Marco Verratti (milieu récupérateur), l'attaquant argentin Ezequiel Lavezzi, le défenseur brésilien Thiago Silva et l'attaquant suédois Zlatan Ibahimovic. Alors que le jeune Italien est peu connu, les trois autres recrues du PSG sont déjà des vedettes et viennent de clubs prestigieux (Naples et Milan AC). Et ce n'est peut-être pas fini, puisqu'il est aussi question que l'attaquant brésilien Kaka, ex-ballon d'or, vienne également renforcer l'effectif parisien. Si les supporters sont ravis par ce recrutement haut de gamme, qui place a priori le club parisien parmi les favoris de la prochaine Ligue des Champions, certains membres du gouvernement ont vertement fustigé les sommes faramineuses ainsi dépensées, la ministre des Sports, Valérie Fourneyon, s'insurgeant notamment contre les salaires «mirobolants» de certains footballeurs. Et il est vrai, en cette période de crise, qu'il y a quelque indécence à étaler de tels émoluments sous les yeux des millions de Français dont les ressources avoisinent le Smic. Mais nous vivons, ainsi que l'avait finement analysé André Debord, dans une «société du spectacle». Les sommes perçues par les artistes ou les sportifs de haut niveau sont directement liées à l'audience que leurs performances permettent d'obtenir et résultent de la loi de l'offre et de la demande. Depuis une vingtaine d'années, les clubs français de Ligue 1 se sont surtout préoccupés de boucler leurs budget et les meilleurs joueurs –y compris français– sont partis jouer à l'étranger. Ce sont donc les clubs espagnols, anglais et italiens qui ont trusté les victoires dans les compétitions européennes. Plafonner les salaires des joueurs peut sembler une idée logique, mais cette mesure serait inévitablement contournée. L'indignation vertueuse apaise les consciences, mais ne résout rien. La réalité est que les supporters parisiens veulent rêver, et que ce rêve a un prix. Les actionnaires du PSG ont accepté de le payer, en espérant bien en toucher ultérieurement les dividendes.






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