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OTAN : divergences

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L'OTAN –Organisation du traité de l'Atlantique Nord– vient de faire le point sur les principaux dossiers en cours à l'occasion d'un sommet qui s'est tenu les 20 et 21 mai à Chicago. Sous l'impact de la crise, les deux-tiers des membres de l'organisation ont réduit l'année dernière leur budget militaire. La part des pays européens dans le budget de l'OTAN est passée en une dizaine d'années de la moitié à un tiers. D'où cet avertissement de Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique : «Un nombre croissant de nations ne sont tout simplement pas capables de fournir des moyens militaires pertinents aux opérations de l'OTAN. Cette tendance mine la crédibilité de l'Alliance». La refonte de l'organisation et de ses états-majors, avec une baisse de 30 % des effectifs d'ici 2013, permettra sans doute de faire quelques économies. Pour garder malgré tout les capacités critiques dans des domaines stratégiques comme le renseignement ou la cyberdéfense, le secrétaire général, Anders Fogh Rasmussen, prône le concept de smart defence («défense intelligente»), qui suppose une mutualisation des efforts et une spécialisation entre alliés. Mais cette spécialisation aboutit bien souvent au choix de matériels américains, moins chers et disponibles en grandes quantités. Dans les secteurs de pointe, comme les AGS (nouveaux systèmes de surveillance terrestre), c'est-à-dire essentiellement les drones et les moyens de communication satellitaire, l'industrie américaine est en situation de quasi-monopole. Autre dossier problématique : la coopération avec la Russie et le bouclier anti-missiles, censé protéger le territoire de l'Alliance. Moscou reste méfiant et certains pays européens sont sceptiques quant à l'utilité de ce dispositif, qui ferait là encore largement appel à la technologie américaine. Enfin, le retrait d'Afghanistan programmé pour 2014, devrait être suivi d'une mission de soutien à l'armée nationale afghane. En décidant de retirer ses troupes en 2012, la France fait cavalier seul. Le nouveau président aura cependant bien du mal à tenir cette promesse car l'évacuation par avion du matériel militaire déployé sur place (en particulier les 400 chars) prendra nécessairement de longs mois.






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