AccueilEntrepriseVie des entreprisesOEC : Lionel Canesi présente 50 mesures pour la relance rapide de l'économie

OEC : Lionel Canesi présente 50 mesures pour la relance rapide de l'économie

Lors d'une visioconférence de presse organisée depuis le PressClub France, le 14 janvier dernier, Lionel Canesi, président national du Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts-Comptables (CSOEC) a dévoilé 50 propositions pour la relance de l'économie.
OEC : Lionel Canesi présente 50 mesures pour la relance rapide de l'économie
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Les experts-comptables continuent de soutenir sans relâche, et ce depuis le début de la crise sanitaire, les TPE/PME dans leur accès aux aides mises en place par l'État, à l'instar du prêt garanti par l'Etat (PGE), de l'activité partielle, du fonds solidarité entreprises etc. Désormais, ils accompagnent également les entreprises dans la mise en œuvre des dispositifs d'aide et la relance pérenne et sereine de leur activité. Parallèlement aux remontées régulières qu'il adresse aux pouvoirs publics sur les difficultés de mise en œuvre des dispositifs d'accompagnement, le CSOEC a lancé une enquête auprès des 21 000 experts-comptables de France, qui accompagnent au quotidien 2,5 millions d'entreprises sur tout le territoire, pour recueillir des propositions réalistes pour la relance économique. Plus de 7 000 experts ont répondu à ce questionnaire, ouvert en ligne de mi-décembre à mi-janvier.

Il en est ressorti une cinquantaine de propositions, illustrations de la réalité de la vie des entreprises depuis maintenant un an, dont les experts-comptables sont les plus à même d'attester. Simples à mettre en place, ces propositions peuvent produire des effets positifs rapides et prendre une dimension incitative plutôt que punitive. Elles visent tant l'amélioration des dispositifs « Covid » existants que la relance concrète de l'économie. Certaines d'entre elles doivent, selon le CSOEC, être mises en œuvre dès à présent.

Etat des lieux de la situation des TPE/PME fin 2020

Selon les chiffres du CSOEC en novembre 2020, le chiffre d'affaires (CA) des TPE-PME françaises a reculé de plus de 22 % par rapport à novembre 2019, une diminution moins brutale qu'en avril dernier où ces dernières accusaient une perte de CA de plus de 36 %. Ainsi, la perte de CA cumulée sur les 11 premiers mois de l'année 2020 est de l'ordre de 18 %, par rapport à la même période l'année précédente.

Les secteurs qui ont subi la plus forte diminution de leur CA en novembre 2020, de plus de 80 %, sont la restauration traditionnelle (-86 %), la coiffure (-88 %). L'habillement arrive juste après, avec une baisse de 75 %.

Des mesures urgentes

Parmi la cinquantaine de mesures présentées par Lionel Canesi, certaines se distinguent par leur caractère urgent et l'impératif d'une mise en œuvre dès aujourd'hui. Il s'agit tout d'abord de faire bénéficier les dirigeants de l'indemnité partielle, pour leur faire bénéficier d'un « revenu minimum pour vivre ». « Aujourd'hui le dirigeant d'entreprise n'a rien. Le fonds de solidarité sert à payer les frais généraux et il était adapté pour une crise de deux ou trois mois mais sur une crise de longue durée, il va falloir l'ajuster », souligne-t-il.

Ensuite, s'agissant du fonds de solidarité, le CSOEC propose qu'il soit établi au regard de l'excédent brut d'exploitation des entreprises, ou du montant de leurs charges, et qu'il soit désormais ouvert aux entreprises créées en 2020 et 2021 ayant racheté un fonds de commerce ou ayant investi avec recours à l'emprunt et exonérer de l'impôt sur le revenu (IR) et de celui sur les sociétés (IS) les bénéfices mis en réserve et conservés pendant 5 ans ou incorporés au capital dans la limite de 50 000 euros par an.

Pour le Conseil supérieur, il est également urgent d'isoler, dans les comptes, les dettes « Covid », pour identifier les entreprises viables de celles qui ne le sont pas, et permettre leur étalement jusqu'à 10 ans, voire autoriser dans la limite de 30 % la transformation du PGE en subvention. L'objectif étant d'éviter d'impacter la cotation et donc un blocage du financement bancaire, de l'assurance-crédit, de l'affacturage, des cessions de créances et du crédit inter-entreprises.

Il faut aussi, dès aujourd'hui, se montrer « agile » économiquement, notamment en permettant l'ouverture libre des commerces 24 h/24 h et 7 j/7 j sans condition et l'exonération des heures supplémentaires de l'ensemble des cotisations sociales, tant salariales que patronales, en les défiscalisant en totalité. Autre mettre en place des incitations pour flécher l'épargne vers la consommation. Parmi les autres mesures pressantes, inciter les Français à désépargner pour remettre dans l'argent dans la consommation, passer d'une fiscalité punitive à une fiscalité incitative vers les secteurs d'avenir comme le développement durable ou le numérique, créer un dispositif d'amortissement de 85 % sur 9 ans (type Périssol) pour relancer le bâtiment oue encore généraliser sur tout le territoire national l'équivalent du Crédit d'impôt « Corse » en 2021.

La liste complète des mesures est disponible à l'adresse https://www.experts-comptables.fr/sites/default/files/assets/files/V17_Dossier%20de%20presse_14janvier2021.pdf.

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