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Paper Mill Industries reprend le papetier Arjowiggins

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Paper Mill Industries reprend le papetier Arjowiggins
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Par ordonnance en date du 19 juin, le juge-commissaire en charge de la liquidation judiciaire de la société franco-britannique Arjowiggins Papiers Couches a autorisé la cession de l'usine de production située à Bessé-sur-Braye dans la Sarthe à la société canadienne Paper Mill Industries. Une reprise bienvenue pour ce qui était devenu le symbole de la désindustrialisation française.

Dans le cadre du redressement judiciaire dont le papetier franco-britannique faisait l'objet début 2019, aucun repreneur n'avait pu être trouvé pour relancer l'activité de l'usine française de production de papier spécialisé (écritures et impression, étiquettes et emballages, papiers transfert, laminés), la seule capable de produire du papier recyclé dans l'Hexagone

En liquidation judiciaire depuis le 29 mars 2019, la société avait dû cesser toute activité et licencier pour motif économique les 566 salariés qui travaillaient sur le site de Bessé-sur-Braye.

Un repreneur canadien

Après plus d'un an de procédures collectives, la société canadienne Paper Mill Industries (PMI) a finalement été désignée repreneur de l'usine.

« La priorité sera donnée aux anciens salariés d'Arjowiggins », explique Pierre Petit, président de PMI, une filiale du groupe Dottori acteur majeur de l'industrie forestière au Canada, qui prévoit d'embaucher environ 240 personnes d'ici à 2025.

Créé en 1972 par Frank Dottori industriel et investisseur canadien, le groupe Dottori est spécialisé dans l'industrie du bois et plus particulièrement dans le domaine des produits forestiers et du papier. Son fils James Dottori en est aujourd'hui le directeur général.

Grâce à cette acquisition, le groupe pourra non seulement sauver des emplois, mais aussi répondre à la forte demande de papier recyclé français.

Des acteurs mobilisés

Un succès pour les Pouvoirs publics qui avait, dès 2019, fait de la réindustrialisation de l'usine sarthoise une priorité en approchant de nombreux investisseurs potentiels tant sur le plan national qu'international, et en prenant l'engagement d'apporter un soutien financier à hauteur des fonds apportés par des investisseurs privés.

L'Etat a également mobilisé plus de 4 millions d'euros pour financer une cellule d'appui exceptionnelle de formation aux anciens salariés d'Arjowiggins.

Très impliqués, les liquidateurs judiciaires, Maître Christophe Basse (président du Conseil national des administrateurs et mandataires judiciaires) et Maître Marc Sénéchal, ont initié de nombreuses recherches de repreneurs et sont restés à l'écoute des différents projets portés tant par d'anciens salariés de la société que d'investisseurs privés.

Enfin, la société Berivo Strategic Equipement Leasing Compagny Limited, crédit bailleur des machines industrielles, a accepté de suspendre la vente de ses machines sans contreparties pour permettre la reprise du site dans les meilleures conditions.




Anne MOREAUX
Journaliste

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