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Nouveau label “Notaires du Grand Paris”

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Nouveau label  “Notaires du Grand Paris”
© DR

Afin d'anticiper la création du Grand Paris, les notaires ont décidé de regrouper plusieurs chambres départementales au sein du nouveau label « Notaires du Grand Paris ».

À la faveur de cette présentation, la Chambre de Paris a demandé à l'Ifop de réaliser une enquête afin de mieux connaître la perception et les attentes des Franciliens vis-à-vis du Grand Paris. L'étude montre que le Grand Paris
« fait l'objet d'une appropriation croissante de la part des Franciliens » : 68 % des personnes interrogées se déclarent “optimistes” en pensant à l'impact des projets du Grand Paris sur leur situation personnelle. Cet optimisme est néanmoins sujet à une fracture générationnelle puisqu'il se révèle particulièrement prégnant chez les plus jeunes (83 % des 18 à 24 ans) mais tend à décroître avec l'âge (jusqu'à 51 % chez les 65 ans et plus).

Un impact positif

Comme le précise l'Ifop, « le Grand Paris n'est plus envisagé comme une démarche injuste, qui favoriserait davantage le cœur d'agglomération et n'apporterait rien à ses zones les plus périphériques ».
La mise en œuvre du Grand Paris est, au contraire, perçue comme une bonne chose par une majorité des habitants : 81 % estiment que ce projet aura des conséquences positives pour la petite couronne, 80 % pour Paris, 77 % pour la grande couronne, 71 % pour la commune où ils habitent et pour eux-mêmes.

Dans le détail, cet impact positif s'illustre principalement dans des domaines directement dépendants de l'infrastructure de transports, qui constitue la clé de voûte des réalisations du Grand Paris : les loisirs (pour 79 % des Franciliens), l'entreprise où l'on travaille (78 %) et le travail (76 %), tout simplement. Parmi les différents domaines testés, les projets immobiliers accusent un léger retrait (59 %
estiment que le Grand Paris aura un effet positif en la matière) mais demeurent bénéficiaires du Grand Paris pour une majorité des habitants.

Les aspirations immobilières

L'étude révèle qu'une large majorité des Franciliens se déclare satisfaite de son logement (86 %), le constat se révèle un peu moins positif pour le quartier d'habitation. En effet, 72 % des personnes interrogées se disent satisfaites de l'endroit où elles vivent. Ce taux chute à 54 %
en Seine-Saint-Denis. Les attentes des Franciliens en matière immobilière de concentrent donc moins sur les qualités des logements que sur leur situation géographique et le cadre de vie.

Ces attentes s'inscrivent dans un contexte de forte disposition à la mobilité, dans lequel la perspective du Grand Paris joue un rôle de catalyseur : 34 % des Franciliens envisagent ainsi de quitter Paris et sa région à la lumière des perspectives offertes par le Grand Paris, notamment sa faculté à faciliter une plus grande mobilité en Ile-de-France. 82 % des personnes interrogées estiment cette conséquence probable.

Inégalité territoriale

Le Grand Paris est donc perçu comme un facilitateur de mobilité. En revanche, il soulève des craintes en termes d'immobilité et d'égalité territoriale. En effet, 90 % des personnes interrogées s'attendent à ce que le développement des nouvelles lignes de transports entraîne une augmentation du coût de l'immobilier. De leur côté, 84 % redoutent que ces infrastructures ne bénéficient qu'aux villes desservies, sans que leurs bénéfices rayonnent au-delà.

Le Grand Paris reste néanmoins vu comme un acteur à même de transformer le contexte immobilier. Pour 75 %
de ses habitants, il offrira de nouvelles perspectives de logement, permettra de déconcentrer le marché de l'immobilier parisien grâce aux nouvelles lignes de transports (71 %) et favorisera l'environnement dans les projets à venir (58 %).

Le quotidien des familles

Aux yeux des Franciliens, le Grand Paris constitue aussi une opportunité pour améliorer le quotidien des familles. Ainsi, 76 % des personnes interogées s'attendent à ce que le développement des nouvelles lignes de transports facilite l'organisation des familles et leur capacité à se réunir. Toujours à propos de la famille, 16 % des Franciliens déclarent avoir déjà commencé à préparer la transmission de leur patrimoine, cette démarche étant principalement motivée par la volonté de protéger leurs héritiers à trois égards :
protéger la situation des enfants ou partenaires (58 % de citations), protéger leur patrimoine en réduisant les droits de succession (58 %)
et les protéger des tracas des démarches administratives (55 %).

La place des notaires du Grand Paris

L'étude de l'Ifop s'oriente ensuite sur la place des notaires dans ces transformations. Parmi les Franciliens ayant déjà eu recours à leurs services, 86% se déclarent satisfaits de leur prestation. Comme le souligne l'institut, « ce niveau de satisfaction à l'égard du travail des notaires se révèle donc massif et extrêmement élevé, quelle que soit la catégorie de population observée ».

Pour l'ensemble des personnes interrogées, c'est la dimension conseil et apport de solutions (dans le cadre d'un projet immobilier, d'une succession, etc.) qui constitue la principale motivation à consulter un notaire : 50 % des Franciliens citent cet item, devant l'aide concrète à la mise en œuvre des projets (33 %) et l'information (17 %). Parallèlement, on observe que le critère géographique revêt une importance mineure. Seuls 28 % des habitants d'Ile-de-France estiment ce critère primordial dans le choix de leur interlocuteur, ce qui témoigne d'un maillage efficace des notaires dans la région.

L'enquête a été menée auprès d'un échantillon de 1508 personnes, représentatif de la population de la région Ile-de-France âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par département et catégorie d'agglomération.

NOTARIAT
Pierre-Luc Vogel élu à la présidence du CNUE

Pierre-Luc Vogel vient d'être élu président du Conseil des notariats de l'Union européenne (CNUE). Gergios Rouskas, notaire à Athènes et président du notariat grec, en est le nouveau vice-président. Le notaire français, qui succède à Marius Kohler, notaire allemand, prendra officiellement ses fonctions en janvier prochain lors de la passation de pouvoirs qui aura lieu à Paris.

Pour Pierre-Luc Vogel, « Une Europe qui protège est une Europe qui a besoin de ses notaires ». Notaire à Saint-Malo, il a assuré cette année la vice-présidence du Conseil des notariats de l'Union européenne. Il a également été président de l'Association pour le développement du service notarial (ADSN) de 2016 à 2018. Auparavant, Pierre-Luc Vogel a assuré les fonctions de président du Conseil supérieur du notariat de 2014 à 2016, après en avoir été Premier vice-président de 2012 à 2014 et le vice-président de 2010 à 2012.Le nouveau président du CNUE a également été membre du groupe de pilotage de la Démarche qualité notariale et directeur de l'Ecole de notariat de Rennes.




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