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Pacte de responsabilité : « il est temps d'agir »

Selon la Chambre de commerce et d'industrie de Paris – Ile-de-France, « la stagnation économique rappelle l'urgence à rétablir la compétitivité des entreprises françaises à un moment où la croissance mondiale reste soutenue et où l'économie de nos concurrents d'Europe du sud se redresse ».
Pacte de responsabilité : « il est temps d'agir »

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Le pacte de Responsabilité et de Solidarité (PRS) constitue, dans son principe, une réponse appropriée à cet objectif. Toutefois, force est de constater que six mois après l’annonce présidentielle et alors que les sources d’inquiétude se multiplient pour les entreprises (compte pénibilité, fiscalité écologique, dispositions sur les stages, etc.), le PRS n’a pas encore suscité de véritable choc de confiance. Aussi, il est indispensable de réduire dès à présent l’écart entre les annonces gouvernementales et la réalité vécue par les chefs d’entreprises, qui reste dominée par des hausses de prélèvements : taux de TVA, fiscalité écologique etc. » La CCI Paris Ile-de-France formule donc deux recommandations fortes pour remettre notre pays dans une dynamique de croissance et stopper l’hémorragie de l’emploi :

La miseen œuvre le PRS à l’horizon 2017. En l’état actuel des choses, les premiers allègements de charges n’interviendraient que début 2015 et ce n’est qu’en 2017-2018, voire au-delà de 2020, que les entreprises percevraient les effets d’une baisse des taux de l’IS. À ce rythme, l’impact sur la compétitivité, et donc sur l’emploi et l’investissement, ne se ferait sentir qu’en fin de décennie alors que notre taux de chômage nécessite des réponses immédiates. Or, pour ramasser l’effet du PRS sur trois ans, au lieu de cinq à sept ans, il faudrait accroître de 10 milliards d’euros l’effort sur les dépenses publiques d’ici 2017.



Le recentrage du PRS sur les entreprises exposées à la concurrence internationale, en allégeant dès le 1er janvier 2015 les charges patronales sur les salaires jusqu’à 2,5 SMIC (et non 1,6 SMIC), en portant le seuil d’application du CICE à 3,5 SMIC (et non 2,5 SMIC) et en excluant du champ du CICE les entreprises délégataires de service public.

La CCI Paris Ile-de-France constate par ailleurs que les choix actuels font l’impasse sur la qualité de l’emploi, alors que seul l’accroissement de l’emploi qualifié, voire hautement qualifié, permettra à la France de profiter pleinement de la mondialisation. Enfin, ils n’intègrent pas suffisamment la digitalisation accélérée de l’économie, qui requiert davantage de flexibilité, d’agilité et moins de réglementations.
Pour Pierre-Antoine Gailly, président de la CCI Paris Ile-de-France « seule une mise en œuvre plus rapide et mieux ciblée permettra au PRS de produire des effets concrets sur notre économie. Les entreprises attendent des mesures gouvernementales fortes leur offrant davantage de visibilité et rétablissant un climat de confiance, indispensable pour investir et créer de l’emploi. »

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